Face à l’indicible, une seule solution : la parole

Chers et nombreux lecteurs de ce blog

Depuis quelques jours, vous l’avez remarqué, je n’ai plus publié sur ce blog. Il faut dire que, face à l’horreur de la tragédie qui a ensanglanté la ville rose et sa voisine Montauban, il fallait réagir. J’ai donc décidé, solennellement, d’interrompre mon blog. J’ai eu le plaisir de voir que mon geste avait été relayé par Nicolas Sarkozy et François Hollande, notamment. Maintenant que l’émotion est retombée, et que je peux sans crainte pour ma vie me rendre dans le café internet de mon quartier pour écrire, je vous livre mon sentiment sur les événements de ces derniers jours.

La première réaction que l’on peut concevoir face à de tels actes est l’incompréhension. Quelle folie peut pousser un homme à commettre l’irréparable, sinon une folie criminelle qu’un esprit sain ne peut concevoir? Tuer des enfants et des militaires sans défense, voilà ce qu’un honnête citoyen ne peut accepter.

Pourtant, il est nécessaire d’aller au delà de cette première attitude, certes acceptable pour le commun des Français, mais qui n’est pas digne d’un travailleur de l’esprit. En effet, il faut, envers et contre tout, tâcher de comprendre. Comprendre le mal,  oui! et l’expliquer, non pour le justifier, mais bien pour éviter que les erreurs du passé ne soient, de nouveau, commises.

Or, il se trouve que je détiens, je dois l’avouer, une certaine expertise dans le domaine de la dérive auto-destructrice d’esprits faibles endoctrinés par une idéologie mortifère. En effet, dans mon dernier ouvrage, une biographie de l’homme d’Etat Georges-Guy Lamotte, j’ai eu l’occasion de croiser plusieurs cas similaires, avec, fort heureusement et grâce à la vigilance de Lamotte, un dénouement différent. La conviction que j’en ai retiré est la suivante : s’il faut, toujours, espérer dans la nature humaine, il ne faut pas non plus penser qu’elle n’est pas capable des pires méfaits.

Aujourd’hui, alors que la France respire enfin et se pose de légitimes questions, mes pensées vont aux familles des victimes, et aux courageux policiers du RAID qui ont, une fois de plus, fait en sorte que « force reste à la loi » (Lamotte). J’ai moi-même, dans ma jeunesse, eu la vie sauve grâce à une de leurs intervention dans une GGL house. C’était en 1995, et je ne l’oublierai jamais. Ce post leur est dédié.

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