Mon bilan de Sochi (1): Le retour de l’homme blanc français

Depuis deux semaines, je suis resté silencieux. Je remercie bien sûr les lecteurs inquiets, qui m’ont contacté pour savoir si j’allais bien – je pense particulièrement à Cynthia-Désirée, seule fille de l’honorable Richard Anderson Traore riche négociant en café/cacao basé à Abidjan capitale économique de la Côte d’Ivoire et empoisonné récemment, qui m’a écrit un long message et avec laquelle je suis désormais en contact suivi pour des questions d’héritage.

FBL SelfieJe vous rassure donc : tout va bien. J’ai été très pris, à la fois par un séjour aux Etats-Unis, où j’ai accompagné le président Hollande dans sa tournée au Nouveau Monde, et par une analyse poussée des derniers Jeux Olympiques de Sochi. Je reviendrai plus tard sur mon séjour aux Amériques, d’où je tire des réflexions décisives (et cette photographie de moi prise dans le bureau ovale) ; car je veux d’abord m’attarder sur les jeux.

On s’étonnera peut-être de ce qu’un haut intellectuel, comme moi, s’attarde à regarder les jeux sportifs sur petit écran tandis que d’autres se rendent aux points chauds du globe. Et, du reste, ce fut le cas de la direction de Sciences po, qui eut la petitesse d’esprit de m’appeler chez moi, soi disant parce que je n’assurais pas mes cours, alors que j’étais en fait en plein séminaire de recherche sur la place du curling dans le monde contemporain.

Car le sport, c’est une part essentielle du monde contemporain. Qui peut espérer comprendre notre société en restant dans un bureau à lire des livres, alors que le monde évolue, sous nos yeux, sur le petit écran? Je me suis donc astreint à un visionnage exhaustif des jeux, y compris sur mon smartphone quand certaines contraintes naturelles m’obligeaient à quitter mon canapé. Fort heureusement, j’ai pu utiliser les heures de tutorat prévues à Sciences po pour faire venir chez moi Anastasia, une étudiante Erasmus qui me préparait des repas et m’apportait mes bières.

Un homme blanc médailléJe veux donc vous faire partager, en quelques articles, mes réflexions qui pourront donner, je crois, matière à quelques publications et à au moins deux PhD. Je commencerai par une courte réflexion : le retour, en France, des hommes, des vrais, des mâles, de ceux qui savent prendre en main leur virilité et s’imposer au monde. Il suffit de regarder les chiffres : 15 médailles pour la France, 12 pour des hommes et seulement 3 pour des femmes, ce qui fait une domination à 80% pour les hommes!

Par ailleurs, on aura pu noter avec intérêt que les membres de la diversité sont fort peu représentés dans le palmarès. A peine peut-on noter la présence de quelques français issus de l’immigration, comme un Bovolenta (sans doute d’origine italienne), des Steve Missilier et Kevin Rolland (américains, d’après leur prénom) ou d’une Chloé Trespeuch (certainement immigrée bretonne) . Mais quelle différence avec d’autres sports aux résultats moins reluisants, comme le football, le basket-ball ou encore la pétanque, où la diversité règne en maîtresse! On a peu vu de petits Mamadou, Karim ou Zlatan sur les pistes cet hiver.

Certains seraient tentés d’avancer à cela des explications compliquées, d’ordre sociologique par exemple. Je pense que la réalité est plus simple : il s’agit d’une véritable prise de conscience de l’homme blanc occidental, et notamment français, dans la lignée des Tea Party et autres mouvements de la manif pour tous. C’est un fait que les politologues n’ont pas assez souligné ; et je crois que l’on doit en tenir compte, car une telle affirmation identitaire ne pourra être sans conséquence sur les prochains votes. Oui, je n’ai pas peur de le dire :  les médailles françaises de Sochi annoncent à n’en pas douter un important vote FN aux européennes – selon une règle simple, que je propose de baptiser « de Bloch-Ladurie », qui voudrait qu’une médaille = 1% des voix.

Cela ferait dès lors un vote de 15% environ pour les listes de Marine Le Pen. Nous verrons si les faits confirment, ou infirment ma théorie ; mais je suis confiant, malheureusement : l’homme blanc est bien de retour, pour le meilleur et pour le pire.

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2 Commentaires

Classé dans Collectisme, politique

2 réponses à “Mon bilan de Sochi (1): Le retour de l’homme blanc français

  1. Citizen Kohn.

    Il faudrait être de peu de Foi pour douter du retour de la Lumière (résiduelle) du collectisme de la république éphémère de Sotchi, y compris par écran interposé. Certains penseront que le serveur informatique du refuge intellectuel collectiste a été piraté, d’autres que le tour de France annoncé par sa première étape marseillaise a pu avorter à la suite d’un hébergement prolongé chez une maîtresse de maison de rencontre au bord de la route, la réalité est toujours plus enthousiasmante et révélatrice de la richesse infinie de la connectique combinatoire entre les neurones des esprits consacrés au développement progressiste de leurs contemporains. « Omnibus bonus est phosphorus ! ».

  2. Boris Zaroff

    Cher Maître,

    Je ne peux que souscrire à votre analyse brillante. Georges-Guy Lamotte, s’il était encore en vie, se réjouirait à coup sûr de cette montée en puissance du mâle mélano-déficient. On se souvient en effet du magnifique discours qu’il tint à Munich, à l’occasion de l’Oktoberfest de 1973, dans la brasserie Dolfi. Il y disait en effet : « Das Drama des Weißes Mannes ist, dass er noch nicht genug in die Geschichte eingetreten », ce qu’on peut traduire ainsi : « Le drame de l’homme blanc, c’est qu’il n’est pas encore suffisamment entré dans l’histoire. »

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