Perchoir de l’Assemblée : Valérie Trierweiler est la plus légitime

Contrairement à beaucoup de mes collègues, je n’ai pas commenté le « buzz » provoqué par le tweet de Valérie Trierweiler en soutien à Olivier Falorni. Pourquoi jeter de l’huile sur le feu, alors que la situation politique rochelaise était déjà explosive, et que le couple présidentiel traverse une crise grave, qui menace très directement la crédibilité de la France face aux marchés financiers ?

Aujourd’hui, Valérie s’est réfugiée dans le silence, et l’on n’entend plus guère parler d’elle. Le rôle de premier plan, de femme active ayant réussi l’amalgame de l’autorité et du charme, qui commençait à se dessiner pour elle, a soudainement disparu. Dans le même temps, Ségolène Royal est vaincue, par un député félon qui aura bien du mal à siéger dans le groupe PS à l’Assemblée Nationale. Et déjà, les ambitions s’affrontent pour le « perchoir » de l’Assemblée : Elizabeth Guigou, Jean Glavany, et Gilbert Collard se sont déjà déclarés candidats – ce dernier a pris la peine de préciser qu’il ferait « fermer leur gueule à tous ces jean-foutre qui nous cassent les burnes. »

Cette situation ne peut plus durer. Or, la solution est sous nos yeux, aveuglante d’évidence, et ignorée par tous les pense-creux qui commentent sans la comprendre une actualité qui les dépasse. Il faut, et il suffit, que François Hollande nomme Valérie Trierweiler présidente de l’Assemblée Nationale. Il tournera ainsi définitivement la page de sa relation houleuse avec Ségolène Royal ; Valérie saura mettre à profit son autorité et son charisme ; enfin, les liens entre exécutif et législatif en sortiront renforcés et renouvelés.

Des constitutionnalistes mesquins m’objecteront qu’en l’état actuel des institutions de la Ve République, une telle « nomination » est impossible. Qu’à cela ne tienne : réformons la constitution. Les parlementaires socialistes n’ont pas, à eux seuls, la majorité des 3/5 nécessaire ; mais il se trouvera bien quelques députés et sénateurs de droite pour appuyer ce projet de réconciliation conjugale, qui est aussi un projet de réconciliation nationale.

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1 commentaire

Classé dans gouvernance, politique

Une réponse à “Perchoir de l’Assemblée : Valérie Trierweiler est la plus légitime

  1. Citizen Kohn.

    Précieux guide en matière de solutions élégantes et inattendues,
    en amont de la question du perchoir pour laquelle vous proposez
    indiscutablement une option intéressante, ne pensez-vous pas
    qu’il conviendrait d’abord de régler le sort conjugal, ou apparenté,
    du président de la République ? Là, pourquoi ne pas instituer
    le célibat imposé ? Vous rétorquerez aussitôt le piètre résultat
    obtenu sur cette voie par l’église catholique mais équilibrer
    la soif de puissance des candidats et les penchants de certains
    (cf. l’affaire en trois lettres…) par une forme de frustration
    ne contribuerait-il pas à les humaniser une fois en place ?
    A tout le moins, se cramponneraient-ils autant à leur
    situation sommitale si elle n’allait pas de pair
    avec la fourniture d’un mannequin-vedette ?
    Allez, pour une fois, laissons le peuple versatile croire
    qu’il peut gouverner ne serait-ce que l’empire des sens
    de son leader !

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