La théorie du genre, ça suffit !

une confusion qui choqueDepuis que l’ouverture du mariage aux couples de même sexe a réveillé les consciences de milliers de Français, heureux de voir les invertis accéder aux mêmes droits que les gens normaux, un mouvement de fond se développe pourtant parmi ces derniers, pour contester l’entreprise de négation de la nature (que certaines assimilent, avec un peu de légereté reconnaissons-le, à Dieu) à laquelle s’est attelé notre gouvernement.

Un événement récent a attiré l’attention de ces personnes en lesquelles je ne peux, en véritable progressiste, me reconnaître : l’Education nationale se voit chargée de lutter contre les « stéréotypes de genre ». On expliquera ainsi bientôt en classe que Kevin peut porter des robes s’il le souhaite, et que Zoé a bien le droit de faire du lancer du disque, malgré sa fragile constitution de petite fille.

En soi, un tel mouvement est salutaire : il faut, toujours, lutter contre le sexisme et les préjugés. Mais je m’inquiète de conséquences non prévues par nos dirigeants, et, vigie scrupuleuse de notre avenir, je tiens à les signaler ici.

En effet, il faut craindre que quelques enseignants du primaire ne s’empresseront d’enfourcher ce cheval de bataille, dans le but caché de délaisser le complément d’attribut et la table de 10 (thématiques rébarbatives s’il en est), pour des leçons de choses demandant moins de travail. Mais est-ce bien là ce que nos chères têtes blondes doivent apprendre à l’école ?

74e42d21fbJ’entends déjà ceux qui veulent faire assaut de modernité et qui, par paresse ou par vanité, embrassent les dernières modes intellectuelles : déconstruire les genres dès le plus jeune âge serait un premier pas vers l’émancipation individuelle. A-t-on bien pesé, cependant, toutes les conséquences de ces intentions louables, en apparence ? Laissons de côté le cas de Kevin (qui finira sans doute comédien) ou celui de Zoé (qui pourrait bien décrocher une médaille un jour). Imaginons que les petites filles délaissent la cuisine, la broderie, et les poupées, pour se tourner vers les mathématiques et les jeux d’action. On entrevoit aisément la suite : dans une quinzaine d’années tout au plus, les concours des écoles d’ingénieurs et de commerce se trouveront saturés de candidatures féminines, qu’ils ont déjà beaucoup de mal à repousser aujourd’hui. Les cabinets de recrutement feront face à des hordes de futures consultantes, avocates, tradeuses, ou chirurgiennes (c’est déjà le ca, paraît-il !). On verra se présenter aux commissions de recrutement des centaines de prétendantes au titre de maître(sse) de conférence ! Un jour, peut-être, une femme sera élue à la présidence de la république. Et pendant ce temps-là, qui gardera les enfants ? Plus grave encore : les hommes se verront progressivement relégués aux métiers subalternes indignes d’eux, tels qu’aide-soignant, agent d’entretien ou vendeur d’automobiles.

Il y a là, en puissance, une déstabilisation grave de la population active française, qui aggravera dramatiquement le chômage et le sous-emploi (des hommes, notamment). Dans l’intérêt de tous, les jeunes filles doivent donc renoncer à suivre la voie de leurs grands frères. Les grands mots des féministes, qui prétendent dégager les femmes de leur soumission millénaire, sont donc vains et, au bout du compte, dangereux. N’abusons pas de la théorie du genre !

Publicités

30 Commentaires

Classé dans politique

30 réponses à “La théorie du genre, ça suffit !

  1. Citizen Kohn.

    Sous-entendez-vous qu’il pourrait exister une internationale fémino-maçonnique dont l’ambition à peine masquée serait de, proprement ou figurément, les couper à ceux qui les ont encore un tant soit peu proéminentes ? Tout bien pensé, si l’on songe qu’une comédienne même pas James Bond girl est capable de mettre la main sur le premier scootériste de France, il y a peut-être en effet quelque chose de pourri au royaume de l’Elysée !

