La relance passe par la guerre

Menacée par la crise des dettes souveraines, engluée dans d’insolubles problèmes de gouvernance, polluée par la montée des populismes et des extrémismes, l’Union européenne traverse l’une des phases les plus délicates de son histoire. François Hollande l’a bien compris, en réclamant que l’austérité généralisée cède place à une politique de relance. La création du ministère durable de la croissance industrielle redressée en témoigne. Hélas, François Hollande est bien seul, et risque d’être confronté à un blocage institutionnel. En effet, les euro-obligations que le président socialiste cherche à promouvoir sont manifestement contraires au traité de Lisbonne, tout entier tourné vers l’accroissement de la concurrence entre Etats membres, et non vers le fédéralisme budgétaire.

Je me suis fait l’avocat, voilà à peine quelques mois, d’une solution simple pour régler le problème de la dette grecque. Je n’ai pas été entendu. Dorénavant, il est trop tard : les Grecs vont très certainement renouer avec la drachme, entraînant la faillite de plusieurs institutions bancaires, et créant une crise systémique terrible pour toute la zone euro.

Que faire ? Penchons-nous sur notre histoire commune. Souvenons-nous des années trente : l’aggravation de la crise, la montée des extrémismes, et la couardise des dirigeants progressistes, ont mené les peuples européens à la Seconde Guerre Mondiale. Voulons-nous aujourd’hui suivre le même chemin ? Assurément, non. À titre personnel, du moins, je m’y refuse. La solution est donc sous nos yeux : entrer en guerre contre un autre pays, extérieur à la zone euro.

Marx, ou encore Alain Minc, l’affirmaient déjà il y a quelques années : face à une crise du capitalisme de l’ampleur de celle que nous traversons, il n’y a que deux solutions : l’inflation, ou la guerre. Celle-ci permet de détruire du capital excédentaire, de relancer massivement l’investissement public tout en ralentissant la spéculation sur les dettes souveraines, et de donner une occupation – à défaut de travail – à la jeunesse désoeuvrée.

Reste la question décisive : contre qui ? Je fais confiance à François Hollande et à ses conseillers diplomatiques pour trouver un ennemi commode. L’Iran, par exemple, dont les dirigeants lapident des femmes dans des stades et construisent des bombes atomiques, mériterait de sentir l’odeur du napalm. La Corée du Nord pourrait subir le même sort. Et pourquoi ne pas envahir la Suisse, qui résiste crânement à l’encerclement de l’Union européenne et continue à protéger d’odieux secrets bancaires ?

Il y a là une magnifique occasion de relancer l’activité, de résoudre le chômage des jeunes, de redonner un peu de fierté patriotique à notre vieux pays ramolli, et de nous battre côte à côte avec les soldats allemands, au lieu de leur faire face, comme nous en avions tristement pris l’habitude. François, cher camarade, redonne sa combativité à notre belle nation ! Et s’il te faut un Déroulède, je serai celui-là !

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7 Commentaires

Classé dans Collectisme, politique

7 réponses à “La relance passe par la guerre

  1. mil

    en plus, y aura plein de veuves……

  2. lacenair

    le meilleur endroit ou stocker un exedent de nouriture est le ventre de son voisin ! ( proverbe Inuit )

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