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Il faut retirer la nationalité française aux électeurs du Front National

carte_france_resultats_0Les résultats du premier tour des élections régionales, et ceux qui s’annoncent pour le second, ont été un choc pour beaucoup d’observateurs de la vie politique française. Pas pour moi: cela fait des années que je mets en garde les politiques contre la dérive de l’électorat, que j’indique en vain les mesures à prendre pour redresser la barre et ramener notre pays dans le chemin de la croissance et de l’épanouissement.

Néanmoins, il est désormais trop tard pour se contenter de mesurettes. Car ce n’est plus l’économie ou le vivre ensemble qui sont aujourd’hui menacées : c’est la République, la démocratie elle-même qui risque de sombrer au détour d’un vote sanction en faveur du Front National.

Les Français ne l’ont, je crois, pas encore bien compris. Faut-il donc attendre qu’ils en prennent conscience, au risque de voir sombrer nos valeurs issues des luttes du passé? Je ne le crois pas. C’est pourquoi je propose que soit décidée immédiatement la déchéance de nationalité pour les électeurs frontistes. De même que les djihadistes menacent notre société et la possibilité de faire des 5 à 7 au café, de même les électeurs du front menacent l’état de droit. Or, à maux similaires, remèdes similaires.

Un djihadiste bretonOn me rétorquera qu’une telle mesure soulève quelques difficultés pratiques: voilà encore bien l’esprit chicaneur des politicards et autres pense-froid incapables de sauver notre nation! J’en évoquerai donc deux, avec les réponses simples que j’y apporte, pour montrer que ma mesure est aisée à mettre en œuvre

1. Sur la question de savoir comment savoir qui vote quoi, il faudrait effectivement revenir sur la règle absurde qui rend le vote secret. Car que nous apporte, finalement, une telle décision? Tout le monde affiche ses convictions sur facebook, dans les pages des journaux, au café du coin : le secret, à l’heure d’internet, n’a plus guère de sens.

2. Certains pourraient craindre un problème d’inconstitutionnalité, du fait qu’il est impossible de créer des apatrides et donc de retirer la nationalité à quelqu’un qui n’en aurait pas d’autre. Qu’à cela ne tienne! Il suffira de leur donner une nationalité de substitution, ne donnant pas accès au droit de vote mais accordant tout de même certains avantages (possibilité de regarder TF1, de suivre mes cours à science po, etc.). Cette nationalité de substitution pourrait suivre un découpage régional basique (Nordistes, Sudistes, Estistes, Ouestistes) ou plus fin (Alsaciens, Corses, Bretons, Mangeurs de foie gras, Ventres-mous), ou encore être organisée selon des catégories plus subjectives, qui du reste se confondraient grandement avec le classement régional fin (Germains, Terroristes, Bouffeurs de crèpes, Rugbymen, Péquenots, etc.)

Je pense qu’un pays dans lequel seule la sanior pars (comme disent les Anciens) aurait la nationalité, et donc le droit de vote, serait bien mieux géré. Malheureusement, je crains que les politiques, au logiciel dépassé, n’osent franchir le pas.

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Pour dépasser l’état d’urgence: l’état d’esprit

Il y a quelques années, j’avais proposé aux hommes politiques qui nous gouvernent une solution simple pour mettre fin aux attentats qui endeuillent régulièrement la France: un moratoire sur le terrorisme. À l’époque, je n’avais pas été entendu. Certains, même, avaient cru spirituel de se moquer de ma proposition. Aujourd’hui, quelques jours après les massacres, on comprend enfin son intérêt – mais un peu tard, reconnaissons-le.

XVMf89b5ee8-8c7e-11e5-b3ea-85458003f3c5Faut-il, donc, l’adopter maintenant? Cela n’est plus, je crois, suffisant. En effet, les derniers événements ont créé une situation inédite dans notre pays. En réponse, l’assemblée nationale a voté l’état d’urgence pour trois mois. Je ne peux qu’approuver une telle mesure, qui permettra de mettre fin aux attentats de la manière la plus certaine. Mais je m’interroge: que se passera-t-il après ces trois mois? Retirera-t-on leurs armes aux policiers, qui n’auront dès lors plus que leurs techniques pieds-poings pour se défendre ? Rendra-t-on la nationalité aux personnes déchues ?