  2. Rappelons en effet quelques réalités biologiques : le cerveau féminin maîtrise sans problèmes – et par vocation naturelle – le tableau de bord d’une machine à laver, les perfectionnements techniques d’une couche-culotte et les motif narratifs d' »Amour, Gloire & Beauté ».
    Mais quelles féministes hystériques (pléonasme) nous feront croire que les femmes pourraient également se rendre maîtresses des commandes d’un bolide, des raffinements technologiques d’une visseuse-dévisseuse ou la structure complexe de la « Recherche du Temps perdu » ?
    Chacun(e) chez soi, et les oies (blanches) seront bien gardées.

  3. Anthéa Kats

    Il y a des hommes qui adorent faire la cuisine, il y a des hommes qui de toute façon ne sont pas qualifiés pour de hautes études, tout comme les femmes remarquez. Mais sous prétexte que ce sont des femmes et qu’elles ont un cerveau parfois – souvent même ! – plus performant que celui d’un homme lambda, il faudrait qu’on perde la capacité de progresser dans les sciences parce que ça vous dérange ????
    On manque d’ingénieur informaticiens, on manque de « tête » en France et si par hasard, ce sont des femmes qui apportent la solution, vous n’en voulez pas.
    Et quid de Marie Curie ? Liliane Ackerman ? Roberta Bondar ? Madeleine Brès ? Linda B. Buck ? Yvonne Choquet Bruhat ? Gertrude Elion ? Maya Gopper-Mayer ? Béatrice Tinsley ?
    Pour n’en donner qu’un échantillon, qui ont pour certaines eu des prix Nobel ou autres récompenses….
    C’est tellement dur pour vous que nous voulions l’égalité ? Que des hommes apprécierai aussi de pouvoir rester à la maison, ça vous choque ?
    Bienvenu dans le XXIème siècle et arrêtez vos male tears, ça ne fait pleurer que vous.

  4. Miaou

    Le problème n’est pas qu’elles apportent ou non la solution, tant qu’elles le font à la maison entre 2 tâches ménagères et en surveillant nos jeunes têtes blondes.
    Et nous sommes tous convaincus, puisqu’elles ont un cerveau plus performant que celui des hommes, qu’elles y arriveront sans problème.

  5. Anne de Bretagne

    Oh… Et moi, que l’on a prise pour un garçonnet jusqu’à l’âge de quatorze ans… J’ignorais alors ma chance.

    • Totolus ( ex Kalfouët )

      Quatorze ans ? On peut avoir des photos ? Nue ? Une nudité artistique, s’entend. Pour illustrer le sujet. Qui n’a rien à voir avec une quelconque grivoiserie. Restons dans le domaine qui nous occupe.
      ( Aïe, aïe, aïe …)

      • Anne de Bretagne

        « Puisqu’il faut choisir
        A mots doux je peux le dire
        Sans contrefaçon
        Je suis un garçon
        Et pour un empire
        Je ne veux me dévêtir
        Puisque sans contrefaçon
        Je suis un garçon…

        (Marie-Hélène Gautier)

      • Totolus ( ex Kalfouët )

        Anne de Bretagne
        19 janvier 2014 à 8:38

        « Puisqu’il faut choisir
        A mots doux je peux le dire
        Sans contrefaçon
        Je suis un garçon
        Et pour un empire
        Je ne veux me dévêtir
        Puisque sans contrefaçon
        Je suis un garçon…

        (Marie-Hélène Gautier)

        Chère Anne de Bretagne,
        Marie-Hélène Gauthier a écrit ça ! Je la croyais moins frivole. Pour se libérer du joug d’Aristote, sans doute. On est quand même loin de Valéry.
        Humblement votre

  6. Boris Zaroff

    Les femmes, les femmes, les femmes ! Mais il n’y en a que pour elles ! Bien qu’ultra-minoritaires (il suffit de regarder la composition du Parlement pour s’en rendre compte), nos chères congénaires du beau sexe se croient autorisées à gueuler plus fort que tout le monde. Il paraît qu’elles seraient victimes du « patriarcat ». Elles ont peut-être raison. A vrai dire, j’ignore ce que signifie ce mot. Probablement s’agit-il d’un vocable déformé par les féministes (ces modernes femmes savantes qui, sous prétexe qu’elles ont lu autre chose qu’Elle ou Modes et Travaux, passent leur temps à étaler une culture mal digérée). Je pense qu’elles veulent parler d’une « parka », ou encore de « Petrouchka », de Stravinski, ce qui montre à quel point elles sont incapables d’une pensée un tant soit peu cohérente.

