3. Contre les bouchons sur les routes: la voie ferrée

Comme chaque année, j’ai passé cet été quelques semaines sur la côte d’azur, où j’ai pu observer avec passion la jeunesse de France s’égailler et se divertir. Ce furent des moments agréables, entre Pina Colada et Macumba, à l’ombre des palmiers et les pieds plantés dans la douceur du sable chaud.

Mais il a bien fallu rentrer. Et, là, mieux vaut dire que la désillusion a été à la hauteur des plaisirs qui avaient précédé. Il suffit de relire les journaux de la mi-août pour comprendre : « Journée noire dans le sens des retours« , « pic de 350 kilomètres de bouchons cumulés« , « chassé-croisé sur les routes« , etc. etc. Rien de tel pour gâcher les vacances, surtout quand son Opel Vectra break turbo-diesel consomme du 13 litres aux 100…

Je me disais donc, en constatant que la situation n’évoluait guère sur l’A6, qu’il était nécessaire au nouveau gouvernement de trouver une solution pérenne à ce problème. Or, je dois constater  avec tristesse que la proposition retenue, celle de diminuer de 6 centimes le prix de l’essence, ne résoudra rien. Comment peut-on penser que la baisse du coût de l’essence entrainera la fin des bouchons? À l’évidence, on ne m’a pas consulté, une fois de plus.

J’ai pourtant un idée simple et aisée à mettre en place. En effet, on sait que la SNCF ferme depuis quelques années les lignes de train non rentables. Résultat: des voies ferrées abandonnées, des ouvrages d’art inutilisés et des lignes toutes prêtes à recevoir des voitures. Il suffirait de placer, sur les rails, des panneaux de bois, et ainsi les voitures pourraient sans peine emprunter les voies ferrées et enfin décharger le réseau autoroutier.

On pourrait même aller plus loin. En effet, ce serait l’occasion d’enfin rentabiliser le réseau TGV, où, en moyenne, seul un train passe par heure. Un par heure! alors que près de 3000 voitures passent par jour sur l’autoroute. En prévoyant des créneaux précis (disons 5 minutes avant et après le passage du tgv) on soulagerait encore plus les voies principales. Les gares, transformées en péage, pourraient de plus contribuer à renflouer les caisses de l’Etat, qui en a bien besoin.

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4 Commentaires

Classé dans Divers, gouvernance, politique

4 réponses à “3. Contre les bouchons sur les routes: la voie ferrée

  1. Cher professeur,

    Je suis stupéfait d’apprendre que vous roulez en Opel Vectra turbo diesel. Vous, un homme d’un si grand talent, si précieux, si généreux !
    Ce pays traite si mal ses plus grands penseurs ! J’en suis outré, navré, révolté.
    Je propose que tous vos lecteurs se cotisent pour que vous puissiez faire l’acquisition, sinon d’une Porsche, du moins d’une Audi.
    Bien cordialement et respectueusement à vous, cher professeur.

    • Cher M. Hébert
      oui, c’est un fait dont, d’habitude, je ne me vante pas. Indra m’a fait la même réflexion que vous cet été lors d’une soirée au Pleasure à St Tropez.
      Il est clair que cela résulte du mépris qu’a notre société pour les choses de l’esprit, qui se traduit par un salaire dérisoire malgré tous nos mérites et tous les services que nous lui rendons.
      Néanmoins, les excellents chiffres de vente de mon « Georges-Guy Lamotte » me laissent espérer des droits d’auteur conséquents: je vais donc pouvoir bientôt rouler dans un véhicule plus digne de mon rang. Je lorgne actuellement sur une peugeot RCZ -j’aime soutenir l’industrie française- mais mon concessionnaire m’assure qu’elle n’existe pas en version GPL. Nous verrons.
      bien à vous, cher élève
      FBL

  2. Citizen Kohn.

    Passons vite sur la litanie de marques automobiles non hexagonales citées plus haut. La « solution » réponse combinée fer-route est – c’est une torture supplémentaire de porter ici encire un brin de contradiction ! – l’exemple même de la fausse bonne idée. Il est déjà trop tard : la chasse réussie aux passages à niveau est un frein au croisement des réseaux. Heureusement, aucun plaisantin n’a encore suggéré d’accrocher une file de voiture à un véhicule tracteur (une locomotive !) pour baisser la consommation de carburant. Non, une amélioration (provisoire ; le doublement, triplement, voire plus, du kilométrage autoroutier si emblématique du degré de développement civilisationnel est inéluctable !) du confort routier automobile à essence passe par LE SENS UNIQUE. Les gérants de péages autoroutiers l’ont bien compris : ils augmentent déjà le nombre de guichets-caisses et de voies d’écoulement en inversant leur sens de passage en période de pointe au détriment de la circulation opposée, plus fluide. Logique et bon sens (c’est le cas de le dire !) poussent à dédier en totalité la bande de roulement, voies d’urgences inclues, au flot majoritaire.
    Il reste à régler le processus d’inversion du sens de circulation qui, à certains moments, peut être assez brutal pour les quelques véhicules déjà engagés qui verront arriver frontalement sur eux le flot largement excédentaire des usagers panurgistes mais toute évolution ne mérite-t-elle pas son temps d’adaptation ?

  3. Ozaguets

    « alors que près de 3000 voitures passent par jour sur l’autoroute… » !
    autoroute de campagne ?

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