Archives de Catégorie: 5 propositions pour Sciences Po

Démocratie : les leçons dérangeantes de la crise à l’UMP

Les récents déboires de l’UMP font, actuellement, beaucoup rire les commentateurs, et je ne les en blâme pas. Mais, pour ma part, je préfère prendre de la hauteur et rapprocher ces petits évènements politiciens d’un plus grand scandale dont j’ai, récemment, été le témoin.

Il y a quelques jours, j’ai pu participer à un conseil d’administration extraordinaire de la Fondation nationale des Sciences Politiques, l’institution qui contrôle la prestigieuse Sciences Po, dont je suis un humble membre. Cette réunion avait pour objet principal d’entériner l’élection, selon moi injustifiée, d’Hervé Crès comme nouveau directeur – et ce malgré les nombreux problèmes soulevés par la presse ces derniers jours.

Ayant moi-même été candidat malheureux à cette parodie d’élection, j’ai voulu me rendre sur place pour contester la décision prise, au nom du bon sens et de la dignité humaine. Je suis allé de déconvenue en déconvenue.

Premier accroc : un assesseur borné, visiblement prévenu de ma présence, me refuse l’entrée de la salle de réunion, sous prétexte que je ne suis « pas membre du Conseil d’Administration ». La bonne affaire! Deuxième désillusion : bien que j’aie réussi à pénétrer dans la salle, en passant par un conduit d’aération, mon entrée est tout simplement ignorée par les membres du conseil qui font comme si je n’était pas là, alors que j’ai commencé un émouvant discours. Troisième et dernière humiliation : des vigiles particulièrement agressifs se saisissent de ma personne (ah! si seulement la France avait un habeas corpus à l’anglaise!) et me propulsent sans ménagement dans le ruisseau, où je tache ma veste Celio.

Voilà ce qu’est, en France, la démocratie. Voilà  ce qu’on appelle une « assemblée représentative ».

Et bien, quand j’ai appris ce qui se passait à l’UMP suite à son élection ratée (résultats inconnus, proclamation de la victoire de J-F Copé, découverte de votes oubliés dans les colonies, médiation d’Alain Juppé et j’en passe…), je dois dire que je n’ai pas été étonné. C’est que le système même des élections est désormais caduc. Il ne correspond plus à l’état de la société, il soulève des problèmes sans fin sans jamais résoudre les vrais difficultés auxquelles notre société est confrontée.

Faut-il cependant supprimer les élections, en risquant de retomber dans des systèmes dont l’histoire a montré les défauts? Je ne le crois pas. C’est pourquoi je propose de remplacer l’élection par une sélection. Le principe en serait simple. Au lieu de présenter un programme, et de briguer les votes des électeurs en usant des plus basses tactiques politiciennes, le futur candidat passerait un examen, dont les matières correspondraient au poste à occuper. Par exemple, un futur député européen devrait passer un concours en langues étrangères et droit ; un député, en français et SVT ; un directeur de Sciences Po, en histoire et collectisme. Le premier classé se verrait donc attribuer le mandat pour 5 ans, et au terme d’un tel processus un nouveau concours serait organisé.

Ce serait là un système qui garantirait à la fois intégrité, compétence et efficacité. La France est-elle prête à recevoir ce choc? Je le crois.

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Retour sur une campagne

Alors que la campagne américaine s’achève sur la victoire de Barack Obama que j’avais prédite dès septembre, il n’est pas inutile de revenir, en images, sur une autre campagne: celle que j’ai menée pour obtenir le poste de directeur de Sciences Po. Certes, cette campagne n’a pas été couronnée de succès comme celle de mon homologue américain ; car ici, ce n’est pas le peuple qui décide -gageons qu’il m’aurait largement choisi- mais un aréopage de professeurs médiocres et de hauts fonctionnaires bornés.

Peu importe. Cette campagne aura été l’occasion de faire connaître à tous mes soutiens, mes propositions, ma personne. Comme l’essentiel de cette lutte s’est déroulé sur les réseaux sociaux (on m’appelle familièrement, rue Saint-Guillaume, Fernand 2.0) certains de mes lecteurs réguliers n’ont pu voir les photographies qui ont rythmé mon combat. Je les reproduits donc ici, avec un minimum de commentaire: les images, on le sait, parlent d’elles-mêmes.