    Quoi qu’il en soit, il suffit d’écouter un peu les grands chanteurs français pour comprendre à quel point le beau sexe est adulé dans notre pays. Voici un petit florilège : « Femmes, je vous aime ! » (Julien Clerc)

    « Femmes du monde ou bien putains
    Qui, bien souvent, êtes les mêmes
    Femmes normales, stars ou boudins
    Femelles en tout genre, je vous aime » (Renaud Séchan, dit Renaud)

    « Femme des années 80,
    Mais femme jusqu’au bout des seins,
    Ayant réussi l’amalgame
    De l’autorité et du charme. » (Michel Sardou)

    A-t-on jamais entendu des femmes chanter : « Hommes, je vous aime ! » ? Et non. C’est dire à quel point nos amies en robe sont choyées, pourries, gâtées, et ingrates qui plus est. Alors qu’elles nous fassent un petit plaisir en cessant de jouer les victimes. Rien de plus anti-féminin qu’une femme qui élève le ton pour émettre des « revendications ». Et puis revendiquer quoi, je vous le demande ? Nous ne sommes pas en Iran. La révolution féministe, la Frace l’a faite avant tout le monde en inventant un art que l’univers entier nous envie : la galanterie. Le féminisme véritable, ça consiste à rendre hommage à la beauté, à la tendresse, mais aussi à la fragilité du bien nommé sexe faible. Il faut savoir remettre les femmes à leur place, c’est certain, puisqu’elles ont trop tendance à se laisser gouverner par leurs sentiments. Mais il faut le faire sans jamais tomber dans la vulgarité ni dans la violence. Restons fermes, mais doux, et s’il faut pécher, que ce soit par un excès de patience que par un abus d’autorité. La main de fer dans un gant de velours, là est le secret d’une relation harmonieuses entre les deux sexes (ou plutôt entre les deux genres, comme on dit maintenant). Telle a été la conviction de tous les militants progressistes. Tel est le coeur, j’en suis sûr, des Gender Studies collectistes.

    • Anthéa Kats

      Tssss Tsss, et Diane Tell qui chante « si j’étais un homme » hein…. bon, il y a au moins UNE chanson où une femme voudrait prendre la place de l’homme…… n’est-ce pas ? (et encore, j’ai pas cherché très loin)

      • Boris Zaroff

        Chère Anthéa,

        Je vous remercie de m’avoir fait découvrir cette chanson que je ne connaissais pas. Il est probable que le lobby féministe a tout fait pour qu’on ne l’entende pas…

        Cela dit, votre objection n’est pas vraiment convaincante, car Mme Tell ne dit pas qu’elle aime les hommes, mais qu’elle aimerait en être un, ce qui n’est pas la même chose. Je garde donc intacte ma conviction : les hommes (en France tout au moins) sont pleins d’amour, d’attention et de délicatesse à l’égard des femmes, lesquelle, hélas ! ne se montrent pas toujours bien reconnaissantes… J’irai même plus loin : il me semble que les hommes (les vrais, j’entends, ceux qui ont des c…. au c…) se sont jusqu’à présent montré trop gentils, trop tolérants, et qu’on a profité de leur faiblesse au point qu’ils constituent désormais une espèce menacée, au même titre que les blancs et les hétérosexuels. Mon analyse est d’ailleurs confirmée par un journal français sérieux et objectif, où l’on apprend que « comme les bons élèves, qui sont souvent la cible des railleries de leurs petits camarades, l’homme blanc et hétérosexuel pourrait bientôt être obligé dans notre pays de se cacher » (Le Figaro, éditorial du 13 décembre 2013).

