Archives de Tag: élections

Adhérez au Parti Collectiste !

indexChers camarades,

De jour en jour, l’audience du PColl (le parti collectiste) se fait de plus en plus grande. Il y a quelques jours, un grand quotidien du soir nous accordait un sondage très favorable, fondé sur une méthode brevetée : "l’enquête-persuasion" (© Cevipof). Nous pouvons déjà compter sur une base conséquente dans l’opinion, grâce au matraquage médiatique qui proclame partout, à mots à peine couverts : il nous faut un vrai chef ! (et qui d’autre que moi pour  relever ce défi, je vous le demande ?)

Aujourd’hui, il est temps de franchir le pas. Je vous demande de rejoindre le grand mouvement de ceux qui n’ont pas peur de l’audace, de ceux qui disent oui à l’avenir, qui étreignent le présent en s’ouvrant au futur. Adhérez au PColl. La procédure est très simple : il vous suffit de cliquer sur "J’aime" dans la colonne de droite ("Tous ensemble avec Fernand Bloch-Ladurie, pour la France"). Ceux qui n’ont pas de compte facebook peuvent se contenter de me suivre sur Twitter (@BlochLadurie). Les plus rétifs aux réseaux sociaux en seront dispensés, pourvu qu’ils envoient le lien de mon blog à un ami, par mail.

Nous rencontrons actuellement quelques problèmes de comptabilité, en raison du licenciement pour faute grave du broker de la banque Fletcher & Lynch Junkdeals Ltd qui s’occupait du compte du parti. Nous devrions régler très bientôt cette affaire : le droit du travail des îles Caïman n’est pas si compliqué, et j’ai mis mes meilleurs hommes du Service d’Action Collectiste sur le coup. AFDV - logo du parti collectiste françaisDans l’intervalle, toutefois, je ne peux vous demander aucun chèque d’adhésion. Je m’en remets donc à vous, chers camarades, pour financer nos futures campagnes grâce à ma trésorerie personnelle, en achetant chacun un exemplaire de mon livre. Offrez-le, diffusez-le, lisez-le, pourquoi pas, et soyez assurés que cet achat fera progresser notre cause.

Prochaine étape : les affiches de campagne. Je ne doute pas que votre créativité et votre talent sauront là aussi s’exprimer !

Un commentaire

Classé dans Collectisme, politique

Crise à l’UMP : qui va tirer les marrons du feu?

Sous les yeux d’une France atterrée, l’UMP poursuit sa lente descente aux enfers. J’ai déjà expliqué, dans un article précédent, les causes profondes d’une telle situation. Je voudrais désormais, à la manière des analystes de la télévision -dont je fais, parfois, partie- me lancer dans une tentative de "politique-fiction", en tentant de proposer une analyse prospective sur ce qui va advenir de la droite française.

Depuis les travaux de René Raymond, on dit que la droite française se divise, à partir du XIXe siècle, en trois grandes familles : la droite "orléaniste" ou libérale, la droite "bonapartiste" ou autoritaire, et enfin la droite "légitimiste", réactionnaire. Or, je n’ai pas peur de dire que ce cadre d’analyse, valable jusqu’aux dernières années du XXe siècle sans doute, doit être aujourd’hui remis en question. En effet, comment pourrait-on penser qu’il y a trois droites, alors qu’il apparait clairement, dans ce conflit entre François Fillon et Jean-François Copé, qu’il y a en réalité deux camps : ceux de Copé et de Fillon, justement, que je propose d’appeler la droite "mancelle" et la droite "meldoise".

Cependant, un point essentiel de l’analyse reste vrai : pour que la droite française l’emporte, elle a besoin d’une unification de ses diverses tendances. Beaucoup de commentateurs ont dit, à juste titre, que l’élection de 2007 avait réussi à accomplir une telle fusion, et que c’est ce qui expliquait la victoire de l’UMP. Mais qu’en est-il aujourd’hui? Qui peut être l’homme providentiel capable de réunir les deux familles du XXIe siècle, la mancelle et la meldoise?

Beaucoup d’analystes à la petite semaine, de penseurs du vide, ont proposé le nom de Nicolas Sarkozy. Je ne crois pas qu’il soit le mieux placé ; car, pour accomplir cette union, il faut un homme ayant exercé de hautes fonctions, ayant une vision de l’Etat, une expérience et une aura sans tache, et enfin une autorité naturelle.

Or, dans le camps de la droite, je ne vois qu’un seul homme possédant toutes ces qualités. Vous l’avez compris, il s’agit à l’évidence de Valéry Giscard d’Estaing. Ancien ministre, ancien chef de parti, ancien président de la République, il a toutes les qualités requises. Son statut de polytechnicien prouve par ailleurs ses qualités de mathématicien, qui lui seront utiles à un moment où les recomptages se font quotidiens au siège de l’UMP ; enfin, ses talents littéraires d’académicien le rattachent directement à Georges Pompidou, ancien agrégé de lettres.

