Libéralisons le marché de l’ordre public

1161439_gendarmes5Les tragédies se suivent et se ressemblent, aux Etats-Unis : des policiers blancs mis en cause pour avoir abattu des hommes noirs, parfois désarmés, sont au bout du compte acquittés. Réactions scandalisées dans les médias, cris d’orfraie dans la gauche angéliste et bien-pensante, manifestations et marches silencieuses… Tout cela fait mauvais genre. En France, heureusement, la police fait bien son travail et n’abat jamais personne, surtout pas de jeunes noirs. Mais il arrivera peut-être un jour où elle sera semblablement mise en cause. Les services de l’Etat sont déjà régulièrement pris à parti dans les banlieues sinistrées et les régions reculées du pays.

A cela s’ajoute le coût de plus en plus important du maintien de l’ordre public assuré par les gendarmes et les policiers. Il a fallu payer des semaines et des semaines de solde, par exemple, à ces dizaines de gendarmes mobiles affectés à la défense d’un malheureux chantier de barrage. Les manifestations anarcho-syndicalistes, les émeutes de banlieue (rares, depuis 2005, dieu soit loué), ou encore les jacqueries des bonnets rouges ou verts : tout cela coûte cher à contenir, à réprimer, à étouffer.

Ces deux arguments seuls devraient convaincre le gouvernement du bien-fondé de ma proposition : il faut ouvrir à la concurrence le marché du maintien de l’ordre. Déjà, des entreprises de sécurité privée se chargent de la surveillance de nos supermarchés et de nos banques. Certaines prisons sont construites grâce à des partenariats public-privé. Et des milices privées sécurisent efficacement les lotissements fermés des Alpes-Maritimes. Pourquoi ne pas aller plus loin ? blackwater

Libéraliser ce marché créerait de belles opportunités d’investissement pour des entreprises françaises, ou étrangères : on imagine sans peine Blackwater se charger de la ZAD de Notre-Dame des Landes, ou GPS Sécurité s’occuper de la circulation aux heures de pointe dans Paris. A la clé, une baisse drastique des dépenses publiques (de l’ordre de 2,2 points de PIB), des effets amont sur le secteur de l’armement, et près d’un million d’emplois. Alors, qu’attendons-nous ?

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