  7. Totolus ( ex Kalfouët )

    Oui, je confirme qu’il existe bien un racisme anti-homme comme un racisme anti-blanc. Il suffit de voir ( comme dirait le sociologue poilu Zemmour ) les morceaux de bravoure que constituent l’abordage de jeunes filles dans la rue. Sous le prétexte futile que l’on est vieux et moche, ou jeune et con. La virilité est l’apanage des Français, surtout s’ils sont Parisiens. Avec la paillardise, qui met dans la vie de tous les jours un exutoire de bon aloi et profite à beaucoup de femmes sujettes aux crises de nerfs. L’impayable, et pourtant bien rémunéré, Gaspard Proust n’a-t-il pas démontré dans un grand sketch que ces drôlesses de Femen n’étaient pas crédibles ayant les seins qui tombaient ?
    Non, la Femme est reine dans ce pays. Et dans les restes du monde. Il suffit de voir ( retour plus haut ) la vénération portée à la mère et à la soeur. Certes, les femmes avec lesquelles on couchent sont souvent aussi dissolues que celles, surtout celles, avec lesquelles on ne couchent pas. Mais cela n’entame pas la démonstration.
    Pour l’avenir de l’Homme, ne coupons pas « la tête aux racines » ( comme dirait le grand historien L. Deutsch ) , depuis Cro-Magnon dit l’Homme savant, la femme est assujettie, pour son bien, pour sa protection, à l’initiateur de la destinée de la masse, le mâle, blanc de préférence.
    Ne détruisons pas les fondements ( rien à voir avec le mariage pour tous ) du paléolithique.
    Ps. Chère Anthéa kays, on aurait pu croire, au lire de votre premier message, que vous étiez bretonne. Accentué par vos références variétales. Il n’en est rien apparemment. Vous hisserez-vous au rang de notre grande Anne-de-Bretagne ?

    • Anthéa Kats

      Cher Boris,

      Effectivement, Mme Tell ne dit pas qu’elle aime les hommes, néanmoins elle « envie » les hommes puisqu’elle aurait voulu en être un.
      Ceci dit, il existe bel et bien des chansons où les femmes crient leur amour de l’homme, je pense surtout à Alexandra Lorska et son titre de 1988 : « J’aime les hommes ».

      Petit extrait :
      J’aime les hommes, les musclés, les tatoués
      Les p’tits Zorros, les tombeurs, les machos
      J’aime les play boy qui friment dans leur bagnole
      Les fous amoureux à perdre la boussole
      J’aime mettre mon corps à nu, dans leurs bras je s’rai vaincue
      Je ferai ce qu’ils voudront, leurs désirs, leurs positions
      Ils n’auront plus complexes, côté cœur et côté sexe
      J’leur ferai des trucs mignons, qui mènent à la déraison…

      Il y a des déclarations d’amour, comme le « message personnel » de Françoise Hardy, ou encore la « déclaration d’amour » de France Gall. Il y a aussi « je t’aime encore » de Natasha St Pier (bon, faut aimer les vocalises, mais la chanson a le mérite d’exister). Parce que c’est toi rend aussi hommage à un homme, une autre forme de déclaration d’amour. Bref, si, il y a des chansons où les femmes crient (parfois trop fort, je pense à la Miss Fabian) leur amour pour un homme, pas forcément plusieurs mais pour un homme, c’est déjà un bon début, n’est-il pas ?

      Et une chanson pour tous les hommes c’est peu, je le reconnais, mais je n’ai pas la prétention de connaître tout les répertoires musicaux, je me suis contenter du chant lexical (on appréciera ou pas le jeux de mots) français.

      Mais il n’y a rien de mal à l’égalité homme-femme, la preuve par Chagrin d’Amour et « chacun fait c’qui lui plaît » où les deux protagonistes de la chanson, un homme et une femme vivent finalement le même genre de galère.

