L’ « Affaire bretonne »: retour sur un emballement médiatique

Il y a quelques jours, fidèle à mon habitude de réveiller les consciences et de conseiller les puissants, je publiais un petit article sur ce que les cercles autorisés appellent le « problème breton ». Je ne pensais pas susciter un tel engouement, mais je fus bien vite obligé de me rendre à l’évidence : j’avais, une fois de plus, touché juste. La question bretonne est désormais à l’ordre du jour, et je ne doute pas qu’elle jouera un rôle crucial dans les municipales, au moins à Paris.

Un breton authentique à ParisMais je reviendrai sur cette question. Je veux maintenant seulement signaler que mes idées ont été reprises un peu partout sur le web, sur Slate.fr (où le journaliste, qui a sans doute lu un peu vite, qualifie mon billet de « parodique »), sur le Mouv’ (une radio que je ne connaissais pas, mais que j’apprends désormais à apprécier) et enfin sur le Télégramme de Brest, montrant que la question inquiète même dans la patrie d’origine des Bigouden (mais où, cette fois, un parallèle étrange avec les Roms est fait).

L’emballement médiatique est remarquable, et n’est sans doute pas terminé. Cela s’explique : la France manque cruellement de grands penseurs, si l’on excepte quelques philosophes plus tous jeunes. Il était temps qu’un nouvel homme providentiel se lève : je n’ai pas la prétention de l’être, bien sûr, mais je saurai me montrer digne de la confiance qui me sera accordée.

Par ailleurs, sur ce même blogue, plusieurs contributeurs, réguliers ou non, on voulu préciser, peaufiner, voire améliorer (si c’est possible) ma pensée. Qu’ils en soient remerciés : comme vous le savez, je suis un fervent partisan du débat d’idées, surtout quand ce sont les miennes. Je regretterai seulement quelques menus débordements, comme celui d’un certain CHAP qui proclame « va tfaire enculer par une vache saoule et aprés direction la chambre a gaz » (expression que je trouve tout de même un peu excessive), et ajoute un peu plus loin « … je me permet donc de t’invité a te faire enculé par un marsouin sa remettrais surement ton égaux a sa place » (je relève plusieurs fautes d’orthographe, ce que je ne peux accepter), ou encore celui d’un cetain Gaëtan, proclamant que « l’auteur et les commentateurs amis d’icelui sont tous -et je pèse mes mots- de petits enculés qui débordent de foutre par les oreilles. Des fils de putes patentés, nés malformés en raison de la vérole de leurs trainées de génitrices » : même si j’apprécie, en homme de goût, l’usage du pronom désuet « icelui », je regrette toutefois un peu les excès du propos.

Tout cela n’est, bien sûr, qu’un début. J’attends, très prochainement, une interview d’un grand journal à propos de mes idées, interview que je posterai bien sûr ici. Grâce à votre action, à vos relais, mes idées seront bientôt entendues, et ma place sera bientôt au côté des chefs d’Etat et des grands de ce monde. Merci!

Une bretonne que j'ai découverte sur le mouv'PS: il semble que plusieurs Bretonnes de sexe féminin aient montré une certaine volonté de me rencontrer. Qu’elles sachent que je suis toujours disponible pour dispenser, en privé, la pensée collectiste. Anne de Bretagne, Nolwenn, Lena, Julie et Marie: vous savez comment me joindre.

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14 Commentaires

Classé dans Collectisme, Divers, politique, Publications

14 réponses à “L’ « Affaire bretonne »: retour sur un emballement médiatique

  1. zigorhizomatique

    Fernand, la gravité de tes propos m’ennuie parfois, mais les commentaires de tes lecteurs, jamais.
    Je t’aime.