Certains esprits chagrins argueront que son âge avancé (il a 86 ans au dernier pointage) lui interdisent une telle fonction. Mais Alain Poher n’a-t-il pas été président du Sénat jusqu’à 83 ans? Philippe Pétain n’a-t-il pas pris en main les destinées de la France à 84 ans? Les exemples pourraient être multipliés, et si l’on dit qu’ "aux âmes bien nées la valeur n’attend pas le nombre des années", on peut, aussi bien je pense, dire l’inverse.

Il me paraît donc évident que, du chaos actuel que constitue l’UMP, c’est Valéry Giscard d’Estaing qui émergera. Sinon, il est probable que les paroles de cet ancien président auront été, dès 1981, prémonitoires pour le grand parti de droite:

8 Commentaires

Classé dans Divers, politique

Démocratie : les leçons dérangeantes de la crise à l’UMP

Les récents déboires de l’UMP font, actuellement, beaucoup rire les commentateurs, et je ne les en blâme pas. Mais, pour ma part, je préfère prendre de la hauteur et rapprocher ces petits évènements politiciens d’un plus grand scandale dont j’ai, récemment, été le témoin.

Il y a quelques jours, j’ai pu participer à un conseil d’administration extraordinaire de la Fondation nationale des Sciences Politiques, l’institution qui contrôle la prestigieuse Sciences Po, dont je suis un humble membre. Cette réunion avait pour objet principal d’entériner l’élection, selon moi injustifiée, d’Hervé Crès comme nouveau directeur – et ce malgré les nombreux problèmes soulevés par la presse ces derniers jours.

Ayant moi-même été candidat malheureux à cette parodie d’élection, j’ai voulu me rendre sur place pour contester la décision prise, au nom du bon sens et de la dignité humaine. Je suis allé de déconvenue en déconvenue.

Premier accroc : un assesseur borné, visiblement prévenu de ma présence, me refuse l’entrée de la salle de réunion, sous prétexte que je ne suis "pas membre du Conseil d’Administration". La bonne affaire! Deuxième désillusion : bien que j’aie réussi à pénétrer dans la salle, en passant par un conduit d’aération, mon entrée est tout simplement ignorée par les membres du conseil qui font comme si je n’était pas là, alors que j’ai commencé un émouvant discours. Troisième et dernière humiliation : des vigiles particulièrement agressifs se saisissent de ma personne (ah! si seulement la France avait un habeas corpus à l’anglaise!) et me propulsent sans ménagement dans le ruisseau, où je tache ma veste Celio.

Voilà ce qu’est, en France, la démocratie. Voilà  ce qu’on appelle une "assemblée représentative".

Et bien, quand j’ai appris ce qui se passait à l’UMP suite à son élection ratée (résultats inconnus, proclamation de la victoire de J-F Copé, découverte de votes oubliés dans les colonies, médiation d’Alain Juppé et j’en passe…), je dois dire que je n’ai pas été étonné. C’est que le système même des élections est désormais caduc. Il ne correspond plus à l’état de la société, il soulève des problèmes sans fin sans jamais résoudre les vrais difficultés auxquelles notre société est confrontée.

Faut-il cependant supprimer les élections, en risquant de retomber dans des systèmes dont l’histoire a montré les défauts? Je ne le crois pas. C’est pourquoi je propose de remplacer l’élection par une sélection. Le principe en serait simple. Au lieu de présenter un programme, et de briguer les votes des électeurs en usant des plus basses tactiques politiciennes, le futur candidat passerait un examen, dont les matières correspondraient au poste à occuper. Par exemple, un futur député européen devrait passer un concours en langues étrangères et droit ; un député, en français et SVT ; un directeur de Sciences Po, en histoire et collectisme. Le premier classé se verrait donc attribuer le mandat pour 5 ans, et au terme d’un tel processus un nouveau concours serait organisé.

Ce serait là un système qui garantirait à la fois intégrité, compétence et efficacité. La France est-elle prête à recevoir ce choc? Je le crois.

5 Commentaires

Classé dans 5 propositions pour Sciences Po, gouvernance, politique

Alliance UMP-FN: quelques idées iconoclastes

Depuis le premier tour des élections législatives, les états-majors de la droite s’agitent: front républicain? alliance avec le FN? ni-ni? désistements dans certains cas particuliers? Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’UMP ne s’attendait pas à une telle situation, et se retrouve aujourd’hui dans l’incertitude.

En tant qu’homme de gauche, je n’ai pas réellement à donner mon avis sur cette affaire interne à la droite, et, étrangement, personne ne me l’a demandé. Néanmoins, la situation actuelle provoque chez moi quelques réflexions qui, je le pense, méritent d’être consignées par écrit pour servir à l’éducation des jeunes générations, au moins. Je vais donc vous dire mon sentiment sur les conditions actuelles de la politique française, au regard de mes précédentes analyses sur les causes du vote Front national.