      Je voudrais terminer cette étude du genre dans la chanson par cette magnifique œuvre de Jean Ferra, inspiré d’un poème figurant dans le recueil du « Fou d’Elsa » de Louis Aragon et dont son titre est tiré de l’inversement du vers original : « L’avenir de l’homme est la femme »

      Extrait :
      L’avenir de l’homme est la femme
      Elle est la couleur de son âme
      Elle est sa rumeur et son bruit
      (édition Gallimard, 2002, page 196)

      Ou encore, toujours d’Aragon :
      …comment était cet air qui me tourmente et dont me sont restés quelques mots seulement : L’avenir de l’homme est la femme… ah, pitié, ah, pitié de celui qui n’a pas d’avenir! Ah, l’horreur de celui, tchororo tchororo, qui n’a pas d’avenir… » (même édition, page 392)

      Et qui est devenu avec Jean Ferra la chanson bien connue « La femme est l’avenir de l’homme ».
      Il y a donc bien un avenir pour l’égalité homme / femme, au moins pour les salaires, s’il vous plaît : à compétences égales, nous devrions toucher le même salaire.
      Surtout qu’à copuler et faire des enfants à droite et gauche, ça finit par revenir cher à la société.
      La femme n’est pas la seule responsable du fait de faire un enfant, comme disent les british « it takes two to tango ».
      http://rue89.nouvelobs.com/2014/01/13/pensions-alimentaires-impayees-elles-affichent-les-peres-indignes-248932

      Donc parfois, vous vous abaissez aussi à soutirer des faveurs sexuelles à vos ex-compagnes, pour payer la pension destinée à l’élevage de votre progéniture… pire encore que de payer une pute à mon sens, et ici le mot pute n’a rien de vulgaire, c’est presque un métier comme un autre, après tout il existe aussi des gigolos.

      Il semblerait donc que nous ne soyons pas si choyées que ça par la gente masculine, qui se permet souvent de nous maltraiter, parce que « nous le méritons » ainsi en va-t-il du célèbre proverbe « bats ta femme tous les matins, si tu sais pas pourquoi, elle, elle le sait », misogyne au plus haut point, puisqu’il n’existe pas d’équivalent masculin. Ce qui est une autre preuve de sexisme, inversé cette fois, on devrait nous aussi pouvoir vous battre tous les matins, si nous ne savons pas pourquoi, l’appendice trois pièces situé entre vos jambes devrait le savoir, lui.
      Surtout s’il ramène des amis genre MST.

      Pour conclure, car tout post mérite une conclusion, et pour répondre à ce cher Totolus, je ne suis pas bretonne, et c’est fort dommage, c’est un très bel endroit la Bretagne. En ce qui concerne de me hisser au même niveau qu’Anne de Bretagne, vu que je ne la fréquente guère, je ne sais si nous pourrions nous entendre ou si nous sommes du même avis.
      Néanmoins, comme elle, et rapport au fait qu’on la prenait pour un garçonnet jusqu’à l’âge de 14 ans, j’ai eu la même expérience, car mon « modèle féminin » de l’époque était « Claude » du « club des 5 » (les livres de la bibliothèque rose, et oui, mes lectures se sont améliorées depuis, je suis passée à la bibliothèque verte). Donc coupe à la garçonne et attitude de garçon… jusqu’à ce que la nature fasse le reste et que ça ne sonne plus très juste, surtout pour draguer des hommes. C’est que ça peut courir vite ces machins là !

  8. Boris Zaroff

    Chère Anthéa,

    L’homme de progrès que je suis sait qu’il faut éviter les généralisations abusives, et que certaines femmes – très rares, mais bien réelles ! – sont capables de tenir des propos sensés. En témoigne notamment cette Alexandra Lorska, dont vous m’avez fait découvrir l’existence. « J’aime mettre mon corps à nu, dans leurs bras je s’rai vaincue
    Je ferai ce qu’ils voudront, leurs désirs, leurs positions
    Ils n’auront plus d’complexes, côté cœur et côté sexe
    J’leur ferai des trucs mignons, qui mènent à la déraison… » Voilà des propos qui me vont droit au coeur et qui témoignent d’une vraie intelligence des rapports entre les genres. Quel dommage qu’ils soient si rares dans la bouche d’une femme !