  2. ouais! avec tout ça tu as oublié l’essentiel : c’est que l’article d’origine (le rapport de 1851 que j’ai diffusé sur FB…tu peux me remercier) prouve sans aucune possibilité de contestation que NANTES N’EST PAS ET N’A JAMAIS ETE BRETONNE! Je te propose donc le thème de ton prochain article : « Comment foutre les nantais hors de Bretagne » et le prochain-prochain : « Comment différencier un nantais d’un nazairien; deux bêtes qui n’ont rien à voir »

    • Pomme de terre

      Wikipédia : À partir de 1207, Guy de Thouars, veuf de Constance, duchesse de Bretagne et à ce titre régent du duché, fait construire le premier château dit « de la Tour Neuve » au pied de l’enceinte gallo-romaine de la ville alors circonscrit à l’actuel quartier du Bouffay, remplaçant ainsi le château du Bouffay. Il s’agit d’une tour circulaire en schiste de vingt mètres de diamètre. Guy de Thouars cherche à affirmer le pouvoir des ducs face à celui des évêques de Nantes. Pierre Mauclerc (époux de la duchesse Alix de Thouars, fille de Guy de Thouars) et son fils Jean Ier de Bretagne étendent les fortifications de la cité et agrandissent le château. Élément essentiel du système défensif de la ville, il protège un bras de la Loire, lieu d’intenses activités commerciales

    • Pomme de terre

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Namnètes
      Les Namnètes sont un peuple gaulois de l’ouest de la Gaule, dont le territoire correspond approximativement à la partie nord du département de la Loire-Atlantique. Ils ont donné leur nom à la ville de Nantes, Naoned en breton. Les connaissances que l’on a de ce peuple sont limitées en raison du peu d’intérêt des Romains pour ce peuple mineur ainsi que de la faible quantité de références tant au niveau des auteurs antiques qu’en termes de découvertes archéologiques…. La plus ancienne attestation explicite des Namnètes se trouve dans un texte littéraire, la Guerre des Gaules de Jules César (vers -50)

  3. Anne de Bretagne

    Je suis humble, pauvre et obscure.
    J’ai besoin d’un Roi-soleil et votre Pensée collectiste illuminera ma vie.
    Votre dévouée et éternellement fidèle,
    Anne de B.

  4. j’adore…rien à rajouter!

  5. Enfin, tout ça sert finalement la cause bretonne puisqu’elle développe la question bretonne. Que demander de mieux !

    Bertrand Deléon.

    • Ringo

      Certes, mais vortex logique à l’horizon : est-ce qu’avoir toujours une question sert le cause toujours ? Ça m’intéresse.

  6. COUCOU

    Cher Maître la fulgurance de votre pensée va droit à l’essentiel et nous impressionnera toujours mais seul un long travail sur votre œuvre permet d’en approcher la pleine compréhension. Par exemple il est clair pour vos exégètes que si vous avez pris la peine de publier deux interventions aussi rapprochées dans le temps il faut également en rapprocher le fond.

    Votre billet sur le « fermerenbas » américain est empreint de hauteur de vue mais votre profonde modestie dusse-t-elle en souffrir il est clair que seule l’influence du collectisme dont vous êtes la figure de proue se fait ici sentir. Nos amis collectistes Belges ont essayé sur une petite échelle mais un temps long d’avoir un pays sans gouvernement et vous usâtes de votre immense influence pour convaincre votre ami OBAMA de réaliser cette expérience sur un temps court mais à l’échelle des USA. Nous ne sommes pas dupes, seul un esprit comme le vôtre pouvait avoir cette influence et ouvrir à nouveau la voie.

    Ce rapprochement nous permet de mieux comprendre votre excellent billet d’aujourd’hui. Sous couvert de Roms ou de Bretons nos amis francophones belges savent bien de qui vous voulez parler lorsque vous évoquez un peuple inculte, avec un patois hideux qu’eux seul parlent, envahissant une magnifique capitale historique, coincé près d’une mer froide et pour tout dire sentant mauvais…

    Encore toutes mes félicitations et mon admiration pour votre dévouement inlassable à la Grande Cause du Collectisme!