Non, à l’évidence, cet état d’urgence de trois mois n’est qu’une solution temporaire. On ne peut guère le prolonger: car quel sens aurait alors le mot « urgence », si l’état était permanent? Comment lutter en profondeur contre les racines d’un mal désormais bien installé dans le pays?

Pour cela, je propose de créer un nouveau statut, qui pourra prendre la suite de l’état d’urgence : l’état d’esprit®. En effet, beaucoup trop de jeunes de notre pays se transforment en djihadistes (ou, s’ils sont moins violents, viennent perturber mes cours par leur bavardage) par simple manque d’intelligence, par manque d’esprit. Car qui préfèrerait mourir plutôt que vivre? Qui préfèrerait être méchant plutôt que gentil?

etat d'urgenceLe principe de l’état d’esprit® est donc simple : travailler en profondeur les causes du terrorisme, sans se limiter à en traiter les effets. Il se limiterait à quelques mesures de bon sens:

  • Déradicalisation des jeunes djihadistes par la création d’une chaine de télévision djihad-free entièrement dédiée à eux (et qui serait retransmise en même temps sur youtube, pour pouvoir toucher ceux partis en Syrie),et diffusant des messages apaisants et rationnels: dessins animés pour enfants, documentaires éducatifs, interview de BHL, conférences assurées par mes soins. Le visionnage obligatoire de cette télévision 12h par jour en ramènerait, je le crois, beaucoup dans le droit chemin.
  • Création d’une Structure de Vérification de l’Internet ayant pour but non de supprimer les sites djihadistes (cela ne sert à rien, ils sont recréés ailleurs dans la seconde) mais plutôt de les corriger en modifiant les parties les plus gênantes. De ce fait, des djihadistes, croyant lire la prose autorisée de Daesh, seraient subtilement amenés à s’en éloigner.
    Ainsi, des phrases comme « Il faut fuir tous les mécréants! » ou « Soumission au calife! » pourraient être remplacées par « il faut suivre tous les météores » (pour susciter l’intérêt pour l’astronomie) et « Souscrivons à la CAMIF! » (pour susciter les vocations d’enseignants).
  • Enfin, il faudrait imposer l’usage de la langue française de manière obligatoire sur l’ensemble des territoires touchés par le terrorisme, et notamment la Syrie. En effet, l’un des problèmes du terrorisme est que, souvent, les conversations tenues entre les djihadistes ne sont pas faites dans la langue de Molière, ce qui ne facilite pas du tout le travail des services de renseignement. Du reste, plusieurs des terroristes n’étaient-ils pas belges? Si le français était partout pratiqué, il deviendrait beaucoup plus facile de repérer et d’appréhender les dangers.

Cet état d’esprit® pourrait durer sans limite de temps ; mais je crois qu’après quelques années d’un tel traitement, nous pourrons enfin revenir aux terrasses des cafés en se rappelant de la triste période actuelle comme d’un mauvais rêve

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Intellectuels en vacances : Do’s and don’ts

En ce début de mois d’août, Paris s’est vidée de ses habitants et remplie de touristes. Il est temps de fuir cette ambiance délétère et de rejoindre vos quartiers d’été. Constatant avec amertume que la plupart de mes amis étaient incapables de prendre des vacances dignes d’un véritable intellectuel, je vous propose ce petit guide qui suffira à vous éviter de funestes erreurs.

