Quelques réflexions « à chaud » après le discours de François Hollande

Hier, dimanche 22 janvier, François Hollande a lancé sa campagne lors d’un grand discours au Bourget, dans ce que l’Histoire retiendra désormais comme le « Discours du Bourget ». Je me permets donc, avec tout ce que cela comporte de risque intellectuel (mais nous n’en avons pas peur), je lancer quelques pistes de réflexions pour les générations futures.

Il y a eu le Gettysburg Adress, le « I have a dream », le « Paris libéré ». Il y aura désormais le « changer le destin de notre pays ». François Hollande a réussi un sorte de petit miracle. Par ses mots, par sa conviction, il a réussi, je crois à « réenchanter le rêve français », selon l’expression que j’ai popularisée il y a quelques années dans mes articles. À un moment où le pays est en proie à une sourde inquiétude, qui dépasse le simple cadre économique pour toucher la société, les citoyens, le candidat du parti socialiste (pour lequel je m’étais prononcé, je le rappelle, avant même le retrait de DSK) a su toucher au coeur une nation blessée, mais pas à terre.

Je dois dire que je ne suis pas étonné. J’ai bien connu François, à l’époque où j’usais mes culottes sur les bancs de Science po’. Il était, je m’en souviens, jeune répétiteur aux dents longues, menant de front carrière politique et intellectuelle. Je peux me vanter, d’ailleurs, de lui avoir fait connaître, parmi les premiers, l’oeuvre de Georges-Guy Lamotte et le concept du collectisme. Plusieurs dizaines d’années plus tard, il n’a pas manqué de s’en souvenir, puisqu’il reprend, presque mot pour mot, certains des « commandements du bon président » que Lamotte avait énoncés à l’occasion de la première élection d’un président de la République au suffrage universel, en 1965. Qu’on en juge:

Présider la République, c’est être viscéralement attaché à la laïcité »

« Présider la République, c’est savoir aussi prendre des décisions difficiles »

« Présider la République, c’est être ferme ».

Si François Hollande l’emporte en mai prochain, ce sera donc, un peu la victoire (posthume, malheureusement) de Georges-Guy Lamotte.

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