Archives de Catégorie: Georges-Guy Lamotte

Conseils à Robert Ménard

MenardDepuis les dernières élections, un édile attire l’attention : Robert Ménard, maire de Béziers. Élu avec le soutien du Front National, il défraie la chronique par ses choix de collaborateurs, ou par ses mesures loufoques ou scandaleuses : interdiction d’étendre son linge aux fenêtres, fermeture des garderies aux enfants de chômeurs, et encore dernièrement interdiction de manifester contre la corrida.

Évidemment, de telles mesures suscitent, sans doute à juste titre, amusement et énervement. Pourtant, pour bien connaître Robert Ménard, je peux affirmer qu’il n’est pas un mauvais homme. Il y a quelques années, à l’occasion d’un différend avec un journaliste peu sympathique à mon égard, je l’avais contacté comme ancien directeur de Reporters sans Frontières. Il avait eu l’amabilité de me répondre, et m’avait donné quelques conseils qui m’ont permis de me sortir du faux pas judiciaire dans lequel je risquais de tomber.

C’est donc à mon tour, désormais, de lui rendre la pareille. Oh! bien sûr, je n’ai nullement l’intention de m’acoquiner avec les séides fascistes de Marine Le Pen. Je suis un homme de progrès, vous le savez, je ne mange pas de ce pain là. Mais, justement, ne faut-il pas aider cet homme de valeur, malheureusement tombé entre de mauvaises mains, à mener malgré tout une politique valable? Pour faire barrage au Front National, ne faut-il pas justement aller se battre là où il est fort, plutôt que de rester dans notre confort parisien? Je le crois.

Mes conseils sont dans tous les cas simples. Ils tiennent en trois points:

fameux-beret-kangol-L-3La nécessité d’aller plus loin. Trois petites interdictions en plus de deux mois, c’est peu face aux enjeux. Il faut donc proposer au moins une interdiction par jour. Je propose, pêle-mêle: interdiction de se moucher dans la rue (je trouve ça dégoûtant), interdiction des casques de musique dans les transports en commun (la musique est parfois trop forte et me dérange) interdiction du port de la casquette à l’envers (sauf si ce sont des Kangol, pour ne pas détourner les touristes parisiens de Béziers, ou si le porteur est joueur de tennis professionnel).

– Un choc de simplification. La multiplication  des interdictions risque d’être rapidement illisible. Il serait donc plus simple de proposer une liste des choses autorisées, voir obligatoire. Comme par exemple le travail, la corrida, la lecture de Georges-Guy Lamotte.

Une proposition de campagne publicitaire pour Béziers– Un besoin  de cohérence. Toutes ces mesures semblent partir dans tous les sens. Il faut donc leur donner une unité, par un storytelling approprié. Or, je crois que ce qui regroupe tout ce que je viens d’évoquer est assez évident : le Sud. Corrida, linge sale, chômeurs, … tout y est. Un slogan pourrait le résumer : « Béziers : le vrai Sud qui tache! » (mais j’attends vos suggestions de devise, fidèles lecteurs, en commentaire  sur ce blogue).

Voilà quelques remarques préliminaires. Je me tiens à ta disposition, Robert, pour plus de renseignements!

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Impopularité de l’exécutif: ce que doit faire François Hollande

HollandePour le président Hollande, la chute ne semble pas devoir s’arrêter. On croyait qu’il avait touché le fond avec le record d’impopularité égalé, il continue sa descente aux enfers. Sky is the limit, comme le disait Georges-Guy Lamotte: aujourd’hui, François Hollande atteint un taux d’approbation de seulement 15%, du jamais vu dans l’histoire de la Cinquième République.

Une telle dégringolade est-elle sans solution? Certains semblent le penser, évoquant la situation économique, le caractère rebelle des Français, ou le manque de savoir-vivre des Bretons. Mais ce n’est pas mon cas: j’estime, en vrai homme d’action, qu’il est toujours possible de changer les choses, et que le président ne devrait pas écouter les mauvais conseillers qui le mènent dans le mur, mais plutôt ceux qui savent où se trouve l’intérêt supérieur du pays.

