Mais où vont les Verts ?

Il est de bon ton, à gauche, et même parfois à droite, de moquer l’inconséquence des écologistes. On se souvient du mot de Georges Marchais : « Chauffer mon pavillon au poêle à bois ? Vous en faites pas, je trouverai bien autre chose à brûler le moment venu ! »

Pourtant, il faut le dire, et le dire avec toute l’amitié que j’ai pour Cécile Duflot et les siens : vous suivez une pente dangereuse, mes verts amis. Tantôt vous choisissez une candidate dont l’accent à couper au couteau et le physique ingrat donnent à la droite des bâtons pour la battre (et qu’on ne vienne pas me dire que Nadine Morano exagère, elle exprime à sa manière un bon sens qui fait souvent défaut aux élites politiques). Puis vous passez avec le Parti Socialiste un accord mi-figue mi-raisin, mi-chèvre mi-chou, qui laisse vos militants amers et vos électeurs pantois. Enfin vous vous écartez du porte-étendard de la cause verte, l’homme qui a mis toute une marque de shampooing au service de la protection de la nature, et a presque convaincu Jacques Chirac non seulement de partir au Nunavut, mais d’y rester.

Prenez garde, amis écologistes : il est possible que je ne vote pas pour vous. Il est probable que d’autres m’imitent.

 

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