  1. Choisissez une destination prisée, mais pas tape à l’oeil. De grâce, évitez Saint-Tropez, ou Ibiza. Vous n’avez pas de yacht ni d’abdominaux sculptés à exhiber. Préférez donc un lieu de villégiature chic mais sans prétention : l’île de Ré, par exemple, qui vous permettra d’enchaîner sur l’université d’été du PS. Ou encore le Lubéron, malheureusement colonisé par des Américains fortunés, mais qui gardent un grand respect pour la culture française et le rosé. D’ailleurs, votre collègue de Princeton a récemment acheté un mas rénové dans l’arrière-pays d’Aix : pourquoi ne pas lui rendre visite ?
  2. N’exposez jamais sur les réseaux sociaux vos photos de doigts de pied en éventail devant une piscine, ni même de groupes d’amis partageant un barbecue. Photographiez tous les livres que vous emportez en vacances (pas moins d’une trentaine) en vous plaignant du poids de vos bagages.
  3. N’oubliez pas que les congés d’été sont l’occasion d’écrire cet article fondateur et cet ouvrage révolutionnaire que vous portez en vous depuis des années. 5309284-7923200Faites-le savoir. Passez au moins deux heures chaque jour reclus dans votre chambre, enchaînant cafés et cigarettes, et sortez-en la mine hagarde, en sautant sur le premier venu pour lui demander où trouver l’édition allemande de Marx qui vous manque. Lorsque celui-ci vous répond que l’espace culturel du Leclerc a fermé l’an dernier, soupirez bruyamment et ne dites rien. Vous pouvez maintenant vous résoudre à piquer une tête dans la piscine.
  4. Envoyez vers une heure du matin des mails collectifs pour des vacations en « Phénoménologie du virtuel et expérience(s) de l’intersectionnalité », réponse souhaitée sous 48h. Vous examinerez les candidatures début septembre, mais vous êtes ainsi certain de recruter un chargé de cours motivé, précaire et prêt à tout.
  5. Bronzez un peu, mais pas trop. La rentrée venue, il faudra éviter de ressembler à un dentiste cannois.
  6. Soyez cordiaux avec les indigènes, sans rechercher leur amitié. Les provinciaux vous feront vite comprendre qu’ils ne vous aiment pas et que seul votre portefeuille les intéresse. Mentionnez au passage les faiblesses du réseau 4G, ou le manque de respect de la loi littoral.
  7. Achetez tous les jours plusieurs journaux, en vous esclaffant de la pauvreté de la presse quotidienne régionale. Appelez Le Monde pour vous indigner de ce que votre abonnement n’ait pas été transféré sur votre lieu de vacances.
  8. Choisissez avec soin vos sujets de conversation à l’heure de l’apéro : évitez la mort du lion Cecil, et commentez longuement la possibilité d’une sortie de crise en Grèce grâce à l’inversion des rapports de force internes à Syriza.
  9. Visitez des musées, des ruines antiques ou des églises romanes, s’il s’en trouve – et il doit s’en trouver – là où vous séjournez. Montrez votre agacement devant les panneaux d’information, qui en disent beaucoup trop peu sur les alliances de Childéric II avec les Burgondes, et sur les difficultés de conservation des fibules en cuivre. N’acceptez d’audioguide sous aucun prétexte.
  10. Commencez, pendant 48h, un régime crétois ou vegan, que vous abandonnerez bientôt. De même pour le sport : quelquesrandonne brasses dans la piscine devraient vous suffire. En revanche, n’oubliez pas que tout intellectuel doit sacrifier à la randonnée en montagne, longue, pénible et douloureuse, afin de se ressourcer et d’éprouver la petitesse de notre être au monde, comme disait Rousseau, ou Heidegger. Achetez un sac à dos énorme et des chaussures de compétition. Sortez pendant deux jours sur des sentiers escarpés. Rentrez fourbu mais heureux. Postez de nombreuses photos sur les réseaux sociaux.

Et vous, chers lecteurs, quels seraient vos conseils aux intellectuels en vacances ? Vos commentaires sont les bienvenus.

 

 

 

 

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Pour un uniforme laïc dans les écoles et les universités

voileAlors que l’on croyait le problème réglé par la loi de 2004 contre les signes ostentatoires et par la visite en France du maréchal Sissi, voilà que reprennent les polémiques à propos des tenues vestimentaires des femmes musulmanes. Dernièrement, une jeune élève voilée d’un lycée de Marseille a ainsi été refoulée à l’entrée de son établissement scolaire, au motif que sa jupe était trop longue et constituait une « provocation prosélyte » – pour ma part, le fait qu’elle l’ai achetée, de son propre aveu, à Kiabi pour 2 euros constitue plutôt une provocation contre le bon goût, mais ce n’est pas la question.