Car j’ai, moi-même, déjà connu une situation assez proche de celle que vit aujourd’hui François Hollande. En effet, il y a quelques années, je donnais un cours à Sciences Po sur « Collectisme, sexe et société », dont j’assurais à la fois la partie théorique (CM) et la partie pratique (TD). Or, si, comme d’habitude, les étudiant(e)s s’étaient précipités à mes leçons dès la rentrée, ils finirent par s’éloigner de moi, préférant des cours sans intérêt comme « parole publique », « droit administratif » ou, plus ridicule encore, « histoire ». Ainsi, de 125 étudiants, on en était arrivé à une petite dizaine, dont 6 étudiants chinois assidus mais non bilingues.

CarottebatonIl me fallait réagir. J’ai donc opté pour un plan en 3 parties, que je nommais le plan « bâton-carotte-Ladurie« . Voilà quelle forme il prenait:
Bâton: d’office, j’attribuais un 0/20 à tout étudiant ne se rendant plus à mon cours, et ce même s’il était inscrit à un cours équivalent. Ma position de responsable des études m’aida alors grandement, puisque je pouvais sans difficulté modifier les résultats de tout étudiant, même s’il ne suivait pas mon cours.
Carotte: pour motiver les étudiants, je leur offrait diverses gratifications, en fonction de leurs capacités et de leur intérêt, comme des photographies dédicacées, des exemplaires de mes livres, ou des cours du soir gratuits.
Ladurie: c’est là l’idée de génie. Pour favoriser l’émulation et le travail, je lançais le « Ladurie Contest », un concours fondé sur la participation en cours et les notes obtenues, avec à la clef un diner chez M. Bloch-Ladurie. La jeune Samantha P., malgré des notes un peu faibles, sut ainsi faire preuve d’enthousiasme et remporta le prix.

Le résultat ne se fit pas attendre : les étudiants revinrent en masse à mon cours, et se passionnèrent, jusqu’à la fin de l’année, pour le collectisme.

Mon expérience peut, je crois, être utile au président. Car la méthode « Bâton-Carotte-Ladurie » peut se décliner sans difficulté à l’échelle d’un pays. Je laisse aux gratte-papier des ministères le soin de s’occuper des détails, mais je peux d’ores et déjà suggérer quelques pistes:
– Pour le bâton: pourquoi ne pas supprimer les salaires des fonctionnaires s’ils ne manifestent pas leur approbation du président? Puisqu’ils sont au bas mot 6 millions, ils assureraient un socle incompressible de 14% de satisfaits dans la population active.
– Pour la carotte: François Hollande pourrait offrir de nombreuses choses à ceux qui l’aimeraient le plus : remises d’impôts, exemptions de service militaire, déjeuner avec Valérie Trierweiler…
– Enfin le Ladurie Contest pourrait être remplacé par un Hollande Contest. Certes, la compagnie du président est sans doute moins agréable que la mienne, mais le prestige de la fonction saura faire son effet.

Voilà quelques pistes. Il serait dommage que les multiples conseillers en communication de l’Elysée ne prennent pas en compte les quelques remarques d’un homme qui a, avant tout, une authentique expérience de la vie.

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Lamotte au Panthéon !

pantheonDepuis quelques jours, une consultation en ligne est ouverte, qui permet aux internautes de suggérer au Président de la République un nom pour le prochain occupant du Panthéon. Je rappelle à mes lecteurs ignares (il y en a) que ce monument parisien célèbre « les grands hommes » en leur offrant un tombeau digne des honneurs que la patrie doit leur rendre. On y trouve notamment de nombreux hommes politiques dont le nom a définitivement disparu des mémoires, tels Jean-Nicolas Démeunier, Jean-Baptiste-Pierre Bevière, ou encore André Malraux.