Carnet de campagne

Photographie prise à la volée, alors que je me prépare pour une réunion publique

Couverture d’un grand magazine français, qui me met à l’honneur mon slogan « made in Sciences Po »

Un moment de détente avec quelques partisans plus ou moins connus

Affiches de campagne

Une affiche réalisée par un artiste américain, où ma popularité est au plus haut

Mon affiche officielle

Mes soutiens

Stéphane Hessel s’est indigné dès l’annonce de ma candidature

Suivi de près par Edgar Morin, polygraphe

Jacques Derrida, philosophe connu aux Etats-Unis, m’a proposé un slogan de campagne

Le monde du spectacle s’est mobilisé à mes côtés

Barack Obama m’a soutenu dès 2008, lors de sa prestation de serment

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Engagement n°5 : Une équipe de direction performante

Richard Descoings, que j’ai bien connu au temps de sa splendeur, a su incarner Sciences-Po mieux que personne. Charismatique, même d’après ses adversaires, feu le directeur de l’IEP attirait les louanges et séduisait très largement. Il s’était également fait quelques ennemis en raison d’un train de vie jugé trop élevé. Les médiocres qui ne sont pas habitués à côtoyer les sommets sont toujours très prompts, on le sait, à vilipender ceux qui gagnent mieux leur vie qu’eux.

Il faut pourtant passer outre ces critiques, et accepter que les très hautes responsabilités qu’entraîne la direction de Sciences-Po méritent une rémunération très élevée. Suivant en cela le modèle mis en place par Richard Descoings, je propose que l’ensemble des cadres de l’équipe de direction de l’IEP (200 ou 300 personnes en tout) soient rémunérés à la performance. Sous mon règne, la part fixe de leur salaire sera ramenée à zéro, et des indicateurs de gestion mesurant leurs résultats permettront de les payer à la juste mesure de leur talent. Le directeur financier, par exemple, aura pour objectif d’augmenter les financements de l’Ecole de 30% en volume, chaque année. Le directeur de la recherche devra recruter plus de 30 nouveaux professeurs ayant un « facteur H » supérieur à 40, et licencier les moins productifs. Le chef du service logistique s’emploiera à rentabiliser les approvisionnements et les contrats de prestation de l’IEP en externalisant tout ce qui peut l’être : délocalisation des standardistes au Maroc, comptabilité et ressources humaines sous-traitées, etc.

Quant au directeur de l’IEP – moi -, il ne peut être question de résumer sa mission en quelques indicateurs simples. Il faudra donc ajouter diverses primes de performance, calculées en fonction des résultats atteints par ses subordonnés, à un salaire fixe annuel de 1 230 000 euros.

Pour financer ces dépenses de fonctionnement, outre un fundraising renouvelé, on s’appuiera sur une augmentation des frais d’inscription des étudiants, prônée par tous les rapports sérieux sur le financement des institutions universitaires. 80000 euros par an semblent un bon début. Evidemment, cela aura des conséquences sociales, mais pas celles que l’on croit : en appauvrissant les étudiants les plus fortunés, cette mesure permettra d’oeuvrer en faveur de l’égalité réelle, bien plus efficacement qu’en recrutant des étudiants pauvres (qui, de toute façon, savent rarement lire). On voit que, dans mes engagements pour Sciences-Po, « tout se tient », comme disait Ségolène Royal à propos de son programme présidentiel. Souhaitons que je récolte au moins autant de suffrages qu’elle.

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Engagement n°4 : Des idées plus courtes, des actions plus grandes

Depuis des années, on se plaint de la formation des élites françaises : trop théorique, trop abstraite, pas assez tournée vers la société réelle. En un mot, trop élitiste. Et chacun d’y aller de sa proposition de réforme…

Pourtant, au sein même de notre pays, des expériences novatrices ont été proposées, sans être malheureusement suivies d’effet. Je pense, vous l’avez compris, aux fameuses Écoles Bernard Tapie, institutions à la pointe, mais dont une justice pointilleuse a malheureusement brisé les ailes.

J’ai découvert, pour ma part, ces Écoles en écrivant mon ouvrage sur Georges-Guy Lamotte, lorsque je me suis rendu compte que le grand homme y avait enseigné. Comme je le découvrais alors, un reportage avait même été fait par une équipe de tournage belge, montrant bien le caractère férocement novateur de l’enseignement qui y était délivré –on y voit furtivement, du reste, Lamotte lui-même.

Il me semble que les Écoles Bernard Tapie peuvent constituer un bon exemple de ce qui devra être fait à l’avenir pour Sciences Po. Cessons, je vous en prie, de tourner autour du pot: à quoi peuvent bien servir des cours de droit administratif, de relations internationales ou de littérature pour qui ambitionne de conduire la France?

Ce qu’il faut à Sciences Po, ce sont des programmes d’études révisés, plus courts et plus opérationnels, faisant une large place aux apprentissages concrets, en ne conservant qu’un léger socle théorique de base (collectisme), en première année.

Si je suis élu directeur de l’IEP, de nouvelles filières seront donc créées dès la première année, dont : leadership managérial, éditorialisme médiatique, ou encore web 2.0 et génération Y. De même, une partie des cours serait délivré en anglais, pour permettre à nos futurs dirigeants de bien figurer dans la concurrence mondiale. On pourra ainsi remplacer le cours de « Philosophie publique » par un cours de « phoning« , ou encore l’inutile « Théorie de l’organisation » par un enseignement sur les « self-confidence processes« . Ainsi, Sciences Po jouerait enfin son rôle de moteur de la croissance nationale, et pourrait servir d’exemple aux autres universités française engluées dans leurs difficultés.

