Une information passée inaperçue: le Conseil Constitutionnel retoque la loi sur le harcèlement sexuel

Aujourd’hui, samedi 5 mai, la loi m’interdit de parler de l’élection présidentielle. Cela me pèse, car j’aimerais beaucoup évoquer les très étonnants et incroyables sondages qui me sont parvenus dans la nuit. Mais, comme on dit, dura lex sed lex. Je vais donc m’attarder sur une information que les médias suivistes ont passé sous silence, et dont l’importance est pourtant capitale pour l’avenir de notre démocratie et du vivre-ensemble.

Vendredi 5 mai, le Conseil constitutionnel a décidé l’abrogation immédiate de l’article du code pénal condamnant le harcèlement sexuel, qu’il a jugé « trop flou ». On pourrait ajouter : « dangereux ».

Voilà une décision dont tout homme de bien ne peut que se réjouir. Bien sûr, les quelques associations traditionnellement opposées à tout progrès dans les libertés humaines se sont insurgées. Pourtant, elles se trompent : il s’agit là d’une avancée décisive dans la prise en compte de la parole des victimes, c’est à dire les accusés à tort.

Il suffit de lire le texte de l’article abrogé pour saisir le problème : il y est prévu que « le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. » Peut-on envisager formulation plus ambiguë, plus imprécise? Car où est la limite entre attitude de gentleman, et harcèlement? Où est la limite entre séduction à la française et viol à l’américaine? Un tel texte laisse, c’est évident, trop de place à l’interprétation du juge et des policiers, qui ont trop souvent tendance à se laisser abuser par les décolletés des prétendues victimes.

Le Conseil Constitutionnel va plus loin : il précise que l’abrogation « est applicable à toutes les affaires non jugées définitivement ». De nombreux innocents, injustement trainés dans la boue, vont pouvoir souffler. Une histoire aussi cousue de fil blanc, comme celle opposant Jessica P. à Fernand B.-L., va donc cesser de faire la une de la presse. En tant qu’homme de progrès, je ne peux que m’en réjouir.

En cette veille d’élection, les « Sages » ont su nous rappeler ce qu’était la République. Ils nous montrent que face au déchainement des passions, il faut savoir rester digne et raisonnable. Le Conseil Constitutionnel est, en quelque sorte, le dernier rempart de notre démocratie : même dans la tourmente, il n’oublie pas de protéger la liberté d’entreprendre, d’enseigner, de travailler. Merci à lui.

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2 Commentaires

Classé dans Divers, politique

2 réponses à “Une information passée inaperçue: le Conseil Constitutionnel retoque la loi sur le harcèlement sexuel

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