Quelle admirable initiative, à la fois républicaine, participative et méritocratique, vous écriez-vous déjà. Enfin, de véritables héros pourront recevoir un tombeau à la mesure de leur grandeur ! Enfin, Georges-Guy Lamotte va pouvoir être honoré comme il se doit, parmi les pères de la patrie, les écrivains immortels, et les découvreurs de continents inconnus !

Votre suffrage au nom de Lamotte est d’autant plus important que, d’après mes sources aux Monuments Nationaux, la partie est mal engagée. Le vulgaire, trop content de faire triompher la notoriété plutôt que la vertu, a donné une solide avance, dans ce concours de recommandations, à deux personnages pourtant mineurs : l’abbé Pierre, et Valéry Giscard d’Estaing. Je ne m’attarderai pas sur les Georges-Guy_Lamotteprincipes inviolables de laïcité qui interdisent à François Hollande de faire entrer le premier au Panthéon. Quant au second, on se demande franchement ce qui vaut au « diamantaire », selon le mot de Lamotte, cette soudaine ferveur populaire. Les nombreuses affaires de corruption auxquelles il a été mêlé, peut-être ?

Vous voyez donc, chers lecteurs, que Georges-Guy Lamotte a, une fois de plus, besoin de tout votre soutien : je vous implore de remplir le questionnaire en ligne au plus vite, en n’oubliant pas d’y faire figurer, puisque cette option est prévue, un « deuxième choix » qui vous convienne. Paul Gascot, peut-être ?

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Une nouvelle occasion de découvrir mon dernier livre

Vendredi 10 mai, je serai l’invité d’une librairie parisienne, La lucarne des écrivains, où l’on parlera de mon dernier livre, et d’un autre ouvrage d’histoire sur un autre grand socialiste, Jean Jaurès. Venez nombreux !

Vendredi 10 mai 2013 à 19 h 30 : Les socialistes français d’hier et d’aujourd’hui.

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Thatcher – Lamotte : un rendez-vous manqué ?

Daily-Mirror-front-page--Thatcher-dies-1820712Il y a quelques jours, Maggie Thatcher s’est éteinte, victime d’une crise cardiaque, à 87 ans. J’avoue avoir eu, moi aussi, un pincement au coeur, en apprenant la nouvelle. Après avoir annulé tous mes TD de la journée, et consulté mon cardiologue, je retournai courageusement à ma tâche quotidienne d’intellectuel, au comptoir du Balto, mais je n’en trouvai pas la force. Déprimé, sourdement nostalgique, je ne parvenais pas à trouver de goût à rien, ni à ma lecture, ni à mon picon-bière. Alors, comme j’en ai l’habitude dans ce genre de moments, je repris la lecture des archives de Georges-Guy Lamotte.

A la fin des années 1980, on s’en souvient, Lamotte a abandonné toute volonté de réussir en politique, et préfère se consacrer aux affaires. Il entretient notamment des contacts réguliers avec la Grande-Bretagne, où se trouvent plusieurs clients de Lamotte conseil, la société qu’il a fondée avec Bernard Tapie. Or, un beau jour de 1986, son journal fait état d’une rencontre avec celle qui est alors Premier ministre du Royaume Uni, dans un bureau d’un parlementaire tory, Jeffrey Archer. Lamotte, visiblement peu impressionné par son interlocutrice, se contente de remarquer « son tailleur de mauvais goût » et « sa permanente ridicule ».

Plus tard, cependant, on trouve dans les écrits de Lamotte plusieurs références nettement plus élogieuses à l’égard de la « dame de fer ». C’est le cas notamment lorsqu’il entreprend, avec des difficultés certaines, de remettre sur pied une mine de charbon en Lorraine. Il note par exemple, le 23 mai 1989 :

Ces attardés de syndicalistes ne comprennent rien à rien. Il va falloir y aller à la schlague, comme l’épicière de Downing Street.

