Un homme de consensus pour diriger Sciences-Po

L’IEP de Paris doute. En proie à des accusations ignobles que des medias complaisants s’empressent de relayer, la vieille maison fait l’objet des convoitises de tout un peuple de courtisans (25 à ce jour) qui se verraient bien nominés à sa tête, par la faveur du Prince. Je ne suis pas de ceux-là. J’ai toujours montré une grande indépendance d’esprit, et j’ai sans cesse combattu les vaines querelles d’ego. Aujourd’hui, avec pour seule mission de servir l’intérêt général, je me déclare candidat à la succession de Richard Descoings. Qui m’aime me suive.

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5 Commentaires

Classé dans Collectisme, politique

5 réponses à “Un homme de consensus pour diriger Sciences-Po

  1. Walter Fernandez

    Je suis de tout cœur avec vous, cher Maître. Et je ne pense pas être le seul à soutenir votre candidature. Citizen Kohn, j’en suis persuadé, vous apportera lui aussi ses encouragements. De manière générale, vous pouvez comptez sur l’Internationale collectiste. Nous sommes encore peu nombreux, certes, mais l’intensité de notre foi dans le Progrès et dans l’Humain compensera à coup sûr notre relative faiblesse numérique.

    D’ores et déjà je me réjouis de votre désignation. Avec vous à la tête de Science Po, la France va enfin entrer dans l’ère du Redressement moral de la Nation, si cher à Georges-Guy Lamotte et à Vincent Peillon. Il est bien fini, le temps des voyous, mais aussi des ronds-de-cuir, des technocrates, des profiteurs et des incompétents ! Avec Fernand Bloch-Ladurie, c’est une France nouvelle qui va apparaître, qui va briller, qui va étonner le monde par son audace et son courage, par son intelligence et sa générosité !

    ¡ Hasta la victoria siempre ! ¡ No pasarán !

    • Merci, cher Walter, pour votre clairvoyance. Je ne peux que m’incliner devant votre perspicacité et votre dévouement. Vous figurez parmi les quelques esprits supérieurs dont Lamotte disait : « il faut leur donner un poste tout de suite, sinon ils t’en veulent à mort ». Ce sera fait, dès que j’aurai pris la direction de l’IEP.

  2. Citizen Kohn.

    Certes, certes, et cependant, rien n’est moins sûr ! A commencer par la nécessité de « diriger » Sciences-Pot (en lien avec l’allégation comptable mesquinement fuitée dans une presse en mal de sensation). Soit le « Sciences » du titre prestigieux est justifié auquel cas point de direction admissible en matière de savoir et de connaissance dont les chemins sont imprévisibles et les voies impénétrables, soit le « Sciences » n’est que fard au visage ravalé de la courtisane trompeuse et ce n’est que question de poste, salaire, carrière, toutes choses insignifiantes et méprisables qu’il devrait être permis d’ignorer afin de consacrer les puissances de l’esprit aux défis dignes de leurs sommets. Il n’est pas l’espace d’un instant concevable que le dilemme ait échappé à l’illumination collectiste dans les ténèbres du millénaire encore naissant ! Pas de convoitise excusable donc pour briguer une tête qui n’existe pas dans le domaine de la conscience
    universaliste. En revanche, aspirer à exercer la poussée salvatrice de l’intelligence sur le fondement de l’Institution en question ou de toute autre au passage, voilà la destinée de tout penseur qui se respecte avant de l’être par ses pairs et ses disciples. En conséquence de quoi et au nom du culte de la personnalité qui ne peut mieux s’appliquer que dans sa propre négation selon l’adage jamais démenti : « nul n’est irremplaçable, la preuve étant que les cimetières sont pleins de prétendu(e)s irremplaçables », votre serviteur, contre toute attente et subséquemment ne saurait se prêter au soutien d’aucune candidature apparentée, de près ou de loin à des Fourches Caudines ni à la moindre esquisse de compromission de la personne, ainsi soit-elle et quelle qu’elle soit, avec une fonction élective, nominative, administrative ou décorative. Et ceci ne souffre aucune exception, y compris présidentielle. Toutefois, si la fonction fait l’objet d’un cumul sans limite avec d’autres, antérieures, additives et sans rapport nécessaire, pourvu qu’elles soient respectables et assorties d’attributs gratifiants, alors là, le soupçon, légitime, de nourrir une ambition personnelle, s’en trouvera tellement dilué dans l’accumulation des honneurs et avantages divers qu’il en redeviendra louable et synonyme de dévouement, redevable de gratitude de la part des humbles comme des puissants et, en fin de compte, héroïque et triomphateur. « Aut Caesar, aut nihil » ! (Ce qui doit se traduire sur Wikipédia par : « Devant le grand César, même le divin Nil s’incline ! ». La chronique diverge ensuite à propos du nez de Cléopâtre mais comme l’écrit si justement Ernest Kipling dans « Les derniers jours de Paris est une fête, mon amour », ceci est une autre histoire !).

  3. Walter Fernandez

    Cher (?) Citizen Cohn,

    Comment vous dire ma déception ? Si j’ai bien compris vos obscures circonlocutions (je n’ose dire vos « faux-fuyants »), vous ne soutenez pas sans réserve la candidature de M. Bloch-Ladurie. Quelle ingratitude ! Quand je pense que cet éminent professeur, digne successeur de Georges-Guy Lamotte, a la bonté d’héberger sur son blogue nos pauvres commentaires et, parfois même, d’y répondre ! Votre tiédeur est incompréhensible, peut-être même impardonnable. Je vous en conjure, reprenez-vous. Il n’est plus temps de tergiverser. Rejoignez notre comité de soutien. Si vous ne le faites pas pour M. Bloch-Ladurie, faites-le en mémoire de Lamotte. Faites-le pour la France, surtout, cette France qui s’impatiente, cette France qui n’en peut plus d’être dirigée par des filous et des idiots, et qui aspire à un renouvellement complet de ses élites.

  4. Citizen Kohn.

    Très cher, inestimable même, s’il vous plaît ! Rassurez-vous d’avoir bien compris que sympathiser n’est pas forcément collaborer, au sens terrible et chargé d’Histoire. « Sans réserve » ne sonne-t-il pas comme la chaîne à la cheville du malheureux condamné à l’exil et la réification douloureuse dans le souterrain de Gorée ? Tonnerre de Brest, la Cause a-t-elle pour ambition de lever une horde de zombis pour la servir ou d’être portée par les colonnes d’Hercule d’un quarteron de personnages d’exception qui seront ses « missi dominici » dans tout l’Univers ? Où est la tiédeur, dans le sentiment dérisoire de commander une ligne de fabrication d’exécutants calibrés ou dans l’objectif supérieur de collectionner (collectisme !) de vrais leviers de contrôle accompagnés de tous les signes brillants et ostentatoires du pouvoir le plus étendu qui soit, comme il est sous-entendu dans l’éblouissante envolée finale du commentaire qui précède la remarque du dessus, touchante de vulnérabilité avouée alors que l’engagement politique au long cours est la dure école de tannage du cuir lors des traversées des déserts et l’apprentissage ingrat de l’incompréhension du vassal autant que de la jalousie du prétendu égal ? La phrase longue porterait-elle atteinte à vos facultés, cher ( ? ) compagnon de route ? Encore un peu et il faudrait peut-être signer pour adhérer, voire cotiser, à une structure préfabriquée, artificielle – et pourquoi pas un parti ? – bâtie à coup de statuts et de principes fallacieux dès lors qu’ils sont gravés dans l’inaltérabilité du marbre !

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