Bref, nous revoilà replongés dans de byzantines discussions pour savoir à partir de quelle longueur une jupe peut-être considérée comme militante, avant de bientôt s’interroger sur le port de la barbe ou autre maillots du PSG par les élèves français.

Pourtant, des solutions simples existent, et de nombreux intellectuels en ont déjà proposé certaines. Je veux ici en avancer une, aussi simple qu’efficace: revenir au port de l’uniforme pour tous les élèves. Ce serait non seulement la fin des revendications religieuses ou politiques à travers le vêtement, mais cela permettrait aussi un authentique égalitarisme républicain, en gommant les différences sociales si durement senties par les étudiants, surtout quand leur maman ne veut pas leur acheter les Reebook pump que Jean-Sébastien a, lui, depuis noël.

Cette solution avait déjà été proposée par d’autres, je m’y range donc mais, comme à mon habitude, je propose de l’améliorer et de faciliter sa mise en pratique en indiquant quelques pistes pour diriger les futurs stylistes dans leur conception de l’uniforme idéal. Car, oui, il faut un uniforme adapté au XXIe siècle, à la fois élégant et républicain. Voilà donc ce que je propose pour les garçons et les filles, en commençant, tout seigneur tout honneur, par les secondes.

 

Pour les jeunes filles:

Recommandations:
– Une tenue qui respecte la tradition scolaire, inspirée des films américains pour faire plaisir aux jeunes
– Le port de la jupe plutôt que celui du pantalon, pour éviter toute confusion de théorie du genre
– Une jupe assez courte pour combattre l’islamisme. En cette matière, il ne faut pas hésiter à frapper fort: comme le premier ministre l’a dit, nous sommes en guerre
– Un haut assez léger, pour éviter de pouvoir y glisser des anti-sèches

 

Pour les garçons:

Recommandations:
– Une veste nécessairement et non un vulgaire sweet-shirt, pour les préparer au monde du travail et leur donner l’élégance du gentilhomme
– Une cravate, car savoir faire un noeud est déjà une preuve d’intelligence pratique – cela permettra en outre de faire un premier tri des bons élèves en seconde et les pré-sélectionner pour la série S
– Un pull pour éviter de prendre froid : les forces productives du pays doivent pouvoir être toujours disponibles
– Une barbe, assez légère pour éviter toute accusation de salafisme, mais assez longue pour en faire une preuve de virilité naissante

 

Pour vous aider à visualiser tout cela, voilà en gros à quoi devraient ressembler toutes les jeunes femmes et tous les jeunes hommes de France:

 

Uniformes pour le XXIe siècle

 

Je pense, bien sûr, que ces mesures ne devraient pas se limiter à l’école secondaire, mais être reprises aussi à l’université, où le militantisme de tout poil fait des ravages. En tous cas, j’espère avoir par cette petite contribution aidé à l’apaisement de notre grande nation.

Messieurs (et mesdames) les stylistes, je vous ai mâché le travail: à vos crayons maintenant!

 

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« Merci pour ce moment », le film : voici les 5 scripts en compétition

francois-hollande-et-valerie-trierweiler-sur-la-scene-de-la-bastille-10692787dsdyy_2348Le tout-Paris ne bruisse plus que de cette rumeur : le roman de Valérie Trierweiler, Merci pour ce moment, va bientôt être adapté au cinéma. Oui, mais par qui ? Et avec quels acteurs ? Selon quel scénario ? Valérie elle-même y participera-t-elle ? En exclusivité pour vous, chers lecteurs, j’ai activé mes réseaux chez Pathé, Canal+ et Universal, et suis en mesure de vous dévoile les 5 projets en compétition, à ce stade.

