Le clash de la primaire : Patrick Bourson attaque Manuel Valls

Il y a quelques jours, je vous parlais de Patrick Bourson, candidat à la présidence de la République française. Je m’y alarmais des ravages que pouvait créer une telle candidature sur le tissu social de notre pays – et, je dois dire, beaucoup m’ont fait part de leur scepticisme. Aujourd’hui, les faits viennent me donner raison : Patrick Bourson s’est lancé dans une véritable croisade anti-Valls, une chasse au Valls, un véritable antivallsisme. Le député-maire d’Evry, qui tente désespérément de faire vivre un peu de débat d’idée dans une primaire bien terne, est ainsi l’objet d’une véritable traque.

Non content d’avoir, une première fois, tenté de le destabiliser, puis une deuxième fois, voilà qu’il recommence : c’est donc la troisième fois ! M. Bourson, fils, je le rappelle, d’une naine et d’un GI américain, ce qui discrédite d’emblée tout ce qu’il peut dire, accuse M. Valls de détournement de fonds publics. L’affaire est d’importance : M. Valls aurait utilisé les fonds de la République française, en l’occurence de l’Assemblée nationale, pour financer sa demande de parrainages républicains, et ce afin de se présenter à l’élection en 2012. Comme l’indique lui-même M. Bourson, le procureur n’a pas voulu poursuivre Manuel Valls, mais le mal est fait : comme le disait Beaumarchais, « calomnions, calomnions, il en restera toujours quelque chose ».

Au delà de la question judiciaire elle-même, cet épisode révèle beaucoup de choses sur notre démocratie. Comme l’a dit Edgar Morin dans sa géniale Introduction à la pensée complexe (Paris, 2008, 17 p.), « il est intéressant d’approfondir les questions » et « il ne faut pas s’arrêter à la surface ». En effet, on remarque que, dès qu’une pensée tente de s’affranchir du lot commun du politiquement correct, les attaques fusent, les critiques résonnent. Comme si, en démocratie, seule la médiocrité (au sens étymologique de « moyen ») avait droit de cité.

Peut-être, finalement, est-ce le lot de toute République : aux monarchies et aux dictatures, l’intelligence, la gloire et le talent, aux démocraties le populisme, la médiocrité et l’esprit étriqué. Ainsi, ce serait une sorte de ruse de l’histoire inversée (Hegel) : les grands hommes, après avoir fait progresser l’humanité, sont vaincus et éliminés par cette même humanité victorieuse et ingrate. Je n’ai pas besoin de rappeler ici l’exemple de Georges-Guy Lamotte, qui est dans toutes les têtes.

Bien évidemment, Manuel Valls et Patrick Bourson sont loin de ces considérations. Ce dernier, poursuivant son travail de sape des fondement de notre civilisation, continue de déverser ses violentes attaques sur tout ce qui est beau, et bon ; le premier, de son côté, tente de lutter contre un tsunami avec la seule force de son bras vengeur. Pour ces raisons, et même si je ne partage pas  toujours ces idées (j’ai en particulier plusieurs amis qui sont noirs et arabes), je vous l’annonce aujourd’hui :

le 9 octobre, je voterai Manuel Valls. Quoi qu’il m’en coûte.

 

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2 Commentaires

Classé dans politique

2 réponses à “Le clash de la primaire : Patrick Bourson attaque Manuel Valls

  1. Ivan Levaï

    Doit-on y voir une manoeuvre des antivallsistes, et supposer que Bourson est téléguidé par la gauche du PS ? Peut-être pas… Et pourtant, qui peut affirmer le contraire avec certitude ?

  2. Pingback: Gouvernement Valls: les causes de l’échec | L'actualité selon Bloch-Ladurie : Réflexions collectistes

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