Pour en finir avec le réchauffement climatique

L’écologie est un des seuls domaines où ma vaste expérience du monde contemporain ne m’a procuré aucune certitude. La question du réchauffement de la planète fait encore, comme on le sait, l’objet de nombreux débats parmi la communauté scientifique. Tout le monde s’accorde cependant sur un point : les pays pauvres ne pourront pas, à terme, rattraper le niveau de développement des pays riches sans créer des dégâts irréversibles sur l’environnement mondial.

C’est du moins la conclusion à laquelle est arrivée l’une de mes étudiantes en sciences politiques, Églantine de Margerie, et que je vous livre sans plus de précautions oratoires, tant son mémoire de master m’a convaincu. Largement fondé sur le rapport d’une ONG indépendante américaine, Freedom and Oil For Our Children in Kansas1, ainsi que sur un working paper de l’Institut pour la Liberté d’Entreprendre Librement2, ce mémoire est un véritable plaidoyer en faveur d’une limitation de la croissance des pays pauvres. Car en effet, comme le résument Attaly & Mink, « si les enfants chinois délaissaient leurs bols de riz et consommaient autant de burgers que les Américains, il faudrait 4 planètes Terre pour les nourrir. »

On voit, dès lors, le nœud du problème : à l’heure où le sommet Rio+20 patine, en raison des exigences absurdes des pays moins développés, il faut que l’Occident affirme haut et fort que ces derniers resteront sous-développés pour le bien de tous. Il faut, à cet effet, taxer massivement les importations en provenance de Chine, d’Inde et du Brésil, pour mettre un frein à leur croissance.

L’alternative ? Elle est simple : la guerre. Une guerre dont personne ne veut, entre anciennes colonies et colonisateurs, qui a déjà montré son ineptie et son inefficacité à solutionner les problèmes écologiques. Pour rien au monde, il ne faut s’y résoudre. Plus que jamais, il faut dire à nos anciens protégés : « Ne touchez pas à la croissance, les enfants, vous risqueriez de vous brûler. »

 

1 FOFOCK (2012) Global Threats on Our Well-Being : Rising China, Hidden Islamists, Gay Activists. Topeka (KS) : Harcourt & Sunflower.

2 Jack Attaly & Allen Mink (2000), Global Macroeconomic Tendancies for the Next 20 Years : Creating Growth by Increasing Competition in the Financial Sector. Ithaca (NY) : Free Capitalism Now Foundation.

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7 Commentaires

Classé dans Divers, politique

7 réponses à “Pour en finir avec le réchauffement climatique

  1. JC

    Qu’est ce qui vous fait penser que les enfants Chinois ont envie de se gaver d’hamburger au point de devenir obèses, ou que les Africains ne rêvent que de passer leur temps devant la télé ou dans les magasins? Je ne souhaite pas aux pauvres d’avoir la vie pitoyable de l’occidental moyen, qui pollue, gâche, s’épuise, et se perd dans un matérialisme superficiel. Cet article n’a donc aucun sens. Les conditions de vie de chacun peuvent s’améliorer, si une minorité ne s’accapare pas des ressources qui leur sont inutiles. Vous connaissez l’adage : « il y a assez sur cette terre pour le bien-être de tous, mais pas suffisamment pour l’avidité de certains ».

  2. Vincent S

    J’avoue qu’il m’a fallu du temps pour comprendre votre billet… j’aime beaucoup les références 🙂

  3. @JC: nous sommes pourtant, sur l’essentiel, d’accord. Mais vous vous trompez sur un point: je connais des Africains, et beaucoup aiment la télévision. Peu de Français le savent, mais les choses ont beaucoup évolué depuis l’époque où ils passaient leurs nuits en danses traditionnelles et contes à la veillée.
    @Vincent: merci. Je tâche d’être toujours précis quand je cite mes sources. Il est navrant de voir que sur internet le plagiat pulule.

  4. Citizen Kohn.

    Auriez-vous laissé fondre votre sagesse sulfurique sur la lunette arrière d’une copie de monospace bas-de-gamme sortie d’un atelier délocalisé ?
    Ne connaissez-vous donc pas ce pilier du bon sens populaire : « La bourse ou la vie ? » La Bourse, bien sûr, et l’emballement sans limite des économies dites en développement ! Sans quoi quels dividendes astucieusement canalisés nous permettraient de maintenir notre rang au royaume des consommateurs de téléphones mobiles jetables ?

  5. Kanouga

    Quel est le sens de ce post? Pourquoi citer, note de bas de page à l’appui, deux ouvrages qui n’existent même pas ? Pourquoi évoquer Jacques Attali et Alain Minc dans une graphie anglicisée ? Pourquoi donner un titre de livre fantaisiste ? (A ma connaissance, du reste, ces deux-là n’ont jamais coécrit.) Pourquoi évoquer une prétendue étudiante de Master qui n’existe pas ? Pourquoi lui donner le nom du PDG de Total ? Pourquoi prétendre être enseignant à Sciences-Po quand il est si facile de vérifier que ce n’est pas le cas ? Tout ceci serait donc pour rire ? Un coup de Botul ?

    • Je ne comprends pas vos réticences. Même si je suis, comme vous, convaincu que les grandes écoles comme Sciences Po doivent s’ouvrir aux classes populaires et à la diversité, je ne vois pas pourquoi la petite-fille d’un patron de grande entreprise ne pourrait y faire un master. Il s’agit là d’égalité des chances

      • Kanouga

        Réponse humoristique, donc. Pourquoi pas ? Cela vous évite au moins les affrontements directs et les réponses honnêtes, et donne l’illusion d’un dialogue constructif alors qu’il s’agit d’une mise en cause. La mienne n’étant manifestement pas la première.

        Faut-il comprendre, alors, que votre blog tout entier est placé sous le signe de la dérision ? Chaque billet serait écrit au deuxième degré ? Depuis vos notes de bas de page (qui renvoient à des ouvrages imaginaires) jusqu’à votre CV (non moins farfelu), en passant par vos commentaires ? C’est, tout de même, se donner beaucoup de mal pour pas grand chose.

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