Plus tard encore, lorsqu’il se met à l’écriture de son grand-oeuvre (Le grand-père et la mulâtresse), plusieurs brouillons indiquent que le personnage de « la vieille poissonnière » est directement inspirée de Margaret Thatcher.

Rust-in-peace-via-AFPMais finalement, c’est peut-être dans le Collectisme que l’on doit chercher les proximités intellectuelles les plus évidentes entre Lamotte et Thatcher. Amour du prochain, mais sans excès ; condamnation de la lutte des classes, au profit d’une société pacifiée ; sauvegarde des intérêts nationaux qui doit prendre le pas sur le « pacifisme béat » ; soutien à la création artistique innovante (rock, ska, punk) : tout y est. Collectisme et thatchérisme ne sont, en définitive, que les deux faces d’une même médaille.

Une fois cette importante découverte faite, je compris les raisons de ma tristesse et de mon hébétude : la mort de Thatcher a été, en un sens, la 2e mort de Lamotte. Raison de plus (s’il en fallait encore) pour lire et relire mon dernier ouvrage, au moment où Maggie va rejoindre GGL au panthéon des grands politiques.

 

 

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Séance de dédicaces au Salon de l’Autre livre samedi 17 novembre

À peine rentré de Mexico, où je suis intervenu lors d’un colloque international sur Nuevo pueblo, nueva ciencia politica: Zapata, Bolivar y Lamotte (j’ai moi même fait une communication sur « Lamotte et le Nouveau Monde: une relation amour-haine »), me voilà de nouveau appelé par mes multiples activités parisiennes : visiblement, mon absence a pesé.

Je me permets donc de vous signaler la présence de mon éditeur, Aux forges de Vulcain, au Salon de l’Autre Livre à partir de cet après midi et jusqu’à ce dimanche. Il s’agit d’un salon qui regroupe près de cent-quarante éditeurs indépendants, et, même s’il se situe dans un quartier un peu olé olé, comme le disait ma grand-mère, il permet de vrais échanges intellectuels.

Vous pourrez y acheter mon livre, qui y sera bien sûr disponible. Mais, bien, plus, vous pourrez vous faire dédicacer mon livre, puisque je serai présent pour une séance de dédicaces samedi 17 novembre de 17h à 19h. Notez qu’il est possible que François Hollande m’appelle auprès de lui ces jours-ci -j’ai su pendant mon séjour mexicain qu’il avait quelques difficultés à redresser le pays, et qu’il pouvait avoir besoin d’intellectuels chevronnés. Au cas où cela m’empêcherait de venir, sachez que j’enverrai au moins un étudiant, muni d’une procuration: mes lecteurs ne seront donc pas déçus!

Je vous attends donc nombreux! à demain

Je termine par quelques informations pratiques: Le salon se tient du vendredi 16 au dimanche 18 novembre 2012 (vendredi de 14h à 22h samedi de 11h à 20h dimanche de 11h à 19h)

  • Prix d’entrée Entrée libre et gratuite pour tous
  • Lieu Espace des Blancs manteaux 48 r vieille du temple 75004 PARIS
  • Accès à l’Espace des Blancs Manteaux Métro Hôtel de ville (lignes 1 et 11) – RER Châtelet Les Halles (lignes A, B et D) Bus 29, 67, 69, 76, 96 et 75 – Parking Lobau ou Hôtel de ville Station Velib’ 27 places devant

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Rappel : mon livre toujours en vente

Mon dernier livre, Georges-Guy Lamotte, le dernier des socialistes, est toujours disponible dans toutes les bonnes librairies. Certains libraires obtus, fascistes, ou tout simplement lâches, préfèrent mettre en avant les ouvrages de Jacques Attali, Loran Deutsch ou Marc Lévy. D’autres sont plus courageux. Témoin cette photo prise à La librairie générale (au Blanc-Mesnil). Pour les plus fainéants d’entre vous, il reste Amazon et le site de mon éditeur.

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