Retour sur une campagne

Alors que la campagne américaine s’achève sur la victoire de Barack Obama que j’avais prédite dès septembre, il n’est pas inutile de revenir, en images, sur une autre campagne: celle que j’ai menée pour obtenir le poste de directeur de Sciences Po. Certes, cette campagne n’a pas été couronnée de succès comme celle de mon homologue américain ; car ici, ce n’est pas le peuple qui décide -gageons qu’il m’aurait largement choisi- mais un aréopage de professeurs médiocres et de hauts fonctionnaires bornés.

Peu importe. Cette campagne aura été l’occasion de faire connaître à tous mes soutiens, mes propositions, ma personne. Comme l’essentiel de cette lutte s’est déroulé sur les réseaux sociaux (on m’appelle familièrement, rue Saint-Guillaume, Fernand 2.0) certains de mes lecteurs réguliers n’ont pu voir les photographies qui ont rythmé mon combat. Je les reproduits donc ici, avec un minimum de commentaire: les images, on le sait, parlent d’elles-mêmes.

Carnet de campagne

Photographie prise à la volée, alors que je me prépare pour une réunion publique

Couverture d’un grand magazine français, qui me met à l’honneur mon slogan « made in Sciences Po »

Un moment de détente avec quelques partisans plus ou moins connus

Affiches de campagne

Une affiche réalisée par un artiste américain, où ma popularité est au plus haut

Mon affiche officielle

Mes soutiens

Stéphane Hessel s’est indigné dès l’annonce de ma candidature

Suivi de près par Edgar Morin, polygraphe

Jacques Derrida, philosophe connu aux Etats-Unis, m’a proposé un slogan de campagne

Le monde du spectacle s’est mobilisé à mes côtés

Barack Obama m’a soutenu dès 2008, lors de sa prestation de serment

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6 Commentaires

Classé dans 5 propositions pour Sciences Po, Divers

6 réponses à “Retour sur une campagne

  1. Comment faites-vous pour avoir ce même sourire en coin, signe d’une parfaite sérénité au point de ne pas regarder le photographe ?
    Fernand, j’ai eu une révélation : un tumblr, qui vous serait spécialement dédié, avec les innombrables photos de vous avec les grands (et moins grands) de ce monde.
    J’ose avancer un titre, mot-valise (j’affectionne tout particulièrement ce procédé littéraire) : fernandco

  2. Walter Fernandez

    Maître,

    J’apprends avec stupeur que vous n’avez pas été choisi pour diriger Sciences Po – et à travers cette école prestigieuse, le destin de la France et du monde ! C’est maintenant que Stéphane Hessel devrait écrire « Indignez-vous ! ». Mais s’indigner ne suffit pas. Il faut agir. Avec mes anciens amis des réseaux Pasqua, je vais faire bouger les choses, je vous le garantis ! S’il le faut, nous saisirons la Cour suprême afin que les bulletins soient recomptés manuellement.

    Par ailleurs, je vais faire mon possible pour donner à ce scandale toute l’ampleur qu’il mérite. Vous avez déjà le soutien de Derrida, Carlos et Sim. C’est bien. Ce sont des valeurs sûres. Mais dans une affaire comme celle-là, mieux vaut mobiliser un maximum de monde. Je pense pouvoir faire signer une pétition en votre faveur à quelques personnalités du monde intellectuel et artistique : Vincent Lagaf’, les frères Bogdanov, Dalida, Paul-Loup Sulitzer, Bernard-Henri Lévy, Chantal Goya, Michel Leeb, sans oublier Stéphane Collaro, Alain Finkielkraut et Lolo Ferrari. La bataille sera rude, mais nous vaincrons !

  3. Citizen Kohn.

    Nul doute que le choix d’un candidat aussi introduit dans les milieux qui comptent était le bon et le reste. Si d’aventure la première marche se dérobe à la suite d’on ne sait quel népotisme, ce ne sera que pour permettre au potentiel hors du commun que nous avons la chance et l’honneur de connaître d’accéder à une destinée encore plus marquante.
    Peu d’appelés, encore moins d’élus ou « Vae victis », la vitesse tue, comme le disait le jardinier de la Cour sans préjuger de son heureuse responsabilité dans la conclusion de la fuite de Varenne, qu’il convient de ne pas confondre avec la crue de 1910.

  4. Gontran-Brandon d’Affeulpin

    Qu’il me soit permis de réagir à votre dernier billet. Il ne s’agit point pour moi de revenir sur l’élection à la tête de Sciences Po. Certes, le sujet m’intéresse au plus haut point et j’aurais beaucoup à en dire (trop sans doute), mais cela ne pourrait se faire qu’à travers de longs développements incompatibles avec la nature du support éditorial qui est le vôtre. Au reste, je suis tenu par un contrat d’exclusivité de réserver mes écrits de plus de 5.000 signes à l’édition estivale de Télé 7 Jeux.

    Non, ce qui m’amène à réagir, c’est la première phrase de votre billet. Je trouve en effet pour le moins surprenant qu’on puisse se vanter comme vous le faites d’avoir prédit « dès septembre » la réélection d’Obama. En effet, vous n’êtes pas sans savoir, mon jeune ami, que des intellectuels autrement plus chevronnés l’avaient fait bien avant vous. Je me contenterai de n’en citer qu’un exemple : Blaise Périnée, le politologue fameux de la National Foundation for Political Sciences, qui a déclaré dès le 16 avril 2012 qu’il « n’exclu[ait] pas une réélection d’Obama ». Certes, il a prononcé ces mots devant un livreur de pizza, donc dans un cadre strictement privé. Néanmoins, il avait, non sans courage, prévu de mettre à profit son 47e passage à l’émission « C dans l’air » pour les répéter haut et fort sur l’antenne de France 5. Las ! Le thème de cette émission de plaisante facture, qui devait initialement être consacré aux dangers de l’élection américaine, avait été modifié in extremis, obligeant le politiste à disserter au pied levé sur une non moins intéressante question (« arnaques sur Internet, Roms, maïs transgénique : de quel danger faut-il avoir le plus peur ? ») et le contraignant à taire ce savoureux pronostic.

    Je tiens ce récit historique – donc susceptible d’aider à comprendre le présent et à appréhender l’avenir – d’une source on ne peut plus fiable : un jeune chercheur occupé depuis cinq ans à de menus travaux de bricolage dans l’appartement de fonction du penseur. Il m’a donc semblé utile de vous fournir ces précieux éléments dont je considère qu’ils sont de nature à relativiser grandement la portée de votre propre prédiction. Puisse ce témoignage vous inciter à faire preuve d’une plus grande humilité dans vos prochains billets dont je resterai toutefois un lecteur fidèle (j’ai bien connu votre père) quoique vigilant.

    Avec mon confraternel hommage.

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