« Valérie T si je mens », de Fabien Onteniente. Lorsqu’elle surprend son président de mari (Gérard Jugnot) dans les bras d’une plus jeune qu’elle (Julie Gayet, dans lejugnot rôle de Julie Gayet), le sang de Valérie (Karin Viard) ne fait qu’un tour : elle décide de le ridiculiser dans tout Paris, photos à l’appui. Mais les boules puantes ne fusent pas que d’un seul côté : très vite, les lieutenants de François Hollande (Victor Lanoux, dans le rôle d’Arnaud Montebourg, et François Cluzet, dans celui d’Aquilino Morelle) s’acharnent à lancer des rumeurs dégradantes. Il faudra l’interposition de Ségolène Royal (Helen Mirren, impériale) pour que tout rentre dans l’ordre… ou pas : qui dit qu’un deuxième épisode ne pourrait voir le jour ?

uma-thurman-in-kill-bill-2« François must die », de Quentin Tarantino : Uma Thurman incarne une Valérie Trierweiler avide de revanche à tout prix, trahie par le chef d’un gang de bikers en scooter (Steve Buscemi). Après avoir assassiné l’intégralité de sa famille (dont Pam Grier, méconnaissable en Ségolène Royal vieillissante), Valérie se heurte au bras droit du chef mafieux (Harvey Keitel, qui incarne un Aquilino Morelle lunatique et imprévisible). Viendra-t-elle à bout de sa sanglante vendetta ?

« Merci, c’est tout. », d’Arnaud Desplechin. Le film s’ouvre sur l’exil de Valérie (Emmanuelle Devos) dans un monastère normand, où elle mène une vie de réclusion, de prière, et de souffrance. Un ami, professeur Emmanuelle-Devosde littérature comparée (Mathieu Amalric), lui rend visite et lui propose d’écrire. Mais comment écrire l’insupportable ? Comment dire l’indicible ? Une longue scène en plan fixe voit les deux amis s’affronter du regard, pleurer, geindre, se réconcilier, pleurer de nouveau. Valérie trouve peu à peu le réconfort dans la musique de Schubert et la fréquentation d’une jeune orpheline aveugle et muette, à laquelle elle dicte son manuscrit. Vient le temps de rentrer à Paris. Mais comment ? Et où ? Valérie retrouve avec déplaisir le monde qu’elle a fui, et passe de longues heures à fumer sans parler à personne, dans des soirées où elle se sent trop vieille. Elle renonce de nouveau au monde, et achète une villa dans la Creuse avec les droits de son dernier livre.

jennifer_lawrence« Thank you for nothing », de George Clooney.Une jeune journaliste idéaliste et pleine de courage (Cate Blanchett, dans le rôle de Valérie Trierweiler) s’éprend d’un politicien retors et cauteleux (Jean Dujardin, chauve et constamment débraillé). Prenant conscience de son erreur, elle voit se resserrer autour d’elle un complot ourdi par des hypocrites qui lui présentent un visage riant (Louis Garrel – Aquilino Morelle, et Antonio Banderas – Arnaud Montebourg). Déjà « la petite pétasse » (Jennifer Lawrence) se prépare à prendre sa place. Valérie perdra-t-elle définitivement ses illusions sur le courage en politique ?

« Merci pour maman », de Xavier Dolan. François (Niels Arestrup), soixantenaire complexé malgré sa brillante carrière politique, voudrait retrouver dans melvil-poupaudchaque femme quelque chose de sa mère. Hélas, après avoir rompu avec Ségolène (Nathalie Baye), et s’être épanché face caméra dans un bureau aux dorures clinquantes, il ne connaît qu’une brève aventure sans lendemain avec Valérie (Suzanne Clément), qui le laisse meurtri et plein de doutes. Il se perd dans des fêtes pleines d’alcool et de bruit, et finit par accepter l’amour d’un transsexuel attendrissant, Julien Gay (Melvil Poupaud).

