Non-mixité à l’école : une mesure d’apaisement bienvenue

vers_la_fin_de_la_mixite_scolaire_largeJ’apprends que le gouvernement envisage de revenir, à titre expérimental, sur la mixité dans les établissements scolaires. Nouvel épisode de la politique de conciliation envers la Manif Contre les Autres, cette mesure pourra sans doute faire avancer un débat trop vite enterré jusque là. Elle encouragera certainement les plus réactionnaires à s’en tenir là, et ne pas exiger davantage de renoncements de la part du gouvernement.

Bien sûr, la mixité fille-garçons dans les établissements scolaires peut paraître un fait acquis, qui contribue à l’épanouissement de nos enfants et à leur socialisation. Mais il faut remarquer, comme l’indiquent des articles pas si anciens, que la co-éducation des deux sexes produit immanquablement des effets délétères sur les conduites et les appétits sexuels : jeux en commun, promiscuité des corps, grossesses adolescentes. Certains jeunes garçons en viennent même à jouer à la marelle, et on a vu des filles se mettre au football. Triste spectacle que ces petits êtres soumis à l’arbitraire des adultes, qui en font tout à la fois des êtres asexués, indifférenciés, et des animaux dominés par leur pulsions libidineuses.

Dans la nature – ou dans la famille, ce qui revient au même – on prend habituellement soin de différencier les rôles attribués aux garçons et aux filles, pour développer leurs qualités respectives. Ainsi les petites filles font de la danse pendant que les garçonsteens-and-body-image_bsm font des arts martiaux, de manière à pouvoir séduire (pour les unes) et se battre (pour les autres). Par là, masculin et féminin deviennent irréconciliables, et il faut attendre un coup de foudre amoureux, ou plus ordinairement, un mariage, pour que Mars et Vénus se rencontrent de nouveau. La conclusion me semble donc évidente : éloigner les garçons des filles, c’est évite des accidents précoces (viols, harcèlement, prostitution, etc.), et les reporter à plus tard.

Les considérations tactiques qui guident le gouvernement à l’heure actuelle (mise en cause de la théorie du genre, gages donnés à l’électorat de droite traditionnelle, souci de ne pas paraître inféodé aux homosexuels et aux féministes) peuvent rencontrer ces arguments de fond. Doit-on défendre la mixité au nom du progrès social ? Ce n’est pas évident. Du moins, ce n’est pas complètement naturel.

 

 

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13 Commentaires

Classé dans gouvernance, politique

13 réponses à “Non-mixité à l’école : une mesure d’apaisement bienvenue

  1. Heddy Boubaker

    Et pourquoi est ce que les filles iraient à l’école ? Leur mère peuvent très bien leur apprendre la couture, le ménage, la vaisselle, s’occuper des enfants, le repassage, la cuisine… toutes ces tâches dédiées aux femmes, à la maison. Seuls les garçons ont un métier à apprendre. Et même, et même … ils pourraient aussi apprendre celui de leur père par apprentissage direct… L’école pourrait ainsi n’être fréquentés que par l’élite intellectuelle les guides de la nation. Que d’économies et de temps perdu ainsi économisés.

    • Vous avez absolument raison, et je dois vous avouer que l’idée m’a séduit, un premier temps. Mais j’ai préféré la repousser, car elle se place sur le plan strictement économique.
      Or, je me place d’un autre point de vue, celui du penseur à Sciences Po. Et si l’on applique cette mesure, il est à craindre que rapidement aucune femme n’accède aux études supérieures. Et que, donc, je n’ai plus d’étudiante à science po. Non que je fasse du sexisme -vous me connaissez-, mais il faut reconnaître qu’elles possèdent des qualités que les jeunes hommes n’ont pas, vous en conviendrez.

      • Un passant

        Cher professeur, laissez-moi vous rassurez, il y aura toujours des femmes à Sciences Po. Service de la cantine, ménage des salles, repassage des rideaux, secrétariat, accueil… l’éventail des activités adaptées à leurs compétences naturelles est vaste, et devrait largement permettre de pallier cette disparition des étudiantes qui vous tracasse. Vous y gagnerez en expérience et en maturité ce que vous aurez perdu en fraîcheur juvénile, mais aussi en minauderies. A moins – mais je n’ose y croire – que vous ne placiez l’intelligence parmi ces qualités essentielles que vous ne trouvez pas chez vos étudiants de sexe (de genre?) masculin.

  2. Ivan

    Il est évident que le socialisme du vingt-et-unième siècle, c’est-à-dire le collectisme, se doit de concilier pragmatisme et justice sociale. Dès lors, s’il nous faudra veiller à ce que chaque enfant puisse accéder, fin ultime et unique de l’Éducation nationale, à un métier productif et utile à l’État, il ne s’agit pas de poursuivre les vieilles lunes discréditées d’un archaïque égalitarisme de façade.
    Il faut d’urgence développer pour les classes populaires et pour les jeunes filles des solutions éducatives adaptées et modernes (apprentissage dès 12 ans, lycées de filles et cours d’économie domestique) ; refaisant ainsi du baccalauréat la marque d’une élite intellectuelle, nous rendrons du même coup à l’Université son lustre passé.
    Et voilà que la droite offre une occasion rêvée d’amorcer ces réformes, mais encore faudrait-il de l’audace…

    • Comme souvent, les grands esprits collectistes se rencontrent : j’avais au printemps dernier proposé des mesures allant directement dans le sens que vous indiquez: https://lactualiteselonblochladurie.wordpress.com/2013/04/26/resoudre-la-crise-et-le-chomage-de-masse-un-defi-que-je-peux-relever/

      • Ivan

        Il fallait bien que des idées si généreuses me soient venues de mes lectures politiques. Je suis, cher Maître, aussi heureux et fier d’avoir su reprendre vos propositions que confus d’avoir pu les croire miennes.
        S’agissant de la pénurie d’étudiantes que vous appréhendez dans votre réponse à H. Boubaker, je crois qu’il y a lieu de réformer les dispositifs existants d’ouverture aux ZEP en les fermant aux candidats masculins, ce qui aurait l’avantage de contribuer simultanément aux deux quotas de femmes et de prolétaires.
        La question pourrait alors se poser de séparer ces étudiantes de leurs camarades au pedigree CSP+ , ce qui vous offrirait la possibilité d’un suivi plus individualisé, plus proche desdites étudiantes et éviterait de pénibles incompréhensions entre les sexes comme entre les classes sociales.
        Que de chantiers en perspective.