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Engagement n°3 : promouvoir la diversité à Sciences Po

Il y a trois jours à peine, plongé dans une longue digression sur les mérites comparés du collectisme et du stalinisme, en TD d’histoire des idées politiques, je m’arrêtai tout soudain. Un constat venait de me frapper, implacable et pourtant inaperçu jusque-là : dans mon cours, tous les étudiants étaient blancs, à l’exception d’un seul Noir. Pris de court par cette découverte qui, jusque là, avait échappé à ma sagacité, je me plongeai quelques minutes dans les trombinoscopes de mes autres TD, laissant mes étudiants du moment interdits et (presque) silencieux pendant quelques minutes. Le constat était bien le même : très peu de Noirs, quelques Arabes, et une dizaine d’Asiatiques au plus (si l’on y inclut la fille du ministre de l’intérieur ouzbek, charmante au demeurant, mais presque occidentalisée). N’y tenant plus, j’interrompis vertement le bavardage qui s’était installé dans ma salle de classe et fit remarquer à tous qu’il y avait, à l’évidence, un problème de diversité à Sciences Po. Boubacar le prit très mal et sortit en claquant la porte, ce qui me permit d’achever ma démonstration auprès de ses camarades restés présents (et un peu inquiets) : dès lors que l’on évoque ce sujet tabou dans les grandes institutions universitaires, la boîte de pandore des mauvaises intentions se pave des flammes de l’enfer.

Il faut sans plus tarder y remédier, non seulement dans le public que Sciences-Po accueille comme étudiants, mais aussi, et surtout, au sein des instances dirigeantes. C’est le sens du 3e engagement que je prends, publiquement, auprès de vous tous, à ce stade de ma campagne. Moi, directeur de l’IEP, j’instaurerai des objectifs chiffrés pour que la diversité ait toute sa place au sein des instances de direction et parmi les étudiants. Des quotas seront instaurés pour aboutir en moins de deux ans aux objectifs suivants : 10% d’homosexuels, 3% d’asiatiques, 1% de riches, 2% de borgnes, 4% d’infirmes. Il faut donner à Sciences-Po la même composition que celle de la société française, selon des critères clairs – à l’exception de l’intelligence, très inégalement répartie, comme chacun sait, et qui ne saurait être sous-représentée dans une école comme la nôtre. Ce n’est qu’un début, bien sûr. Les autres minorités discriminées feront valoir leurs droits par le biais d’une grande consultation interne, menée par le secrétaire général en collaboration avec un cabinet de conseil en ressources humaines. Je pense notamment aux fils d’ouvriers et aux doctorants de Jean-Claude Casanova, qui sont de moins en moins nombreux, paraît-il.

Refonder Sciences-Po, c’est aussi ouvrir davantage l’Ecole à la diversité. Il est temps de sortir de notre tour d’ivoire et d’accepter que des  gens qui ne nous ressemblent pas aient, à leur tour, la chance d’étudier dans les meilleures conditions.

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Engagement n°2: Des liens renforcés entre Sciences Po et le monde de l’entreprise

Un des grands regrets de Richard Descoings aura été de n’avoir pas eu le temps de réformer en profondeur les liens unissant Sciences Po, et le monde de l’entreprise, du « business » comme nous aimions à le dire. Ainsi qu’il me le disait encore, il y a un peu plus d’un an, en parlant de ses chers élèves « tous ces fils à papa, je te les enverrai bien à l’usine pour voir ce qu’ils ont dans le ventre! » Le destin ne lui en aura pas laissé le temps.

Il convient donc qu’un homme de conviction, de consensus et de compétence accomplisse cette tâche. Car, ne le nions pas, les contacts avec le monde des affaires sont un des points faibles de Sciences Po. En effet, malgré quelques belles réussites, quelques parcours remarquables, force est de constater que la plupart des étudiants de Sciences Po se dirigent, sans ambition et sans originalité, vers l’administration publique. Certes, l’Etat peut ainsi s’enorgueillir de compter en son sein des jeunes gens (et des jeunes filles) bien formés, à la tête bien faite, et la bonne gestion de la République doit beaucoup à leur travail rigoureux et assidu.

Mais, alors, qui pourra nier que les échecs répétés de la France dans le monde concurrentiel de l’entreprise (vente avortée du Rafale, difficultés de l’industrie, échec à l’obtention des Jeux Olympiques) sont causés par une sorte de « fuite des cerveaux », qui fait que les plus beaux esprits, formés à Sciences Po, se détournent des entreprises du CAC 40? Je crois qu’il faut chercher là les raisons de la désindustrialisation de notre pays, et cela, le ministre du redressement productif ne pourra rien y faire.

