Georges-Guy Lamotte

Qui est Georges-Guy Lamotte? Cette courte notice vise à répondre à cette question que se posent de plus en plus d’internautes et d’intellectuels. Pour une vision plus complète de l’homme et de sa pensée, je renvoie à mon dernier livre, Georges-Guy Lamotte. Le dernier des socialistes.

Georges-Guy Lamotte (1929-2007): Homme politique français, ancien sénateur, homme d’action, journaliste et penseur.

1. Les années de formation (1929-1949)

2. Naissance d’un destin politique (1949-1964)

3. Vers l’union de la gauche (1964-1974)

4. L’invention du collectisme (1974-1981)

5. De Tapie à l’Académie (1981-2000)

6. Le crépuscule (2000-2007)

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21 réponses à “Georges-Guy Lamotte

  1. Citizen Kohn.

    Victime de la mode ?
    1929-2012, soit une octogénie bien pesée : une étonnante jeunesse donc
    ou alors G.-G. Lamotte sacrifie-t-il – comme pas mal de ses collègues ! –
    à la tyrannie de l’image impeccable par le biais du scalpel correcteur
    et d’administrations de drogues et substances aux effets artificiels,
    provisoires et hors de portée des bourses communes ?

  2. Citizen Kohn.

    Ok, ok, première leçon : ne pas confondre G.-G. Lamotte avec F. Bloch-Ladurie ! Encore que, « dis-moi qui tu fréquentes »…

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  8. M.-P. Petiot-Mengele

    Monsieur,

    Ce n’est pas sans une vive émotion que j’ai lu votre belle biographie de Georges-Guy Lamotte, cet homme admirable et si cher à mon cœur, cet homme qui restera toujours pour moi le séduisant, l’affectueux, le caressant « Tonton Gégé » de mon enfance. Car Lamotte était comme un frère pour mon papa.

    Il y aurait beaucoup à dire sur votre ouvrage, où l’objectivité de l’historien s’harmonise miraculeusement avec la grâce du poète et la profondeur du philosophe. Plus que Maximilien, ce rejeton quelque peu décevant, vous êtes le véritable fils de Tonton Gégé, et vos veines eussent mérité d’accueillir son sang généreux. On aimerait citer les meilleurs morceaux de votre livre. C’est impossible : il y en a trop. Autant vaudrait recopier la totalité, page après page. Que de tableaux saisissants ! La description du Limousin, pp. 69-70, est impitoyable. Mais juste, terriblement juste, et presque belle dans son austère vérité. Et que dire des analyses politiques, littéraires, sociologiques, dont regorge votre livre ? Toujours précises, toujours exactes, toujours géniales, elles sont à l’image de votre père spirituel. Et dans tout cela, ce qui prédomine, c’est la vie. Telle la peinture de Rubens, votre œuvre est un « oreiller de chair fraîche où l’on ne peut aimer, mais où la vie afflue et s’agite sans cesse, comme l’air dans le ciel et la mer dans la mer. » (Baudelaire, Les Phares). Dans votre récit, dans vos méditations, rien qui pèse ou qui pose. On y chercherait en vain la froideur prétentieuse du concept ou la pesante emphase du mauvais orateur.

    Me permettrez-vous tout de même une critique amicale ? Une critique… le mot est fort. Disons plutôt quelques remarques constructives au sujet de la perfectibilité de votre talent. La première concerne la manière dont vous présentez Georges-Guy Lamotte. Naturellement, je ne mets pas en doute la sincérité de votre affection pour le pionnier de l’aventure collectiste. Chaque fois que je relis votre postface, ma gorge se serre d’émotion : « Un grand homme est mort. C’est pour toi que je suis triste mon petit. » Tonton Gégé ne pouvait pas rêver plus belle épitaphe. Cependant, une lecture un peu superficielle de votre ouvrage pourrait parfois laisser croire à une certaine ambiguïté dans vos sentiments à l’égard de Lamotte. Par inadvertance, vous avez laissé échapper quelques formules qui pourraient – avec beaucoup de mauvaise foi, certes ! – passer pour ironiques. De même, un lecteur par trop imaginatif pourrait croire que vous glissez des insinuations malveillantes dans le récit de certains faits. Je pense qu’il faudrait remanier quelque peu ces passages dans une prochaine édition du livre. N’oubliez pas que nos adversaires sont redoutables. Armés de leur haine et de leurs sophismes, ils seraient bien capables d’utiliser votre merveilleuse biographie pour salir le saint nom de Lamotte. Certains – vous le savez mieux que personne – sont allés jusqu’à suggérer que Tonton Gégé n’aurait jamais existé…. alors même qu’ils pouvaient voir une photographie de celui-ci sur la couverture de votre livre ! Oculos habent et non vident…

