Ces jours-ci a lieu le énième "procès Kerviel", où doit être jugé ce sémillant "trader" ayant pratiquement conduit à la ruine l’un des fleurons de l’industrie française. Enième, dis-je ; car il semble que tout ait été dit, tout ait été écrit, sur ce que d’aucuns ont appelé un drame de notre temps, d’autres un nouveau scandale d’Etat, d’autres enfin une enculerie de banquiers.
Mais, pourtant, je vais vous faire part de mes propres réflexions sur cette affaire. Rassurez-vous: vous qui me connaissez, lecteurs, vous savez que je ne suis pas du genre à produire de l’eau tiède, ni à hésiter devant des affirmations qui peuvent en gêner certains. Je vais donc vous faire part non des habituelles banalités sur la crise et les banques, que l’on entend jusqu’à plus soif depuis des mois, mais de mes propres constatations, faites à l’occasion de mon expérience dans le milieu des affaires.
En effet, même si peu le savent, j’ai travaillé, de 1992 à 1995, dans un cabinet de consulting célèbre, Andersen group. Là, entre quelques propales, pro-actions actives et autres audits externes internés, j’ai eu l’occasion de faire une mission, non pas à la société générale, mais dans une autre banque d’affaires importante, la Caisse d’Epargne de Laval. Et, là, je dois dire que j’ai découvert des choses que peu de nos concitoyens imaginent: spéculation effrénée, prêts scandaleux à des entreprises amies, succion de bas de laine auprès de petites vieilles apeurées par la chute du mur de Berlin, démarchage agressif de jeunes fonctionnaires pour les pousser à l’accession à la propriété. Ce n’est pas sans une certaine gêne que j’avoue, aujourd’hui, avoir participé à de telles bassesses ; mais il me fallait sans doute en passer par là pour que naisse en moi une véritable conscience des injustices de ce monde.
Cela dit, tout cela est désormais bien connu, grâce à quelques documentaires, et quelques livres. Je voudrais donc insister plutôt sur un aspect jamais souligné, de peur sans doute de représailles, et qui pourtant fait sens au regard de l’affaire Kerviel : la cupidité sans nom de certains Bretons qui parsèment les salles de marché. En effet, même si d’autres catégories de la population sont connues pour de tels défauts (je ne les citerai pas de peur d’un procès), il m’est apparu évident que c’était, très souvent, les Bretons qui se montraient les plus âpres au gain.
Il y aurait, là, matière à une véritable étude sociologique, comparant Kerviel (né à à Pont-L’Abbé dans le Finistère, je le rappelle) et ses compatriotes, en faisant la nécessaire distinction entre Bretons bretonnants, et Bretons gallos. Bien sûr, en l’état actuel, je ne voudrais pas généraliser, et que l’on ne m’accuse pas de stigmatiser un groupe de la population. Mais je me contenterai ici d’une simple anecdote: j’ai en effet connu en 1994 une certaine M. Kervadec, originaire de Lannion, qui se faisait remarquer par son assiduité au travail et sa volonté de, toujours, gagner plus. Plusieurs fois, je tentais de la détourner de son addiction à la spéculation, en l’invitant fort civilement à diner; mais, toujours, cette Mazhevenn K. refusait, prétextant des "comptes à boucler" ou des "tableaux excell à remplir". En désespoir de cause, j’allais jusqu’à rester tard le soir, seul avec elle au travail, pour la ramener dans le droit chemin ; mais le procès qu’elle me fit à cette occasion montre bien que l’avidité était un vice trop bien ancrée en elle.
Je rassure mes lecteurs: ce procès qu’elle me fit alors vient, après 4 appels successifs, d’être annulé par le Conseil constitutionnel. Néanmoins, quand près de 15 ans plus tard j’apprenais les conditions de l’affaire Kerviel, vous comprendrez que je n’ai pas été étonné.

annulé par le consiel constitutionel … il s’agit de ha rcelement sexuel … donc parce que vos avances ont étées repoussées , plusieurs fois , c’est le depit qui vous fait aujourd’hui profere que les bretons sont plus que d’autre ,âpre au gain ! en fait il ne s’agit que de depit et de frustration parce que pas baisé … vu ainsi personne ne voudrait avoir commerce avec un triste personnage comme vous .
"l’avidité était un vice trop bien ancrée en elle"
C’est la plus belle excuse de rateau que je n’ai jamais entendu, chapeau l’artiste !
Quand au titre "les confessions d’un “insider”", inutile de dire raccoleur et hors sujet.
Merci d’avoir égayé ma journée en tout cas, je me suis bien marré.
@Logoc & lacenaire : ce site est juste une parodie, non ? l’insider de la finance qui a fait une mission dans l’univers impitoyable d’une petite agence de quartier en bretagne, ça ne peut pas être sérieux…
Et le coup du mec qui en vient à l’"anti-régionalisme" (encore plus lamentable que la xénophobie, la même connerie, mais qui voit vraiment tout petit XD) parce qu’au lieu de lui dire qu’elle avait piscine, ou plus clairement qu’elle n’aimait pas sa gueule, une femme lui laisse juste entendre qu’elle a trop de boulot, j’adore
J’espère que je ne me trompe pas et que ce site est bien une farce, les autres sujets ont l’air de dénoter d’une même subtilité et d’une même ouverture d’esprit…
Libre à vous de ne voir qu’une farce dans ce blogue. Après tout, certains "historiens" m’ont bien reproché d’avoir écrit la biographie d’un homme qui, selon leurs catégories étroites et bornées, n’aurait même pas existé ! (Je parle de Lamotte, bien sûr).
Quant au poids des régions dans la vie politique et sociale, il est, hélas, bien trop souvent passé sous silence : je vous renvoie par exemples à cette analyse (brillante) de l’influence des langues régionales, ou plutôt de la méconnaissance du français, dans la victoire de François Hollande : http://lactualiteselonblochladurie.wordpress.com/2012/05/08/mon-analyse-de-la-victoire-de-francois-hollande-un-retournement-historique/
Je ne m’explique pas que vous puissiez ainsi dénigrer le travail d’un homme qui ne fait, au fond, qu’essayer de penser hors des sentiers battus! Honni soit ces commentateurs qui ne savent pas voir au delà des horizons bornés qu’offrent de nos jours les intellectuels français!
La belle affaire !
Il en est une autre, du nom de Seznec, dont il est évident,
nonobstant votre discrétion légendaire, que vous savez
quel est le partage entre ombre et lumière ; allez-vous
un jour convoquer la Vérité à la barre de la Justice,
tardive mais marmoréenne, devant le Peuple
témoin, victime et arbitre à la fois ?
Il faudra sans doute y revenir, un jour. Tout n’a pas été dit sur cette affaire, en effet. Mais je ne peux pas être partout !