1. Ce qu’il faut faire pour les Roms

La première réflexion qui m’est venue de mes vacances concerne le problème des Roms. Rien à d’étonnant à cela: tout penseur en vacances, pour peu qu’il fréquente les campings, ne peut que voir et revoir tous les jours caravanes et roulottes. Voilà donc ce qui m’a amené aux remarques qui suivent.

Et, une fois de plus, je dois dire que Laurent Joffrin a raison : lorsque l’on parle d’immigration, d’insécurité et de délinquance, il ne sert à rien de se draper dans l’indignation morale. D’abord, on ferait bien de ne pas s’indigner de tout et n’importe quoi, contrairement au mot d’ordre absurde de M. Hessel. Certes, il existe des inégalités scandaleuses, des injustices criantes, des drames insupportables. Mais quelques coups de pelleteuse dans des caravanes insalubres, dont les occupants sont pris en charge (avec beaucoup de délicatesse, ordinairement) par la force publique, c’est tout simplement une mesure de protection de l’hygiène publique et de répression de la petite délinquance.

Les associations droits-de-lhommistes rétorquent alors que l’on ne peut abandonner à la misère ces familles, qui reviendront en France, de toute façon, attirées par les séductions de l’argent facile (mendicité, assistanat). Or, on le sait, les Roms sont des citoyens européens, qui disposent, comme les autres, d’une entière liberté de circulation. Il est donc impossible de leur interdire de circuler d’un pays à l’autre.

Que faire ? Il faut imaginer une solution plus simple, plus efficace, et plus élégante à la fois : par exemple, frapper au portefeuille ces migrants sans feu ni lieu. En instaurant une « taxe Rom » d’un montant prohibitif (5000 euros pour un permis de mendicité dans le métro, par exemple, ou encore 10000 euros par enfant estropié), on découragerait immédiatement « l’invasion », comme dirait Joffrin.

Reste à trouver le courage politique pour mettre en oeuvre cette mesure forte. Je ne doute pas que Manuel Valls finisse par y souscrire, pour conjuguer la fermeté contre le crime et la décence humanitaire.

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5 Commentaires

Classé dans politique

5 réponses à “1. Ce qu’il faut faire pour les Roms

  1. Citizen Kohn.

    Au fond, si l’on vous comprend bien, ce qui n’est pas être sans prétention tellement votre pensée foisonnante est hétérodoxe – en apparence ? – et stimulante, il ne s’agirait, pour lisser le problème (si problème il y a !), que d’encourager le respect de leurs coutumes nomades et l’observation de leurs coutumes migratoires en les incitant à lever le camp plus souvent encore par tous les moyens (bulldozers, amendes, contrôles et poursuites).
    Eloge de la mobilité, en quelque sorte : il suffisait d’y penser pour que tout le monde soit content !

  2. un indigné

    « 10000 euros par enfant estropié » comment on peut tenir des propos aussi monstrueux ? Et en quoi cela règle le problème ? Je ne suis pas naïf je comprend bien votre intention. Il s’agit de leur prendre tous ce qu’ils ont et une fois totalement dépouillé, un aller simple pour les camps.

  3. Vous vous méprenez. Mon intention est de dissuader les Roms de s’installer dans une situation de misère, pas de saisir tous leurs biens -lesquels d’ailleurs, quelques roulottes et des fichus? Quant à l’allusion des camps, je ne comprends pas de quoi vous parlez: ils vivent bien dans des campements, oui, donc je ne vous suis pas.

  4. Armand D

    Monsieur Bloch-Ladurie,
    Peut-être pourriez-vous commencer par nous donner votre définition de l’élégance afin que nous comprenions que votre idée en regorge. Ce qui me choque dans votre « solution » c’est qu’il est fait peu de cas de l’individu. Si je comprends bien ce dernier serait un néant en regard de la société qui quant à elle serait un infini. Peut-être est-il temps pour vous de découvrir Soljenitsyne ou Koestler. Les Roms sont des citoyens européens voyez-vous, ils ont largement contribué à la richesse de la culture de nombreux pays d’un bout à l’autre de l’Europe, de Lorca à Tolstoï cela crève les yeux.
    Toutefois, il faut le reconnaître, il y a problème lié aux Roms.
    Je crois que ce problème est né d’une trop longue période d’indifférence maquillée de respect ou de tolérance. Ne pas juste tolérer, c’est avoir le courage de juger. Condamner ce qui est mauvais, apprendre ce qui est bon, faire place à ce qui est beau. Mais juger de l’acceptabilité de la civilisation Rom, c’est être capable de juger notre propre civilisation. Il est vrai qu’une partie des Roms volent, ce n’est pas acceptable. Il est aussi vrai que lorsqu’il y a une canicule les Roms ne laissent pas mourir les personnes âgées seules chez elles. Donc avant de regarder la paille qui est dans l’oeuil du voisin…
    Une dernière chose. Quel est votre but ? Que les Roms ne s’installent pas dans des conditions de misère, ou qu’ils ne s’installent pas de telle sorte en France ? Relisez bien votre pseudo solution, Monsieur. Dans le même ordre d’idée j’imagine que vous avez une soltution pour réduire le chômage : mettre une amende aux chômeurs ? Leur dire de travailler ?

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