  3. Citizen Kohn.

    Hmmm, s’il s’agit, encore une fois, de céder de quelque manière que ce soit à un chantage de la « rue », c’est « niet » ! Ce qu’il faut, c’est augmenter la pression policière pour rétablir préventivement l’ordre sur la voie publique : assez de ces transports en commun détournés, retardés, voire interrompus par des défilés inesthétiques, aux vociférations grossières et propices à la prolifération des maladies contagieuses ! Mais le cœur du problème réside plutôt dans le choix sociétal de (re)produire des petits êtres fades à la douceur écœurante au lieu de modèles aux caractéristiques normées, bien classables en catégories distinctes et aux performances mesurables. Ici, la philosophie doit prendre le relais sur tout autre critère : foin des utopies de bonheur ou de développement personnel, c’est la ruche qui compte et l’affectation du meilleur élément possible à chaque place définie par une fonction et un besoin du groupe, de la communauté, de l’espèce ! Non mais des fois, quelle sorte de directeurs commerciaux obtiendra-t-on d’une éducation laxiste et d’une instruction indifférenciée ? Verra-t-on des salles de marchés envahies par des troupeaux de moutons ? Réveille-toi, humanité, tu cours à ta perte ! Ton « leadership » universel à peu près indiscutable et indiscuté est menacé ! La porte est ouverte à la revanche des rats, des cafards, de la rougeole et de la scarlatine sur Homo sapiens sapiens… « Buro Veritas, coryza et caetera ! ».

  4. Un passant

    J’approuve ardemment votre proposition de rétablir la ségrégation des sexes à l’école. L’efficacité de cette mesure est amplement démontrée par les résultats éducatifs des pays qui la pratiquent, comme l’Arabie Saoudite et le Qatar, où l’on constate qu’une fois libérés de la présence délétère de leurs condisciples féminines les garçons obtiennent de bien meilleurs résultats scolaires que les filles.

  5. Un passant

    Cette expérience est à d’ailleurs à rapprocher des expériences similaires de ségrégation sociale menées depuis longtemps en France et dans d’autres pays, qui montrent que les élèves issus d’établissements recrutant uniquement parmi les classes supérieures obtiennent statistiquement de bien meilleurs diplômes et accèdent à des métiers bien mieux rémunérés que les élèves issus d’établissements pratiquant la mixité sociale. Tant il est vrai que la diversité nuit à l’uniformité. Qui aures habet, audiat!

  6. COUCOU

    Cher maître,
    Une fois de plus vous tracez l’avenir de l’humanité vers un monde meilleur !
    Mais ne devrait-on pas être encore plus exigeant ? L’ordre naturel que vous évoquez magnifiquement n’était pas celui là avant d’être pollué par ces horribles progressistes qu’ont été les églises.
    L’ordre naturel ce sont les faibles femmes qui restent tapies au fond de la caverne et qui gardent les enfants pendant que les hommes forts vont chasser le Tyrannosaurus Rex. Et le plus grand chasseur obtient alors les faveurs de toutes les femelles du clan de façon à ce que seuls les gènes purs puissent féconder.
    Certains esprits chafouins objecteront qu’il n’est pas très dangereux d’aller chasser des petites bêtes mortes depuis cent mille ans mais ce sont en réalité je vous le dis des esprits obscurcis. En Afrique où j’habite nous savons que les dinosaures existent encore, ils sortent la nuit pour se nourrir et se cachent dans de grandes grottes toute la journée pour échapper aux satellites de la NSA.

    Revenons à ce schéma rédempteur et bientôt les mâles de l’humanité me ressembleront tous : 1m90 pour 90 kg de muscles. Evidemment tout ne peut pas être parfait et on risque de s’ennuyer ferme dans les grottes hi-tech de cette nouvelle humanité si comme moi personne ne sait peindre, sculpter, danser, chanter, jouer des rôles, enseigner à Science Po…
    Toutefois pour que ce retour vers un avenir meilleur puisse prendre forme il faudra donner des gages aux faibles et laisser certaines femelles exercer certains sports mais appliquons notre mâle intelligence à les choisir sur des critères précis encore à définir mais qui doivent impérativement inclure le beach volley. Ne devriez-vous pas songer à inclure cet enseignement à Science-Po ?

    • Un passant

      Puis-je me permettre d’objecter qu’à l’époque heureuse des tyrannosaures les proto-humains mesuraient plutôt 1m10 pour 40 kg ? Cela me paraît difficilement compatible avec la pratique du beach-volley, sauf à modifier la hauteur du filet.

  7. Anne de Bretagne

    Vive, vive les hippocampes !
    C’est le père qui porte les petits !

  8. Pierre Albertini

    Tout cela me paraît parfait et me fait penser à la politique scolaire de Vichy, qui voulait lutter contre le dérèglement moral de la Troisième République en imitant les public-schools, en s’inspirant du maréchal Lyautey et en confiant le dossier à Abel Bonnard.

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