Ne pas consommer le dimanche devrait être puni par la loi

travail-du-dimancheLa future loi Macron fait l’objet de multiples critiques, notamment à propos de l’ouverture programmée des magasins 12 dimanches par an, au lieu de 5 à l’heure actuelle. On s’offusque de ce que le dimanche devienne un jour comme les autres pour faire ses courses. On déplore la disparition du temps consacré aux réjouissances familiales (pourtant, ces interminables déjeuners chez belle maman, quelle plaie !) et aux loisirs gratuits. On avertit que le « volontariat » des salariés mobilisés ce jour-ci risque de fort de se transformer en contrainte.

Pourtant, une fois de plus, ce gouvernement reste au milieu du gué, alors que des propositions réalistes et pragmatiques existent. Le travail du dimanche ne pose pas un problème d’offre, mais de demande. Il faut, bien sûr, laisser aux entreprises la possibilité de commercer un jour de plus si elles le souhaitent, sans restriction. Mais comment faire se déplacer des consommateurs dont les revenus n’augmentent pas, dans des magasins ouverts un jour de plus ? La réponse est triviale, évidente, et je m’étonne que personne ne l’ait encore proposée à Bercy : il suffit d’obliger les ménages à consommer le dimanche.

A cet effet, on pourrait imaginer un corps spécial de « contrôleurs de la consommation », qui veilleraient à ce que tous les clients456040-macron_noir potentiels des supermarchés, des bureaux de tabac et des épiceries, en finissent avec la détestable habitude de la grasse matinée dominicale, et rejoignent les files d’attente devant les caisses, pour des achats au moins égaux à 10€ par famille, modulo un barême en fonction du revenu imposable. Cela créerait des emplois de fonctionnaires, donc de la dépense publique, pinailleront certains lecteurs. Qu’à cela ne tienne : il suffirait de rémunérer ces agents au pourboire, en les autorisant à prélever 2,4% des sommes ainsi dépensées – ce qui permettrait, au passage, de les inciter financièrement à motiver les acheteurs du dimanche. Les plus récalcitrants devraient s’acquitter d’une amende pour « trahison économique », et purger, en cas de récidive, des peines de prison pour « entrave à la croissance ».

On le voit : notre gouvernement a encore des progrès à faire sur la voie du collectisme. N’en restons pas aux demi-mesures. Agissons.

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Classé dans Collectisme, politique

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