Il faut donc que le futur directeur de Sciences Po (moi, donc) prenne à bras le corps ce problème. Pour cela, il ne faut pas se contenter de mesurettes et de recettes éculées. J’entends mes concurrents proposer, comme toujours, rapprochement des laboratoires avec les PME, stages en immersion, ou encore intervenants professionnels dans les cours. Quel manque d’originalité! Quel manque d’ambition! Car, à problème grave, il faut un remède conséquent.

Je propose donc que, par une loi organique, l’Assemblée nationale décide de nationaliser les plus grandes entreprises françaises (disons, pour commencer, la moitié des entreprises du CAC 40), avant de les privatiser dans la foulée et de les vendre, pour un euro symbolique, à la Fondation nationale des sciences politiques. Ainsi, le directeur de Sciences Po deviendrait, dans le même temps, PDG de Renault, Areva, Dassault ou encore EDF. Les liens entre université et entreprise deviendraient enfin réellement organiques. Et les passerelles seraient, pour les élèves, grandement facilitées.

Voilà une mesure qui, je vous l’accorde, remettra en cause quelques petits avantages acquis, et qui demandera également un soutien politique fort de l’Assemblée nationale. Pour le premier point, j’avoue ne pas avoir peur de bousculer les habitudes des médiocres ; pour le second, je me fais fort de convaincre le gouvernement après mon élection, quel qu’il soit.

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5 propositions pour Sciences Po. N°1 : un budget élargi

Hier, poussé par la nécessité, et cédant à l’amicale pression de plusieurs collègues, je déclarai ma candidature à la direction de Sciences Po. Aujourd’hui, je vous livre la première de mes cinq propositions-clés (« key propositions »). Elles préfigurent la nouvelle orientation que j’entends faire prévaloir au sein de l’IEP, mais ne constituent pas un programme entièrement verrouillé, bien au contraire : la sagesse et l’expertise des lecteurs va être mise à contribution. Chacun d’entre vous, dans les commentaires de ce blog ou sur la page facebook de ma campagne (cf. colonne de droite), peut déjà soumettre quelques idées et participer ainsi à la naissance d’une équipe de direction à l’écoute des citoyens. Les plus actifs de ces contributeurs se verront attribuer quelques postes ancillaires (chargé de mission communication, assistante de direction, etc.)

Un budget élargi, disais-je. On le sait, l’un des reproches les plus cinglants de la Cour des comptes à l’endroit de la précédente équipe de direction tient à la dilapidation des fonds publics et à un certain manque de clairvoyance gestionnaire. Aussitôt, des esprits médiocres pétris de ressentiment à l’égard de l’Ecole dans laquelle ils n’ont jamais mis les pieds (et pour cause) couinent et gémissent :

« Le gâchis d’argent privé c’est une chose, le gâchis d’argent public en est une autre, bien plus grave.
Cet homme jetait l’argent public par les fenêtres, se comportait comme un prince, et donnait des leçons de valeurs républicaines. Pitoyable. » (commentaires d’un article du monde.fr)

Il faut mettre un terme à ces accusations stupides, en soustrayant Sciences-Po à la tutelle publique. Je propose que l’intégralité du financement de l’IEP soit assuré par une fondation de droit privé, la « fondation Georges-Guy Lamotte pour le renouveau de Sciences-Po », dont les ressources seront assurés par des partenariats public-privé avec des fonds d’investissement et des capital-risqueurs de pays en développement. C’est vers eux qu’il faut se tourner pour nous assurer un financement pérenne, qui ne soit pas soumis aux mêmes aléas que les crédits publics.

J’ai d’ores et déjà fait appel à un homme de réseaux, expert en matière d’optimisation fiscale et de joint-ventures innovantes : Ange Guérini, qui sera mon fundraising manager. Dès maintenant, je peux vous annoncer que des crédits (à des conditions très intéressantes) pourront nous être alloués par des entrepreneurs colombiens, afghans et marocains. Une négociation est en cours avec un émirat du Golfe Persique, pour l’ouverture d’une chaire dédiée à l’économie des ressources naturelles et aux paris hippiques, en échange de la construction de nouveaux bâtiments en plein 7e arrondissement : le Burj Descoings, projet d’aménagement d’un immeuble de 185 étages dessiné de concert par Renzo Piano et Martin Bouygues.

Vous le voyez : pourvu que l’on quitte l’étroitesse et l’inertie des investisseurs publics, et que l’on face confiance aux puissances émergentes, le succès peut très rapidement être au rendez-vous. Je l’ai compris en regardant les inestimables progrès de l’antenne de la Sorbonne à Abu Dhabi. A notre tour d’investir dans l’avenir.

 

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