    Toujours est-il que je me garde soigneusement de tout a priori sur les femmes. Je suis toujours à la recherche de la perle rare, celle qui sauve l’honneur de son sexe. Aussi ai-je lu avec attention votre message, presque comme s’il avait été écrit par un homme. Hélas ! il faut bien se rendre à l’évidence : votre prose est charmante sans doute, mais imprégnée d’un irrationalisme typiquement féminin. Non ! ne vous vexez pas. Je ne porte ici aucun jugement de valeur : je me contente d’énoncer un fait.

    D’abord, examinons ensemble nos références respectives. Je vous cite le Figaro, un quotidien objectif, quasi scientifique, et vous me répondez Enid Blyton, Le club des cinq, la bibliothèque rose. Franchement, ce n’est pas très sérieux.

    Ensuite, vous m’attaquez personnellement alors que vous ne me connaissez pas : « Donc parfois, vous vous abaissez aussi à soutirer des faveurs sexuelles à vos ex-compagnes, pour payer la pension destinée à l’élevage de votre progéniture… » Que savez-vous de mes rapports avec mes ex-compagnes ? La vérité est que je les fuis comme la peste dès qu’elles tombent enceintes de manière à ne pas avoir à reconnaître ma progéniture. Ainsi, comme vous voyez, je fais tout ce qu’il est humainement possible de faire pour ne pas avoir à m’abaisser à des comportements dégradants comme celui que vous décrivez.

    Je remarque également que vous nourrissez des sentiments un peu agressifs à mon endroit :  » on devrait nous aussi pouvoir vous battre tous les matins, si nous ne savons pas pourquoi, l’appendice trois pièces situé entre vos jambes devrait le savoir, lui.
    Surtout s’il ramène des amis genre MST. » Voilà qui n’est vraiment pas gentil ! Pourquoi tant de haine ? Certes, quelques hommes font preuve d’une violence impardonnable envers les femmes. Oui, incontestablement, il y a dans notre sexe quelques brebis galeuses (heureusement fort peu nombreuses, comme l’ont brillamment démontré Eric Zemmour et Patrick Devedjian dans une étude sociologique parue récemment aux éditions Testostérone : Marre de toutes ces salopes !). Mais pourquoi m’inclure dans cette odieuse catégorie, moi qui ne suis que douceur, respect, amour et tolérance à l’égard de mes amies aux longs cheveux et aux longs cils ? Pourquoi vouloir me frapper, moi, un homme dont les convictions progressistes sont connues de tous (cf. mon message précédent, et en particulier le passage concernant la main de fer dans un gant de velours) ? O, ingrate que vous êtes ! Et pourtant, je ne saurais vous en vouloir… Mon self-control (si typiquement viril) retient ma légitime colère. La pénétration de mon intelligence (si caractéristique de mon sexe) me fait comprendre que vous n’êtes pas vraiment responsable de vos excès.

    Très cordialement et, si j’ose dire, amicalement,

    Boris Zaroff

    P.S. A tout hasard, je vous laisse mon adresse e-mail : boris.zaroff@hotmail.com
    Peut-être pourrions-nous discuter de tout cela d’une façon plus privée, pour ne pas dire plus intime….

    • Anthéa Kats

      Très cher (et même pas coûteux) Boris,

      Je suis fort marrie que vous ayez pris mes « vous » généralistes pour des attaques personnelles, cela n’était nullement le but que je désirais atteindre.
      Je souhaitais simplement signaler que des hommes tendres, affectueux et délicats, existent bien évidemment – et heureusement ! – mais qu’ils ne sont, hélas, qu’une minorité.
      Les « eh, Mademoiselle… » de la drague de rue manquent souvent cruellement – oui, j’utilise des hyperboles, il faut bien des fois pour se faire comprendre – de poésie, justement.

      Peut être faire des cours de slam – poésie moderne s’il en faut, qui semble plutôt bien fonctionner au près de la jeunesse, et point besoin d’être un grand corps malade pour y arriver, être en pleine forme n’est pas un frein à la créativité.