  7. Boris Zaroff

    Cher Maître,

    Il me semble relever une apparente contradiction dans votre pensée. D’un côté, vous affirmez que les Bretons n’ont pas vocation à demeurer en Ile-de-France. De l’autre, vous appelez quelques Bretonnes à rejoindre le petit cercle de vos disciples favorites. Cette feinte ignorance des bases de la logique a évidemment un but pédagogique. Pour avoir longtemps fréquenté vos cours à Sciences-Po, je sais combien vous aimez stimuler la pensée de vos étudiants à l’aide de paradoxes aussi brillants qu’absurdes. Néanmoins, il se pourrait que vos lecteurs les moins subtils soient désorientés par cette contradiction apparente. Certains d’entre eux, je le crains, auront des réactions épidermiques. Agacés sans savoir pourquoi, ils vous enjoindront une nouvelle fois de vous faire enculer, ce qui n’est pas très poli même si ça part d’une bonne intention.

    Pour prévenir ces dérives intellectuelles et langagières, je propose d’interpréter votre pensée de la manière suivante. Ce que vous prônez, si je vous entends bien, ce n’est pas un coup d’arrêt brutal à l’immigration bretonne, mais la mise en place d’une politique d’immigration choisie. Il s’agit d’importer dans notre belle capitale quelques spécimens exceptionnels, triés sur le volet, quitte à expulser tous les Bretons ordinaires (et je dis ces mots sans aucun mépris). Fernand Bloch-Ladurie a besoin de la présence charmante et stimulante d’Anne de Bretagne, de Nolwenn, etc. Mais Fernand-Bloch Ladurie, aussi central soit-il dans la vie intellectuel français, n’est pas le seul Parisien a avoir besoin de Bretons d’excellence. Nos grandes entreprises ont besoin de nouveaux Le Floch-Prigent ! Nos grands bourgeois du 7ème arrondissement ont besoin de nouvelles Bécassines !

    Le même raisonnement, cela va de soi, pourrait valoir pour d’autres ethnies « françaises » : Corses, Berrichons, Normands, Auvergnats, Francs-Comptois, Lorrains, Bourguignons, Provençaux, Catalans, Ardennais, Languedociens, Picards, Tourangeaux, Nivernais, Béarnais, Bordelais, Alsaciens, Champenois, Basques, Montmartrois, sans parler bien entendu des épouvantables racailles de Versailles, de Saint Germain en Laye, du Vésinet ou de Neuilly sur Seine.

    Parisiennement et collectistement vôtre,

    Votre disciple éternellement reconnaissant,

    Boris Zaroff

    • Pomme de terre

      Boris Zaroff, descendant du célèbre comte, a repris le flambeau de la chasse à l’homme, avec un net penchant pour les filles. Karl son fidèle valet, est lui-même le descendant du valet du comte Zaroff. Dans les femmes qu’il traque, Boris recherche en fait Anne de Boisrivault, une jeune femme qui n’existe que dans ses fantasmes. Il la poursuit jusque dans son caveau mais n’y trouve que son esquelette…

  8. Boris Zaroff

    Erratum et mea culpa

    Je sais, très cher Maître, combien vous êtes sensible à la qualité de l’orthographe de vos commentateurs. Aussi vous prié-je de bien vouloir pardonner les quelques balourdises présentes dans mon précédent message (« la vie intellectuel français », etc.).

  9. Cher professeur,
    Comme vous, je suis toujours émerveillé par la qualité orthographique et surtout littéraire de certains qui pensent que vous devriez pratiquer la zoophilie et les mœurs bibliques de Sodome et Gomorrhe. Mais que tous les Saints Bretons les pardonnent : à qui n’est-il pas arrivé d’écrire sous l’emprise de la cervoise ou du chouchen ? Et je crains aussi qu’ils ne commettent les mêmes erreurs en langue bretonne… dam gast !
    Anatole

  10. Pingback: Affaire Dieudonné : répondre à la quenelle par la quenelle | L'actualité selon Bloch-Ladurie : Réflexions collectistes

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