La France doit racheter la Grèce pour un euro symbolique

alexis-tsipras-accueilli-par-jean-claude-juncker-lors-d-une-reunionComme je l’avais prédit depuis longtemps déjà, la Grèce va bientôt devoir quitter la zone euro. La politique irresponsable des gouvernements grecs successifs, incapables d’infliger à leur pays les justes sacrifices qui auraient permis de régler l’ardoise faramineuse accumulée depuis 2008, conduit visiblement la Grèce dans le mur. Les banques n’ont toujours pas rouvert à ce jour, et les touristes en vacances dans les îles ont le plus grand mal à s’approvisionner en denrées de première nécessité (bière, monoï, ouzo).

Face à cette situation d’urgence, que je n’hésiterais pas à qualifier d’historique, que doit faire la France ? Elle a, jusqu’ici, brillé par sa timidité, préférant favoriser un accord a minima qui ne satisfait pas grand-monde, plutôt que de proposer des solutions audacieuses. Fort heureusement, celles-ci ne manquent pas, et elles peuvent encore être améliorées. La dette de la Grèce doit être rééchelonnée, son secteur financier entièrement restructuré, et surtout, sa gouvernance doit être profondément remaniée. Qu’est-ce qui a échoué, en Grèce, ces dernières années, sinon la pratique même du gouvernement représentatif, démocratiquement élu ? Supprimons le mal à la racine : nommons, en lieu et place, une commission d’experts qui aurait l’aval des institutions européennes, composée de technocrates et d’entrepreneurs prêts à redresser d’une main de fer les comptes publics, et à remettre sur pied une économie exsangue. Il suffira, dès lors, aux institutions nouvellement nommées, de s’engager sur un programme de réformes sur 30 ans, sans aucune contrepartie, pour racheter la dette grecque pour un euro.

C’est là que le génie français peut montrer toute son étendue : entre les rachats d’entreprise pour un franc symbolique, les commissions aux propositions révolutionnaires mais jamais appliquées, et la saine défiance des grands corps d’Etat envers le populisme (i.e. les élections), notre pays regorge d’hommes talentueux et expérimentés, qui pourraient apporter à nos amis grecs une tutelle bienveillante et salutaire, le temps d’en finir avec le parlementarisme inefficace. 1369748_3_b2c1_jacques-attali-en-avril-2010-a-paris

J’ai pris la liberté d’en toucher dès maintenant un mot à quelques amis : Bernard Tapie a pour l’instant refusé (il est très pris par son combat pour la justice et contre le racket d’Etat), mais Jacques Attali et Arnaud Leparmentier sont disponibles et enthousiastes. Bien sûr, s’il s’avère (comme c’est très certainement le cas) que ma compétence et mon entregent sont indispensables aux négociations pour mettre en oeuvre le Protectorat Franco-Européen pour la Grèce, je ferai mon devoir. A bientôt, chers amis grecs.

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