 

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Top 10 des intellectuels les plus sexy

Oubliez Miss France, et le classement des hommes politiques les plus canons. Voici le seul classement qui compte vraiment : quels sont les intellectuels français contemporains qui font saliver leur auditoire, non seulement par la hauteur de leurs vues, mais aussi par leur charme, leur physique, leur je-ne-sais-quoi de séduction troublante ? Après avoir réuni un panel indépendant constitué de 15 ami(e)s et connaissances, je suis en mesure de vous donner les résultats finaux. Accrochez-vous.

10. Eric Zemmour. Effet de notoriété sans doute : son nom est sur toutes les lèvres. Cependant, le manque regrettable de virilité et de classe du petit Eric, qui déplore pourtant à longueur de colonnes la disparition des vrais mecs d’antan, le relègue au dernier rang du classement.

zemmour

9. Jacques Attali. La définition même du charme à la française : ineffable, imperceptible, surprenant même. Qui aurait dit que cette lippe tombante et cette barbe mal rasée lui vaudraient d’être retenu parmi les penseurs les plus hot ? Et pourtant, dieu sait qu’il continue à tomber les étudiantes à chaque conférence à Sciences-Po.

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8. Michel Onfray. Le tombeur de Sigmund Freud, l’ennemi acharné de l’islamisation et des peine-à-jouir, est aussi un chantre de l’hédonisme, qu’il pratique régulièrement, en solitaire. Mais il aime avant tout séduire, au point d’avoir créé à ce seul effet une Université populaire qui tourne entièrement autour de sa personne. Un cinquantenaire solaire et dionysiaque.

onfray

7. Marcel Gauchet. C’est là encore le combattant, le rebelle, l’insoumis, qui récolte les suffrages populaires et suscite, du coup, une puissante attraction érotique. Il fut un temps où Lionel Jospin recevait des dizaines de lettres enflammées d’admiratrices. Marcel en a reçu quatre cette année. La droiture, la modération, la modestie : tout ceci vous fait un père de famille idéal… et parfois une MILF au masculin.

gauchet

6. Alain Finkielkraut. On ne présente plus Alain, incarnation vivante de l’excellence à la française, de tout ce que notre école a produit de meilleur, avant de sombrer dans la vilenie et l’ordure. Une forme d’exigence morale et de jusqu’auboutisme idéaliste portent notre homme au sixième rang de ce classement. Gageons qu’il progressera encore lorsqu’il aura résolu ce problème récurrent de branches de lunettes.

finkielkraut

5. Laurent Joffrin. Une rondeur matoise de courtisan aguerri. Une conversation dont le brio n’a d’égal que la superficialité. Une longévité exceptionnelle dans la déférence et la coquetterie. Laurent possède comme personne l’art de la lèche. Vous voyez bien où tout cela mène…

joffrin

4. Pierre Nora. Soyons honnêtes : Pierre n’est là qu’en raison de sa dernière conquête. Merci pour ce moment.

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3. Christophe Barbier. Qui n’a jamais rêvé de caresser longuement son écharpe rouge, avant de se laisser aller à de plus amples… Mais je m’égare. Christophe est avant tout un grand esprit, une intelligence remarquable, comme il le répète lui même chaque matin sur i-Télé, puis l’après-midi sur RTL (ou le contraire, suivant les saisons), et une fois par semaine dans l’Express.

barbier

2. Bernard-Henri Lévy. La France serait-elle la même sans lui ? Un jour, en pensant aux années 2010, on se souviendra de l’oscar de Bernard-Henri Lévy, et du bloc-notes de Jean Dujardin.

bhl

1. Fernand Bloch-Ladurie. J’en suis, évidemment, le premier surpris : on me décerne le titre de Beau Gosse en chef parmi les intellectuels parisiens. Comment l’expliquer ? Une exigence constante à l’égard de moi-même, sans doute, qui me pousse à ne jamais être inélégant. Et je pense que l’on retrouve dans ma personne une sélection de tous les traits qui font le succès des précédents. Merci à tous.

Proposition d'ouvrage faite aux PUF (j'attends toujours la réponse)

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Sachez reconnaître un candidat au jihad

À l’heure où François Hollande envisage une nouvelle action militaire contre le terrorisme islamiste, et où Mehdi Nemmouche fait la une des journaux, il est bon que les intellectuels montrent la voie. C’est la raison qui me pousse à vous parler de moi, ou plutôt, de mes vacances.