      Et puis même les femmes en font, et c’est souvent bien fait. Enfin, je ne connais principalement que des poètes de langue américaine – à ne pas confondre avec l’anglais, ces imbéciles mettent des s au lieu z et n’écrivent pas le mot « couleur » de la même façon pfff… [c’était la minute non nécessaire d’Anthéa]

      J’espère que mes excuses sauront trouver grâce à votre cœur et que nous pourrons reprendre un débat généraliste à souhait et plein de stéréotypes, c’est qu’il ne faut surtout pas y toucher, si j’ai bien compris, alors que moi, les stéréotypes, je les bouscule à l’envie.
      Oui, j’offre des fleurs aux hommes. Et pourquoi pas d’abord ?

      Sur ce je retourne aux nouvelles aventures des 6 compagnons.
      Quand je vous ai dit que j’avais fait des progrès en lecture !

      • Anthéa Kats

        Oh, j’ai oublié ma réponse à Citizen Kohn :
        Merci pour cette petite correction, mais ce n’est – hélas, trois fois hélas – pas la seule coquille (faute d’orthographe ?) de mon commentaire, et cela me désole profondément que vous n’ayez pas vu les autres.
        Surtout qu’en français, il n’existe pas de règle pour l’écriture des noms propres. Donc, dans l’absolu, je pourrais très bien continuer d’écrire Jean Ferra si ça me chante. Toutefois, il y a les homonymies et si Jean FerraT passait par ici, il pourrait bien s’offusquer du manque de T à son nom, je lui offrirai volontiers un thé pour m’excuser de ma bévue.

    • Anthéa Kats

      « P.S. A tout hasard, je vous laisse mon adresse e-mail : boris.zaroff@hotmail.com
      Peut-être pourrions-nous discuter de tout cela d’une façon plus privée, pour ne pas dire plus intime…. »

      J’ai voulu vous envoyer ma prose en version 2.0 bibliothèque verte mais mon mailer m’a répondu que votre boite aux lettres virtuelle n’était pas disponible :
      Google tried to deliver your message, but it was rejected by the server for the recipient domain hotmail.com by mx4.hotmail.com. [65.54.188.126].

      The error that the other server returned was:
      550 Requested action not taken: mailbox unavailable

      Ceci est quelque peu embarrassant. N’est-il pas ?

      • Boris Zaroff

        Chère Anthéa,

        Je ne sais que vous répondre. Il semble bien, en effet, que mon adresse ne soit plus valide. Je soupçonne fort quelque association féministe (les chiennes de garde, ou la Barbe, par exemple) d’avoir piraté mon ordinateur pour m’empêcher de vous dévoyer. Nous sommes en pleine dictature du politiquement correct.

      • Anthéa Kats

        Cher Boris,

        Ceci est fort embarrassant d’autant que j’aimais bien ma prose, pour une fois. Avez-vous une autre adresse à laquelle envoyer mon courrier virtuel ?
        (De mon côté, j’aurais tendance à penser que c’est Micromou qui a décidé que vous n’utilisiez pas assez cette adresse et l’aura supprimée… ou peut être les révélations de Snowden y sont pour quelque chose ? Allez savoir, je doute que les chiennes de garde soient informaticienne, nous sommes très très peu nombreuses dans le domaine, et c’est fort dommage également)

  9. Anthéa Kats

    ou si vous voulez continuer la conversation, voici mon adresse (qui elle fonctionne très bien car utilisée presque tous les jours) :
    anthea.kats[at]gmail.com (remplacer le [at] par le symbole @ je préfère préciser, des fois que)

  10. Boris Zaroff

    A Anthea et autres lectrices/lecteurs de ce blog

    Contrairement à ce que vous croyez, nous sommes de plus en plus nombreuses à savoir manier les outils informatiques. Je suis la porte-parole des Enragées du Web, un groupe d’action féministe qui traque sur internet les machistes les plus ignobles afin de leur administrer un châtiment exemplaire. En ce moment-même, mes camarades et moi-même nous trouvons au domicile du dénommé « Boris Zaroff » après avoir facilement retrouvé sa trace par l’intermédiaire de ce blog. Cet être abject représente la quintessence du macho stupide et arrogant, et d’autant plus violent qu’il a le sentiment d’être bon. A titre d’exemple, voici une citation que vous reconnaîtrez sans peine, je pense : « Il faut savoir remettre les femmes à leur place, c’est certain, puisqu’elles ont trop tendance à se laisser gouverner par leurs sentiments. Mais il faut le faire sans jamais tomber dans la vulgarité ni dans la violence. Restons fermes, mais doux, et s’il faut pécher, que ce soit par un excès de patience que par un abus d’autorité. La main de fer dans un gant de velours, là est le secret d’une relation harmonieuses entre les deux sexes (ou plutôt entre les deux genres, comme on dit maintenant).  »

