Pour gouverner la France, il faut une Grande Purge

France's President Francois Hollande selects ballots before enter the polling booth in the European Parliament election in TulleLa politique est un apprentissage de l’ingratitude, comme le disait souvent Lamotte. François Hollande, qui a raison sur toute la ligne, comme il l’a répété lundi soir, vient pourtant de subir un nouveau revers électoral. Décidément, les électeurs ne comprennent rien au bien-fondé des réformes entreprises par le gouvernement, et sont incapables d’autre chose que de ressentiment envers l’Europe qui, pourtant, les protège de la crise.

Difficile exercice que la gouvernance d’un pays de grincheux chroniquement insatisfaits, à l’heure où les marchés financiers surveillent notre dette publique, et où la menace d’un froncement de sourcils d’Angela Merkel suffit à déclencher une hausse des taux d’intérêts. On mesure l’étroitesse de la marge de manoeuvre du président, qui ne peut décemment pas changer d’orientation politique (c’est une évidence) mais qui doit tenir compte de la défiance populaire envers des élites politiques déconsidérées et corrompues.

Que faire, dans ces conditions ? L’histoire nous fournit parfois des exemples à suivre. Dans un régime politique à laVoroshilov,_Molotov,_Stalin,_with_Nikolai_Yezhov ligne inflexible, mais où le soutien populaire vacille, il faut une purge. Les exécutants des réformes doivent être remis au pas.

Ainsi donc, plus qu’un remaniement ou une dissolution, c’est à une véritable saignée qu’il faut procéder : démission forcée de tous les cabinets ministériels, limogeage des directeurs d’administrations centrales et des généraux en chef, non-remplacement d’un haut fonctionnaire sur deux, procès publics et autocritiques des vermines trotsko-titistes qui ont hésité à appliquer la réforme des rythmes scolaires ou à créer des emplois d’avenir.

Voilà qui contenterait l’appétit du bas peuple pour les mesures révolutionnaires simplistes, tout en donnant une nouvelle assise à l’autorité déclinante de l’exécutif. Bien sûr, il faudrait à ce grand ménage un grand ordonnateur, un Fouquier-Tinville moderne, un Beria social-démocrate. Si le gouvernement s’engage dans cette voie, je suis à sa disposition. J’ai déjà quelques listes de collègues à envoyer en camp de redressement, le moment venu.

 

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1 commentaire

Classé dans gouvernance, politique

Une réponse à “Pour gouverner la France, il faut une Grande Purge

  1. Citizen Kohn.

    Cher Maître, dans votre exposé si clair, vous avez omis, s’il est concevable que vous puissiez omettre quoi que ce soit sans en avoir l’intention, de « décimer binairement » les chambres haute et basse, c’est-à-dire d’exécuter, non pas un sénateur et député sur dix, comme savaient si bien le faire les Romains avec leurs légionnaires peu méritants, mais un sur deux ! Et, de grâce, ne soyez pas si modeste, n’offrez pas vos services à un pouvoir dévalué, exercez-le ! Pour le poste de Fouquier-Tinville, ne cherchez plus…

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