En juillet dernier, je devais comme d’habitude me rendre à une multitude de colloques et de manifestations scientifico-mondaines, que je choisis, à cette période de l’année, sous des latitudes ensoleillées, pour joindre l’utile à l’agréable. Me voici donc, le 15, en partance pour Narbonne, où je devais prononcer la conférence inaugurale des Journées interdisciplinaires du patrimoine local et du rugby. Partageant, une fois n’est pas coutume, le sort peu enviable des miséreux qui se pressent en interminables files d’attente dans les aéroports parisiens, j’en profitai pour relire mes notes, lorsque je remarquai un individu louche, juste devant moi, aux contrôles de sécurité. Sa longue barbe noire, sa djellaba, sa compagne voilée et ses épaisses valises dénonçaient suffisamment ses origines étrangères, ou immigrées, ou musulmanes. famille musulmaneDe surcroît, il semblait parler en arabe à toute sa famille, enfants compris, qui parlaient pourtant entre eux en français. Et comme pour ajouter à cet ensemble patibulaire, un chapelet dépassait de sa poche.

Je fis rapidement signe à l’agent de sécurité qui vérifiait le contenu des sacs : les bagages à main de cet énergumène renfermaient certainement des explosifs ou des armes, indiquai-je à grands renforts de gestes et de mimes. Hélas, le niveau scolaire peu élevé de cette sorte d’employés ne lui permettait pas de me comprendre, apparemment. Je glissai un mot à son collègue qui venait de faire passer le suspect dans un portique détecteur de métaux, sans que l’alarme ne se déclenche. « Il y a forcément un problème », lui dis-je. « Cette personne va très probablement commettre un attentat. Soyez plus vigilant ! » Mi-incrédule, mi-amusé, le deuxième vigile Controle de sécurité aéroportignora également ma remarque. Je commençais à perdre patience, et à trouver aberrant que personne ne prête attention à cet islamiste trop bien préparé pour se faire pincer par les contrôles de routine. Seule une retraitée assise un peu plus loin en salle d’embarquement échangeait avec moi des coups d’oeil affolés, par-dessus son Figaro.

Avisant un douanier qui passait par là, je lui signalai l’individu, qui rangeait maintenant le sac Hello Kitty de sa fille, probablement bourré de plastic, dans son propre bagage. J’insistai sur une donnée bien connue des services de renseignement : les jihadistes français ne prennent jamais de vol direct pour Damas ou Baghdad, mais passent par d’autres pays, comme celui-ci dont la carte d’embarquement indiquait Marseille.

Mon interlocuteur, qui avait pris mes remarques nettement plus au sérieux, revint bientôt avec trois collègues, et emmena le terroriste présumé dans un local où il fut déshabillé, fouillé au corps, et longuement interrogé – j’avais entretemps changé mon billet, inquiet de ma propre sécurité et de celle de tout l’aéroport, et je pus donc être tenu au courant de l’avancement d’une affaire criminelle que j’avais moi-même repérée. Protestant de son innocence, et arguant d’un « retour au bled pour les vacances » (quel arrestationlangage !), l’inculpé s’obstinait à vouloir parler à ses enfants et niait tout projet djihadiste. Il fallut deux bonnes heures d’interrogatoire pour venir à bout de ses dénégations : il reconnut que la photo de son passeport n’était pas aux normes, et fut promptement conduit à la police des frontières, avec femme et enfants. Nul doute que, depuis, la justice a suivi son cours, et que ce lâche a dû remettre à plus tard ses projets de guerre sainte et d’attentat suicide.

J’enjoins donc mes lecteurs à faire preuve d’une attention redoublée, face à la menace permanente que des fanatiques sanguinaires font peser sur l’Occident. Méfiez-vous des musulmans d’apparence. Facilitez le travail de la police. Ne laissez pas le jihad détruire notre mode de vie, et retarder nos avions.

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