    C’est pour ces lignes dégueulasses – et d’autres du même genre – que l’immonde Zaroff est en train de recevoir cent coups de barre de fer sur les testicules. A défaut de lui faire les pieds, cela relèvera le niveau de ce qui lui sert de cervelle.

    Je sais ce que vous êtes en train de penser. Vous vous dites que ce châtiment est trop rigoureux. Peut-être même pensez-vous que Zaroff est innocent, et qu’il n’écrivait pas sérieusement les monstruosités citées plus haut. Il se peut que vous ayez raison. Moi-même, j’avoue que je commence à avoir quelques doutes. Quand il n’est pas en train de hurler de douleur, Zaroff répète comme un possédé qu’il fallait prendre sa prose au « second degré ». Eh bien ! tant pis pour lui. Il n’avait qu’à être plus clair. Et quand bien même il serait totalement innocent, j’assume la responsabilité de cette expédition punitive. On ne fait pas d’omelettes sans casser quelques oeufs, si vous voulez bien me pardonner ce jeu de mots un peu audacieux.

    Sylvie Lemaître, porte-parole des Enragées du Web (association reconnue d’utilité publique, et qui à ce titre vous permet de bénéficier de réductions d’impôt si vous lui envoyez des dons).

    • Anthéa Kats

      A Mme Lemaître es Troll et Grey hat (peut être ?)

      Je vois que vous appliquez le dicton « bats ta femme tous les matins, si tu ne sais pas pourquoi, elle, elle le sait » et vous avez donc dénoncé le sexisme de cette phrase pour l’appliquer à la gent masculine, en la personne de M. Boris.
      Je pense néanmoins qu’il s’agissait effectivement de second degré, peut-être même de troisième degré. Je n’ai pas compté, je l’avoue.
      Et comme vous le savez certainement un plus un égal dix (un classique de la culture Geek).

      Et il me semble que la réponse par la violence n’est pas la bonne.
      Nous pouvons, nous aussi, avoir une main de fer dans un gant de velours, et faire entrer dans ces crânes masculins que nous pouvons, mieux, que nous sommes, l’égale des hommes, sans en passer par la torture. C’est un peu passé de mode, surtout après Guantanamo. Difficile de battre ce triste record de violences.

      Et s’il est vrai qu’il y a de plus en plus de femmes dans le monde informatique, et pas seulement ce domaine scientifique, heureusement, ce n’est que trop rarement que nos compétences sont reconnues à leur égale valeur. Comprendre : toucher le même salaire que nos homologues masculins.
      Oui, je suis vénale parfois, mais pour mes compétences, pas pour des attributs de physique pour le moins subjectifs et l’idée de me faire entretenir jusqu’à ce que ce corps ne se dégrade et que je me retrouve le bec dans l’eau à n’avoir plus de revenus parce que « monsieur » (terme générique, je précise) aura trouvé plus jeune et plus belle à entretenir ne me convient guère comme perspective.

      Donc, non à la violence, relâchez ce pauvre Boris, que les mots soient notre seule épée, car ils valent toutes les violences du monde : la communication, l’explication, l’ouverture d’esprit. Amen (ta payes avec la mienne, ça fera une bonne quinzaine – et si vous comprenez pas l’expression, je me ferai un plaisir de vous l’expliquer).

      Amicalement vôtre,
      Anthéa

  11. Totolus ( ex Kalfouët )

  12. Totolus ( ex Kalfouët )

    Envoi d’image raté, dommage, c’était une bien belle image.

  13. Pingback: Non-mixité à l’école : une mesure d’apaisement bienvenue | L'actualité selon Bloch-Ladurie : Réflexions collectistes

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s