Proposition n°22 (Sport): Instaurer l’obligation de résultat pour remporter enfin des titres

Peu de mes lecteurs le savent, je suis un grand amateur de sport, de rubgy, de football et de natation synchronisée notamment. Dans ma jeunesse, j’ai failli embrasser la carrière professionnelle dans cette dernière discipline, avant que l’attrait des études n’ait finalement le dessus. Malgré le déchirement que ce fut, je ne l’ai jamais regretté.

Toutefois, j’ai toujours gardé un intérêt pour cette question. Or, dans un milieu universitaire fondamentalement intellectualiste, aimer le sport une originalité, une tare même pour certains : il n’est qu’à voir le mépris du corps affiché par beaucoup de mes confrères, leurs cheveux gras et leurs seins pendants pour s’en convaincre. Fort heureusement, l’attitude des professeurs de science politique fait exception.

Bref, depuis plusieurs années, je m’interroge sur les médiocres performances des athlètes français lors des grandes compétitions internationales. Car, pour quelques victoires retentissantes, telles la coupe du monde de football de 1998, combien de fiascos, d’échecs, de déceptions? Combien de fois notre belle nation, qui autrefois brillait dans toute l’Europe par la gloire de sa culture, s’est-elle ridiculisée à la face du monde?

Car les faits sont têtus. En 1900, lors des seconds jeux olympiques, la France remportait 101 médailles sur 268 possibles, soit près de 38% ; en 2008, à Pékin, notre pays atteignait péniblement 41 breloques sur 958 possibles, soit à peine plus de 4% ! Faut-il insister? La déclin de la France se chiffre par une division par 10 de ses résultats

La culture du résultat n’est pas toujours garante de succès, le honteux mandat de Nicolas Sarkozy l’a abondamment montré. Mais pourquoi le sport devrait-il être le seul secteur de l’activité humaine à ne pas se soumettre, même minimalement, à une évaluation de ses résultats? Combien d’années vivra-t-il dans sa superbe et impudente impunité?

Je propose donc que, dès le début du mandat du nouveau président, et en tout état de cause avant les jeux olympiques de Londres à l’été 2012, une mission d’audit du sport français soit confiée au cabinet Andersen Consulting. Au terme de cette évaluation indépendante, les athlètes français jugés non efficaces seront condamnés à une amende calculée sur l’écart qui les sépare des meilleurs de la discipline, selon un barême établi par une commission indépendante. Ainsi, pour les sprinters, le centième de seconde sera imposé à 1500 € l’unité ; pour les tennismen, la place ATP vaudra 4000 €  ; pour les boxeurs, le direct du droit vaudra 2000€, l’uppercut 4000€, etc.

On a tort de négliger l’impact que peut avoir les résultats sportifs d’une nation sur son rayonnement et, partant, son poids international dans les grandes négociations. En 1992, les Chinois faisaient une entrée fracassante sur la scène sportive en remportant 54 médailles, passant de la 11e à la 4e place mondiale. Vingt ans après, ils sont la seconde économie mondiale… CQFD.

Publicités

3 Commentaires

Classé dans 30 propositions, politique

3 réponses à “Proposition n°22 (Sport): Instaurer l’obligation de résultat pour remporter enfin des titres

  1. Pingback: Pour un gouvernement de combat (2): Najat Vallaud-Belkacem à la jeunesse et au sport | L'actualité selon Bloch-Ladurie : Réflexions collectistes

  2. Ecu

    C’est un article à prendre au second degré je présume.

  3. Pingback: Ma position sur le TCSG | L'actualité selon Bloch-Ladurie : Réflexions collectistes

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s