La première idée, iconoclaste j’en conviens, est que les Français ont tort de s’inquiéter de l’élection de quelques députés front national dans la prochaine assemblée. En effet, c’est la loi de la démocratie: tout parti important se doit d’être représenté, et il faut dire que l’absence de ce parti, alors qu’il dépasse, depuis plusieurs années, les 15% des voix, est une anomalie démocratique qu’il convenait de corriger. Ou alors, voudrait-on une démocratie où la voix des électeurs serait systématiquement méprisée? Hitler a été élu démocratiquement, et je n’ai pas peur d’avouer qu’il n’a fait qu’appliquer son programme par la suite: les Allemands ont donc eu raison d’accepter les crimes nazis car ils étaient l’expression de la volonté populaire.

Mais je vais plus loin. Je pense que la présence de député FN, encore plus s’ils sont aidés par l’UMP pour leur élection, peut être une chance pour la France. Car, même si je ne partage pas leurs idées xénophobes et racistes, je sais qu’ils pourront être, en quelque sorte, le "poil à gratter" de l’assemblée, en proposant des solutions inattendues à des problèmes récurrents. Si ces solutions ne pourront être acceptées, elles pourront, peut-être, amener à une réflexion nouvelle.

Enfin, et c’est ma principale idée: ces députés improbables, spécialistes en chasse aux vampires ou groupies de la chanteuse Alizée, apporteront de nouvelles pratiques au palais Bourbon. Ainsi, leur amour de la danse leur permettra d’organiser des bals où les députés, de toute origine, pourront échanger leurs points de vue, et plus si affinités, et donc dépasser les oppositions stériles que provoque le choc des blocs lors des séances ; ou encore, leur alcoolisme quelque peu excessif rendra un peu plus vivant le bar de l’assemblée, en autorisant l’organisation de jeux à boire, de concours de biture ou de soirée œnologie.

Tout cela pourrait semble anodin. Mais je suis persuadé que la bonne entente entre les représentants du peuple est la condition sine qua non pour le redressement d’un pays trop longtemps paralysé par les luttes de factions. Je trouverai aussi alors à utiliser mes différents talents: en plus de fournir des notes et des conseils, je pourrai organiser l’une des fameuses soirées dont je suis coutumier, en me mettant derrière les platines et en poussant ces austères députés à se libérer et à crier : "Make us move, Fernand!" Voilà qui, avouons-le, nous changerait un peu.

Un commentaire

Classé dans gouvernance, politique

Proposition n°15 (Social) : Santé ou retraite, il faut choisir!

Le principal problème de la réforme des retraites, c’est qu’elle ne marchera pas. Trop complexes, les débats entre systèmes par points, par capitalisation ou par répartition n’intéressent pas les Français. Mais cette obscurité est sans doute voulue par le législateur, qui a semble-t-il camouflé de vraies injustices sous la rhétorique technocrate des 427 pages du texte de la loi.

Pourtant, il faut dans ce domaine allier clarté et justice. Des discussions que j’ai eues avec mes compatriotes, il ressort un paradoxe : à mesure que l’espérance de vie s’allonge, les finances nécessaires au versement des retraites se font de plus en plus rares. Et à quoi bon vivre si ce n’est que pour survivre ? Chacun, tel Achille, a le droit de choisir une vie courte mais agréable, ou une vie longue et morne. Mais en aucun cas, ce n’est à l’Etat de trancher.

Il existe une solution plus simple, plus juste, plus éthique : il suffirait d’interdire le cumul de la retraite et de la sécurité sociale. Dès l’entrée dans la vie active, et au plus tard à 25 ans, chaque citoyen devra choisir entre les remboursements des frais médicaux durant sa vie professionnelle, ou la pension de retraite qu’il touchera le moment venu (après 65 ans, au plus tôt). Les gens bien portants, mourrant jeunes d’une crise cardiaque, en finiront avec l’absurde obligation de payer pour les centenaires ayant bénéficié de prédispositions génétiques par définition injustes.

Pour répondre à une critique pertinente de mon collègue Hugues Lagrange, j’ajoute cette correction : les enfants de moins de 25 ans, qui n’ont pu faire ce choix, seront soignés le cas échéant dans des dispensaires gratuits, sur présentation d’un certificat médical garantissant leur bonne hygiène de vie (signé par un praticien assermenté). Ces centres de santé seraient tenus bénévolement par des associations type Unicef, Médecins sans frontières, Restos du coeur,… et ne coûteraient donc rien à l’Etat. Si cela ne devait pas suffire, nous lancerions un grand appel aux volontaires, et déclarerions 2013 l’année du bénévolat médical.

Un commentaire

Classé dans 30 propositions, politique