Pour un véritable statut de la concubine: après le mariage, la maîtresse pour tous

valerie-trierweilerL’ouverture du mariage et la moralisation de la vie politique. Voilà ce qui agite aujourd’hui les médias et le monde politique. Dans ces conditions, il est inexplicable qu’un sujet majeur ne suscite pas davantage le débat : la relation conjugale irrégulière du Président de la République. Cette situation rappelle les dépenses irresponsables du précédent président socialiste pour entretenir sa maîtresse sur les deniers de l’État.

Les Français ont droit à la clarté ! Bien sûr, obliger aujourd’hui un Président à épouser la femme qui partage sa vie aurait quelque chose de désuet. Le peuple n’élit pas la femme de son chef d’État et il est injuste de la leur imposer. C’est pourquoi je propose d’abroger le statut de Première Dame et d’instaurer le statut de Concubine Présidentielle. Indépendamment du statut marital du Président (auquel on n’aura plus le droit publiquement de faire référence), sans aucun rôle public, la Concubine aura pour tâche de participer au délassement du Président, une fonction que chacun s’accordera à trouver nécessaire en ces temps d’intense pression politique. Elle bénéficiera en contrepartie de certains avantages que le peuple lui consentira bien volontiers (logement et tenue de fonction, etc.).

Maîtresse 2 J’entends déjà poindre les critiques. Une fois de plus, on conférerait des avantages aux puissants dont nul autre ne bénéficierait. Je le comprends. C’est pourquoi, en plus de cette mesure de clarté, je propose la défiscalisation des dépenses faites à destination des maîtresses. De cela, le pays tirera un triple avantage : d’abord l’encouragement à l’achat de biens de luxe, qui contribuera au redressement productif de la France (on sait que l’industrie du luxe est un des phares de notre économie) ; ensuite la possibilité pour de nombreuses jeunes femmes de fréquenter des milieux (intellectuels, etc.) qu’elles n’auraient sans doute jamais pu connaître sans cela ; enfin un soulagement pour les épouses qui, en plus de devoir travailler pour leur grande majorité, doivent en plus supporter le désir d’un homme qui parfois les lasse (oui, nous autres hommes devons regarder cette réalité en face, c’est cela le progressisme).

Relance par la demande, attention portée à la mixité sociale, souci équivalent du bien-être des deux sexes : qu’on ne s’y trompe pas, c’est en tant qu’homme pleinement de gauche que je propose cette mesure. Les socialistes assumeront-ils leurs responsabilités ?

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2 Commentaires

Classé dans Collectisme, gouvernance, politique

2 réponses à “Pour un véritable statut de la concubine: après le mariage, la maîtresse pour tous

  1. Cher Maître, vous me régalez avec vos idées qu’on jurerait pêchées dans les eaux limpides de la dynastie Ming (période tardive). Ce terme, « concubine », illustre parfaitement la situation de notre vaillant Président. Faut-il rappeler à vos lecteurs alertes que ce mot jouit de la même racine latinisante que le terme « succube » ?
    Mais nul besoin d’aller aussi loin dans l’espace (la République populaire de Chine étant un vivier à concubines dont l’expertise est reconnue jusque dans le 13ème arrondissement parisien) ou dans le temps : nos voisins nordiques, toujours en avance sur nous, en parlaient déjà par le biais d’un de leurs essayistes les plus talentueux. Je parle bien évidemment dArto Paasilina et de son sublime roman qui éveillera chez vous, j’en suis sûr, quelques souvenirs de documentation au sujet de Lamotte : http://www.quandletigrelit.fr/arto-paasilinna-les-dix-femmes-de-lindustriel-rauno-ramekorpi/

  2. Citizen Kohn.

    Si même le royal félin ajoute son codicille sans larmoyer (!?), celui-ci, relatif à l’éventualité d’une pluralité des partenaires, alors, une fois encore
    et dans un esprit de sympathie supposée réciproque, il faut bien élever la remarque suivante au rang d’avertissement : cette fois, ça suffit, collectisme, oui, orgiaquisme, non ! En effet, quel est le dangereux engrenage auquel expose la proposition généreuse mais inconséquente avancée ci-dessus ? Officialiser les relations, les exposer, telles quelles et toutes leurs déclinaisons – pas seulement pour d’obscures raisons comptables, espère-t-on ! -, quel genre de spectacle cela va-t-il rendre banal ? Et à quoi va ressembler la juxtaposition de tous les petits accouplements de nos augustes contemporains ? Et, contagion aidant, à quoi aboutira une initiative innocente à l’origine ? A une partouze géante !
    Il n’est pas là question de jugement moral ou autre mais de réfléchir deux fois plutôt qu’une à la quantité d’énergie qui sera engloutie dans le tourbillon des corps. En avons-nous encore les moyens ?
    (Ho ho, des larmes de codicilles, excellent, intelllllectuel !).

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