    Pour illustrer mon propos, je parlerai de ces quelques pages – troublantes et belles, dans leur sensualité ingénue – qui décrivent les relations entre Tonton Gégé et sa petite-fille Samantha. En notre époque pudibonde, des esprits mal tournés pourraient se servir de ces pages pour accuser le grand Lamotte des pires crimes. Il leur suffirait pour cela de lâcher le mot – naguère glorieux, aujourd’hui presque infâmant – de pédophilie. Comme s’il y avait quelque chose de mal à éprouver de l’amitié pour un enfant ! (« Le mot pédophilie est formé sur les radicaux grecs paidos de παις-παιδος, enfant et philia de φιλία, amitié » Wikipedia). De nos jours, nul doute que les bien- pensants, pères la pudeur et autres peine à jouir assassineraient de leur plume empoisonnée un poète qui auraient l’audace de publier ces vers :

    « Ma Jeanne, dont je suis doucement insensé,
    Étant femme, se sent reine ; tout l’A B C
    Des femmes, c’est d’avoir des bras blancs, d’être belles,
    De courber d’un regard les fronts les plus rebelles,
    De savoir avec rien, des bouquets, des chiffons,
    Un sourire, éblouir les cœurs les plus profonds,
    D’être, à côté de l’homme ingrat, triste et morose,
    Douces plus que l’azur, roses plus que la rose ;
    Jeanne le sait ; elle a trois ans, c’est l’âge mûr ;
    Rien ne lui manque ; elle est la fleur de mon vieux mur […] »

    Victor Hugo – L’art d’être grand-père

    Heureusement, il existe encore aujourd’hui des intellectuels d’envergure qui savent raison garder en ces matières un peu scabreuses. Ils savent bien qu’il est impossible de confondre l’authentique amour des chairs enfantines avec la pédophilie crapuleuse d’un Marc Dutroux. Je pense ici tout particulièrement à Bernard-Henri Lévy, dont vous décrivez en termes si justes les liens d’amitié et d’estime réciproque qu’il avait noués avec Georges-Guy Lamotte. Je ne doute pas qu’il aura à cœur de défendre la mémoire de son ami, tout comme il a défendu naguère le sémillant Roman Polanski contre ses calomniateurs.
    Ce qui m’inquiète davantage, pour tout vous dire, c’est le côté racial – ou « ethnique », comme on dit maintenant – de cette affaire. Il est tout à l’honneur de Tonton Gégé d’avoir recueilli et éduqué – autant qu’il est possible de le faire avec un sujet peu doué par nature – cette petite sauvageonne, fruit d’une union contre-nature entre un homme blanc et une négresse (je rappelle, pour les bien-pensants, pisse-froid et autres fanatiques de la political correctness, que ce mot ne fait que renvoyer à un fait objectif, et qu’il n’a aucune connotation péjorative). Seulement, il ne faudrait pas qu’on se figure qu’il ait pu exister une quelconque intimité entre ces deux êtres si inégaux. Comme l’écrivaient tout récemment deux grands penseurs contemporains, « Lamotte a toujours su garder le juste milieu entre l’antiracisme, ce fléau des temps modernes, et les excès d’un racisme mal digéré. Parfaite synthèse entre Rockaya Diallo et Anders Breivik, entre Harlem Désir et Adolf Hitler, il a trouvé la juste attitude à adopter envers les personnes issues des cultures inférieures : bienveillante mais ferme, amicale mais distante. Et c’est pourquoi il s’est toujours élevé avec courage contre l’horreur multicultariste, faisant expulser chaque fois qu’il le pouvait ces Africains insolents qui, après avoir refusé les bienfaits de la colonisation française, avaient le culot de coloniser à leur tour la terre d’Astérix le Gaulois et du Maréchal Pétain. » – Alain Finkelkraut et Richard Millet, Éloge littéraire de Georges-Guy Lamotte, Éditions Pierre-Guillaume de Roux.

    Il me reste encore beaucoup de choses à vous dire, cher Fernand, mais je crains d’avoir déjà abusé de votre patience. Peut-être me permettrez-vous de vous signaler, dans un prochain message, quelques lacunes que j’ai cru repérer dans votre ouvrage. Sauf erreur de ma part, vous ne parlez guère de l’influence de la pensée collectiste sur Deng Xiao Ping et Anthony Blair ou, plus près de nous, sur Dieudonné, Éric Zemmour et François Hollande. Par ailleurs, je remarque que vous ne faites nulle part mention de mon père, le professeur Petiot-Mengele. Il me semble qu’un chapitre eût pu être consacré à sa longue amitié avec Georges-Guy Lamotte. Si vous le souhaitez, je vous parlerai quelque jour de leurs efforts acharnés pour rapprocher la classe politique de l’industrie pharmaceutique. Sans la collaboration entre ces deux géants de l’histoire française, nos concitoyens auraient-ils pu être vaccinés massivement contre le virus de la grippe porcine ? Auraient-ils profité des bienfaits du Médiator ? Il est permis d’en douter.

    Mais brisons là pour le moment. En attendant votre réponse, je vous prie de croire, cher Fernand, en l’expression de mes sentiments fraternels et collectistes.

    Maurice-Papounet Petiot-Mengele, Officier de la Légion d’Honneur, Compagnon de la Libération de l’Irak, collaborateur au Meilleur des mondes, cofondateur de Terra Nova, chroniqueur chez Ruquier, nègre littéraire de Vincent Lagaf’ et Sébastien Cauet.

    • Cher Maurice-Papounet,
      Votre commentaire me va droit au coeur. Tant de reconnaissance force le respect : vous faites partie du petit nombre d’authentiques intellectuels qui savent apprécier à sa juste valeur mon oeuvre, et surtout l’héritage de Lamotte. C’est bien simple : je ne me reconnais d’égaux que les gens qui m’admirent autant que moi.
      Sur le fond, il me semble que l’ouvrage que vous citez répond à votre propre critique : certes, ma trop rapide présentation de la vie familiale et amoureuse de Lamotte (familiale-amoureuse, disons) peut choquer des esprits étroits, ceux qui crient au scandale et à l’abjection dès qu’un vieil homme offre des bonbons à une petite fille en caressant sa peau tendre et veloutée. Richard Finkielkraut et Alain Millet, qui ont presque autant de talent littéraire et de profondeur philosophique que moi, sauront, j’en suis sûr, briser les derniers tabous qui entourent les relations amoureuses seniors-juniors dans nos sociétés postmodernes.
      Quant à la collaboration entre votre papa et Georges-Guy Lamotte, dont je connais certains détails, bien sûr (notamment l’internement passager de Francis Artois dans un service de radiothérapie psychiatrique nucléaire), je serais heureux de pouvoir en dire davantage dans un prochain ouvrage ou, pourquoi pas, dans un article de revue sur lequel nous pourrions travailler en commun. Il me semble que le dernier appel à communications de la Revue française de science politique évoquait un objet de recherche très voisin (« les institutions de la Troisième République », ou quelque chose d’approchant). Parlons-en autour d’un verre, quand vous aurez un moment.
      Avec toute mon affection,
      FBL

  9. Maurice

    Merci beaucoup pour cette réponse pleine de gentillesse et de modestie, à l’image de votre personne. Je serai ravi de boire avec vous quelques bouteilles de Sancerre – en l’honneur de GGL – tout en discutant d’un prochain article sur le Second Empire.

    Amitiés collectistes,

    Maurice-P.

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